Zürcher Nachrichten - Ukraine: le port stratégique de Marioupol "sous blocus" par les forces russes

EUR -
AED 4.118351
AFN 72.891013
ALL 91.994295
AMD 405.424501
ANG 2.007721
AOA 1029.447584
ARS 1704.807486
AUD 1.610313
AWG 2.018525
AZN 1.905131
BAM 1.954498
BBD 2.254288
BDT 137.808198
BGN 1.887816
BHD 0.422217
BIF 3371.139262
BMD 1.121403
BND 1.433139
BOB 13.433655
BRL 5.605332
BSD 1.119249
BTN 107.722759
BWP 15.439646
BYN 3.421106
BYR 21979.49821
BZD 2.25099
CAD 1.600079
CDF 2601.654418
CHF 0.932514
CLF 0.027637
CLP 1091.270732
CNY 7.518553
CNH 7.518726
COP 3599.254972
CRC 512.856071
CUC 1.121403
CUP 26.861986
CVE 110.190122
CZK 24.44664
DJF 199.306342
DKK 7.474378
DOP 67.254898
DZD 150.731124
EGP 58.75669
ERN 16.821045
ETB 180.56849
FJD 2.391391
FKP 0.847363
GBP 0.848448
GEL 2.910044
GGP 0.847363
GHS 13.15606
GIP 0.847363
GMD 82.983743
GNF 9846.396855
GTQ 8.556186
GYD 234.120907
HKD 8.800041
HNL 30.087555
HRK 7.532575
HTG 146.561713
HUF 367.250507
IDR 20076.084879
ILS 3.424652
IMP 0.847363
INR 108.039494
IQD 1469.037891
IRR 2016593.758793
ISK 137.012718
JEP 0.847363
JMD 177.580912
JOD 0.795079
JPY 177.110464
KES 145.491102
KGS 98.066404
KHR 4547.289027
KMF 492.295524
KPW 1009.263029
KRW 1508.679085
KWD 0.346962
KYD 0.932675
KZT 512.0666
LAK 25197.924536
LBP 100227.68577
LKR 369.961898
LRD 191.39165
LSL 18.649073
LTL 3.311212
LVL 0.678325
LYD 7.196174
MAD 11.202258
MDL 20.107516
MGA 4990.243435
MKD 61.534009
MMK 2354.336985
MNT 4032.657163
MOP 9.046873
MRU 44.903887
MUR 53.322959
MVR 17.331298
MWK 1953.484243
MXN 20.273955
MYR 4.583126
MZN 71.668763
NAD 18.648956
NGN 1483.818029
NIO 41.122329
NOK 10.765749
NPR 172.356415
NZD 2.004418
OMR 0.431183
PAB 1.119254
PEN 3.864913
PGK 5.031729
PHP 70.251968
PKR 310.572419
PLN 4.382274
PYG 6559.601031
QAR 4.086052
RON 5.341806
RSD 117.421831
RUB 95.123
RWF 1652.947978
SAR 4.20119
SBD 9.036872
SCR 15.766457
SDG 674.520332
SEK 11.260574
SGD 1.435244
SHP 0.848262
SLE 27.642976
SLL 23515.250473
SOS 640.88468
SRD 42.238757
STD 23210.777373
STN 24.48369
SVC 9.793432
SYP 14580.4817
SZL 18.648565
THB 37.784383
TJS 10.302591
TMT 3.936124
TND 3.344427
TOP 2.700069
TRY 55.118523
TTD 7.586912
TWD 35.622375
TZS 2960.127057
UAH 50.442822
UGX 4498.942821
USD 1.121403
UYU 45.309211
UZS 13221.340959
VES 975.934013
VND 29148.627397
VUV 133.962989
WST 3.127157
XAF 655.957
XAG 0.018416
XAU 0.000271277198
XCD 3.030647
XCG 2.017147
XDR 0.79289
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.931722
ZAR 18.681132
ZMK 10093.966985
ZMW 22.077195
ZWL 361.091299
SSP 6406.117105
MXV 2.292455
  • AEX

