Zürcher Nachrichten - Ukraine: Washington ravive le spectre de la Guerre froide et menace la Russie de représailles

EUR -
AED 4.21081
AFN 73.380876
ALL 95.821367
AMD 434.905178
ANG 2.052472
AOA 1051.413124
ARS 1598.904666
AUD 1.629082
AWG 2.063842
AZN 1.94815
BAM 1.953805
BBD 2.323693
BDT 141.535462
BGN 1.959858
BHD 0.432824
BIF 3420.777931
BMD 1.146579
BND 1.473185
BOB 7.971763
BRL 6.019431
BSD 1.153753
BTN 106.983876
BWP 15.64616
BYN 3.516599
BYR 22472.950295
BZD 2.320396
CAD 1.57407
CDF 2602.734703
CHF 0.909206
CLF 0.026588
CLP 1049.842202
CNY 7.880495
CNH 7.914451
COP 4251.916593
CRC 538.855456
CUC 1.146579
CUP 30.384346
CVE 110.164988
CZK 24.455843
DJF 205.451403
DKK 7.472726
DOP 69.752456
DZD 152.054803
EGP 59.895114
ERN 17.198686
ETB 180.146883
FJD 2.544033
FKP 0.859302
GBP 0.864354
GEL 3.112902
GGP 0.859302
GHS 12.576583
GIP 0.859302
GMD 84.846638
GNF 10111.658098
GTQ 8.836977
GYD 241.360884
HKD 8.986944
HNL 30.535809
HRK 7.531859
HTG 151.205259
HUF 393.429124
IDR 19487.258327
ILS 3.571474
IMP 0.859302
INR 107.05179
IQD 1511.228056
IRR 1507751.511799
ISK 143.216573
JEP 0.859302
JMD 181.150555
JOD 0.812866
JPY 183.156266
KES 148.539438
KGS 100.2684
KHR 4620.188443
KMF 490.735959
KPW 1031.896421
KRW 1719.633639
KWD 0.351839
KYD 0.961378
KZT 556.553574
LAK 24756.252748
LBP 103330.654412
LKR 359.238936
LRD 211.11834
LSL 19.257861
LTL 3.385549
LVL 0.693554
LYD 7.361959
MAD 10.796099
MDL 20.115493
MGA 4805.056884
MKD 61.648715
MMK 2407.934705
MNT 4094.550606
MOP 9.313745
MRU 46.048011
MUR 53.327419
MVR 17.726477
MWK 2000.558306
MXN 20.431294
MYR 4.515167
MZN 73.268833
NAD 19.257861
NGN 1563.566729
NIO 42.454976
NOK 10.999878
NPR 171.188773
NZD 1.971474
OMR 0.440833
PAB 1.153653
PEN 3.939777
PGK 4.977893
PHP 68.883603
PKR 322.29402
PLN 4.274842
PYG 7456.88075
QAR 4.195092
RON 5.092302
RSD 117.454414
RUB 96.173121
RWF 1684.110645
SAR 4.305014
SBD 9.224504
SCR 16.621753
SDG 689.093572
SEK 10.790324
SGD 1.471256
SHP 0.860231
SLE 28.263454
SLL 24043.20278
SOS 659.356045
SRD 42.853431
STD 23731.872367
STN 24.479805
SVC 10.094188
SYP 126.795321
SZL 19.263192
THB 37.591168
TJS 11.034483
TMT 4.013027
TND 3.394818
TOP 2.760687
TRY 50.815525
TTD 7.820446
TWD 36.667914
TZS 2982.515766
UAH 50.737264
UGX 4340.059947
USD 1.146579
UYU 46.717588
UZS 14068.228386
VES 517.041634
VND 30172.228929
VUV 137.122676
WST 3.134408
XAF 655.416296
XAG 0.015356
XAU 0.000237
XCD 3.098687
XCG 2.079131
XDR 0.815131
XOF 655.419151
XPF 119.331742
YER 273.545132
ZAR 19.480092
ZMK 10320.594636
ZMW 22.561486
ZWL 369.198001
  • AEX

    -16.9000

    983.07

    -1.69%

  • BEL20

    -80.0200

    5049.29

    -1.56%

  • PX1

    -116.3600

    7853.32

    -1.46%

  • ISEQ

    -322.8700

    12047.56

    -2.61%

  • OSEBX

    8.5400

    1994.7

    +0.43%

  • PSI20

    -150.7300

    8984.21

    -1.65%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    -61.9800

    3836.43

    -1.59%

Ukraine: Washington ravive le spectre de la Guerre froide et menace la Russie de représailles
Ukraine: Washington ravive le spectre de la Guerre froide et menace la Russie de représailles

Ukraine: Washington ravive le spectre de la Guerre froide et menace la Russie de représailles

La Russie, qui a massé des milliers de soldats à la frontière ukrainienne, prend le risque de raviver le spectre de la Guerre froide, ont prévenu jeudi les Etats-Unis, menaçant à nouveau Moscou de représailles en cas d'incursion.