    7.1500

    1123.88

    +0.64%

  • BEL20

    -6.6100

    5498.96

    -0.12%

  • PX1

    -63.1800

    7834.1

    -0.8%

  • ISEQ

    57.0400

    14315.9

    +0.4%

  • OSEBX

    4.3300

    2067.06

    +0.21%

  • PSI20

    -62.1500

    9354.24

    -0.66%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -25.5400

    4302.73

    -0.59%

  • N150

    17.0700

    4180.18

    +0.41%

Ukraine: le port stratégique de Marioupol "sous blocus" par les forces russes
Ukraine: le port stratégique de Marioupol "sous blocus" par les forces russes

Ukraine: le port stratégique de Marioupol "sous blocus" par les forces russes

Le port stratégique de Marioupol, dans l'est de l'Ukraine, est "sous blocus" et subit des "attaques impitoyables" par les forces russes, a affirmé samedi le maire de la ville, au dixième jour de l'invasion et au lendemain du choc provoqué dans le monde par l'attaque de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d'Europe.

Taille du texte:

Marioupol, une ville de quelque 450.000 habitants sur la mer d'Azov, est "sous blocus" et subit depuis cinq jours des "attaques impitoyables", a écrit le maire Vadim Boïtchenko sur Telegram.

"Notre priorité est la mise en place d'un cessez le feu pour que nous puissions rétablir les infrastructures vitales et mettre en place un couloir humanitaire pour faire venir des aliments et des médicaments dans la ville", a-t-il ajouté.

Le contrôle de Marioupol revêt un caractère stratégique pour la Russie, car il lui permettrait d'assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de Crimée et celles venues des territoires séparatistes prorusses du Donbass.

Cette attaque contre la plus grande centrale nucléaire d'Europe, qui compte six réacteurs, a choqué la communauté internationale. Elle constitue "une immense menace pour toute l'Europe et le monde", a réagi vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield.

- "Six Tchernobyl" -

"Nous avons survécu à une nuit qui aurait pu mettre un terme à l'Histoire. L'Histoire de l'Ukraine. L'Histoire de l'Europe": une explosion à la centrale de Zaporojie, dans le sud de l'Ukraine, aurait été l'équivalent de "six Tchernobyl", s'est alarmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui doit s'adresser samedi au Sénat américain par visioconférence.

Moscou a catégoriquement réfuté avoir attaqué le site. Il s'agit d'un "mensonge", a affirmé l'ambassadeur russe au Conseil de sécurité, Vassili Nebenzia. A Moscou, le ministère russe de la Défense a mis en cause des "groupes de saboteurs ukrainiens, avec la participation de mercenaires".

Les pays du G7 ont annoncé qu'ils allaient "imposer de nouvelles sanctions sévères en réponse à l'agression russe".

S'il a insisté sur la nécessité de "mettre fin" à ce conflit, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a prévenu que l'Alliance atlantique ne pouvait répondre à la demande de création d'une zone d'exclusion aérienne, pour éviter de se laisser entraîner dans le conflit.

"La seule façon d'appliquer réellement quelque chose comme une zone d'exclusion aérienne est d'envoyer des avions de l'Otan dans l'espace aérien ukrainien et d'abattre des avions russes. Cela pourrait conduire à une guerre totale", a renchéri le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

En attendant, une responsable du Pentagone a annoncé vendredi que "du matériel pour un montant de 240 millions de dollars, y compris certains des équipements les plus indispensables comme les équipements anti-blindés", avait été remis aux forces ukrainiennes "à plusieurs endroits".

Selon Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne, un troisième round de négociations russo-ukrainiennes pourraient se tenir samedi ou dimanche. Mais les chances de parvenir à des progrès paraissent extrêmement minces, le président russe Vladimir Poutine ayant prévenu que le dialogue avec Kiev ne serait possible que si "toutes les exigences russes" étaient acceptées, notamment un statut "neutre et non-nucléaire" pour l'Ukraine et sa "démilitarisation obligatoire".

"Nous attendons un troisième round de négociations au Bélarus avec les autorités ukrainiennes. Et nous espérons que l'Ukraine prêtera oreille à la position et aux inquiétudes de la Russie ce qui, en particulier, est indispensable pour mettre fin aux opérations militaires", a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une interview à la chaîne Sky News Arabia vendredi soir.

Les deux sessions précédentes de pourparlers, à la frontière ukraino-bélarusse puis à la frontière polono-bélarusse, n'ont pas abouti à un arrêt des combats, mais les parties se sont entendues pour mettre en place des "couloirs humanitaires" pour l'évacuation des civils.

Au nord de Kiev, les combats se sont poursuivis vendredi à Tcherniguiv, où l'Ukraine a accusé Moscou d'avoir bombardé jeudi une zone résidentielle et des écoles, faisant 47 morts selon un nouveau bilan.

Les attaques sont de plus en plus violentes et apparemment sans discrimination contre des zones résidentielles, telles que celles de la ville d'Irpin, ont constaté des journalistes de l'AFP.

D'épais panaches de fumée noire couvraient vendredi des pans entiers de la banlieue nord-ouest de Kiev, après une journée de bombardements russes quasi ininterrompus.

Le bilan est impossible à vérifier de manière indépendante.

L'ambassadeur russe à l'ONU à Genève, Guennadi Guatilov, a affirmé qu'il y avait eu "2.870 victimes côté ukrainien, 498 côté russe".

L'Ukraine et des observateurs occidentaux affirment que le bilan des pertes russes est largement sous-évalué, Kiev évoquant plus de 9.000 soldats russes tués.

- "Grossière fabrication" -

Vladimir Poutine a assuré que les forces russes ne bombardaient pas Kiev et les grandes villes ukrainiennes, qualifiant de "grossière fabrication de propagande" les informations sur les destructions menées par Moscou.

En Russie, le Kremlin a durci sa répression de toutes les voix dissidentes face au conflit.

Depuis le début de l'offensive le 24 février, arrestations, fermetures des rares médias indépendants restants et nouveaux textes répressifs s'enchaînent, alors que le Kremlin et les grands médias russes présentent le conflit comme "une opération militaire spéciale".

Vladimir Poutine a signé vendredi une loi prévoyant jusqu'à 15 ans de prison pour toute personne publiant des "informations mensongères".

L'agence Bloomberg News et la BBC (radiotélévision publique britannique) ont annoncé suspendre temporairement l'activité de leurs journalistes, et la chaîne américaine d'informations CNN la diffusion de ses programmes en Russie.

Plus de 1,2 million de réfugiés ont déjà fui l'Ukraine, selon le dernier décompte de l'ONU, suscitant une forte mobilisation notamment dans les pays frontaliers.

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira une nouvelle fois en urgence lundi sur la crise humanitaire, selon des diplomates, alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que la nourriture manque dans les régions affectées par la guerre.

La liste des entreprises se désengageant - au moins temporairement - de Russie s'est encore allongée: le géant américain de l'informatique Microsoft a annoncé vendredi suspendre les "nouvelles ventes" de ses produits et services dans ce pays et le numéro un mondial du luxe LVMH la fermeture temporaire de 124 boutiques.

Dans les médias ukrainiens, des appels au boycott de Coca Cola, qui a décidé pour l'heure de poursuivre ses activités en Russie, circulent massivement sur les réseaux sociaux et dans les médias. Un conseiller du président ukrainien, Mykhaïlo Podoliak, a affirmé sur Twitter que le groupe de boissons américain était "couvert de sang".

F.Schneider--NZN