Taille du texte:

Toute violation par la Russie de la souveraineté territoriale de l'Ukraine "nous ramènerait à une époque bien plus dangereuse et instable, lorsque ce continent était divisé en deux, (...) avec la menace d'une guerre totale planant au-dessus de la tête de chacun", a lancé le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

Le diplomate a fait ce parallèle depuis Berlin, ville coupée en deux par un mur pendant près de 30 ans, où il a mené jeudi des pourparlers avec ses alliés européens à la veille d'une rencontre cruciale à Genève avec les Russes.

Jouant la fermeté, Antony Blinken a jugé que l'entrée éventuelle de soldats russes constituerait "une agression très claire de l'Ukraine" et ce "peu importe qu'il s'agisse d'un seul ou d'un millier de soldats", dans un entretien à la chaîne de télévision ZDF, selon la traduction de ses propos en allemand.

Tout en niant un quelconque projet d'attaque, le Kremlin martèle qu'une désescalade passe par des garanties écrites pour sa sécurité.

- Pas de "Yalta 2" -

M. Blinken et les alliés occidentaux des Etats-Unis ont affiché en retour leur fermeté.

"Tout" franchissement de la frontière ukrainienne par la Russie entraînerait une réaction "rapide et sévère" des Etats-Unis, a prévenu Antony Blinken.

Pour montrer l'unité des Occidentaux, la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, a elle assuré que les Etats-Unis et leurs alliés n'hésiteraient pas à agir même si des représailles devaient avoir des "conséquences économiques" pour l'Europe.

Son homologue français, Jean-Yves Le Drian, présent lui aussi à Berlin, a mis en garde les Russes contre toute volonté de forger un "Yalta 2", un nouveau partage des sphères d'influence entre Est et Ouest, près de 77 ans après la conférence qui avait dessiné l’Europe de l'après Seconde Guerre mondiale.

Même tonalité à Londres, où le Premier ministre Boris Johnson a prévenu qu'une incursion russe en Ukraine, quelle que soit son ampleur, serait "un désastre pour le monde".

Les "incursions mineures" n'existent pas, a renchéri le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en réponse à un propos controversé tenu par son homologue américain Joe Biden avant que ce dernier ne clarifie ses déclarations jeudi.

Le dirigeant américain a assuré que toute entrée des troupes russes en Ukraine serait considérée comme une "invasion" qui "entraînera une réponse économique sévère et coordonnée", disant avoir été "absolument clair" avec Vladimir Poutine.

Antony Blinken espère encore trouver une porte de sortie diplomatique aux tensions.

Mercredi, lors d'une visite de soutien à Kiev, il avait exhorté Vladimir Poutine à choisir une "voie pacifique".

- Manoeuvres navales russes -

Mais la Russie a répliqué en annonçant jeudi le lancement d'opérations navales tous azimuts, du Pacifique à l'Atlantique en passant par la Méditerranée, impliquant 140 navires de guerre et 10.000 hommes.

Moscou avait déjà organisé mercredi des exercices militaires conjoints avec les forces du Belarus, ex-république soviétique également voisine de l'Ukraine.

Des exercices susceptibles de préfigurer une présence militaire russe permanente impliquant des forces conventionnelles et nucléaires au Belarus, selon un responsable américain.

Un précédent cycle de pourparlers la semaine dernière en Europe n'avait permis que de constater le fossé séparant Moscou et les Occidentaux.

M. Blinken ne présentera "pas de document" lors de sa rencontre vendredi à Genève avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

"Nous devons voir où nous nous situons et s'il reste des opportunités de poursuivre la diplomatie", a-t-il dit, précisant que certaines exigences russes étaient "clairement, absolument, vouées à l'échec", comme l'engagement à ne jamais élargir l'Otan à l'Ukraine.

- Des armes pour l'Ukraine -

En plus d'un traité bannissant tout élargissement de l'Alliance atlantique à l'Ukraine mais aussi à la Géorgie, une autre ex-république soviétique, la Russie réclame que les Américains et leurs alliés renoncent à organiser des manœuvres et des déploiements militaires en Europe de l'Est.

Moscou a signifié que ses demandes étaient non négociables, et les Etats-Unis les ont jugées pour l'essentiel inacceptables.

Dans ce contexte, Washington a annoncé mercredi "une provision de 200 millions de dollars en aide sécuritaire défensive supplémentaire" à l'Ukraine, complétant 450 millions de dollars d'aides déjà accordées.

Les Etats-Unis ont aussi approuvé les demandes des pays baltes d'expédier des armes de fabrication américaine à l'Ukraine.

L'Allemagne a pour sa part rejeté l'idée de livrer des armes à l'Ukraine, estimant que cela ne ferait qu'aggraver les tensions, mais n'exclut pas des conséquences sur l'avenir du gazoduc controversé Nord Stream 2.

E.Leuenberger--NZN