Zürcher Nachrichten - Après la pandémie, la guerre en Ukraine pénalise l'économie française

EUR -
AED 4.194494
AFN 74.798848
ALL 93.883426
AMD 418.199159
AOA 1047.21064
ARS 1707.885185
AUD 1.642451
AWG 2.057021
AZN 1.864127
BAM 1.961306
BBD 2.299576
BDT 140.945704
BHD 0.430642
BIF 3406.003492
BMD 1.141996
BND 1.475462
BOB 12.98769
BRL 5.857181
BSD 1.141715
BTN 109.147909
BWP 15.707304
BYN 3.332099
BYR 22383.124376
BZD 2.296267
CAD 1.606429
CDF 2609.461568
CHF 0.933627
CLF 0.027146
CLP 1068.508517
CNY 7.72709
CNH 7.725484
COP 3655.632429
CRC 519.563218
CUC 1.141996
CUP 30.262898
CVE 111.058632
CZK 24.171377
DJF 202.956032
DKK 7.475164
DOP 66.520856
DZD 152.102168
EGP 57.869166
ERN 17.129942
ETB 182.719628
FJD 2.548079
FKP 0.858111
GBP 0.856548
GEL 2.997718
GGP 0.858111
GHS 13.355652
GIP 0.858111
GMD 84.50799
GNF 10015.306429
GTQ 8.711419
GYD 238.83366
HKD 8.956585
HNL 30.685123
HRK 7.549964
HTG 149.279099
HUF 361.291613
IDR 20601.381996
ILS 3.514699
IMP 0.858111
INR 109.239698
IQD 1496.014946
IRR 1570387.444431
ISK 142.715769
JEP 0.858111
JMD 180.466658
JOD 0.809651
JPY 186.783173
KES 147.911455
KGS 99.867452
KHR 4613.66419
KMF 494.484612
KRW 1650.57835
KWD 0.354658
KYD 0.951484
KZT 544.741742
LAK 25894.762173
LBP 102265.754197
LKR 383.56686
LRD 207.243734
LSL 19.093914
LTL 3.372018
LVL 0.690782
LYD 7.33102
MAD 10.70907
MDL 20.202985
MGA 4913.463125
MKD 61.693474
MMK 2397.465171
MNT 4107.569817
MOP 9.223657
MRU 45.796445
MUR 54.16446
MVR 17.644235
MWK 1983.647744
MXN 19.939007
MYR 4.668934
MZN 72.975871
NAD 19.094688
NGN 1559.293187
NIO 41.865139
NOK 10.98397
NPR 174.63859
NZD 1.970817
OMR 0.439099
PAB 1.14171
PEN 3.886169
PGK 5.021528
PHP 70.201964
PKR 317.332214
PLN 4.325875
PYG 6857.251659
QAR 4.161885
RON 5.238568
RSD 117.39367
RUB 91.182427
RWF 1673.595346
SAR 4.290897
SBD 9.228591
SCR 15.386671
SDG 685.197989
SEK 11.050177
SGD 1.473558
SLE 27.664822
SOS 652.540572
SRD 43.106926
STD 23637.014451
STN 24.667117
SVC 9.990091
SZL 19.082417
THB 38.234268
TJS 10.538425
TMT 3.996986
TND 3.379743
TRY 54.117485
TTD 7.755842
TWD 36.907067
TZS 3009.163228
UAH 51.189438
UGX 4263.989774
USD 1.141996
UYU 45.919118
UZS 13749.633495
VES 848.841275
VND 30060.193439
VUV 136.149669
WST 3.145155
XAF 657.812442
XAG 0.019531
XAU 0.00028
XCD 3.086302
XCG 2.057686
XDR 0.817874
XOF 657.221153
XPF 119.331742
YER 272.308921
ZAR 19.049952
ZMK 10279.336794
ZMW 21.322235
ZWL 367.722292
  • AEX

    0.5500

    1093.1

    +0.05%

  • BEL20

    -17.8100

    5727.91

    -0.31%

  • PX1

    -50.7500

    8408.27

    -0.6%

  • ISEQ

    -191.1500

    13560.72

    -1.39%

  • OSEBX

    9.7800

    2006.56

    +0.49%

  • PSI20

    -84.9500

    9049.41

    -0.93%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    14.0700

    4410.44

    +0.32%

  • N150

    7.2000

    4243.39

    +0.17%

Après la pandémie, la guerre en Ukraine pénalise l'économie française
Après la pandémie, la guerre en Ukraine pénalise l'économie française

Après la pandémie, la guerre en Ukraine pénalise l'économie française

A peine remise de la pandémie de Covid 19, l'économie française va être pénalisée par la guerre en Ukraine qui devrait ralentir la croissance tout en accélérant la hausse des prix, selon la Banque de France dimanche.

Taille du texte:

La croissance française devrait ainsi être amputée en 2022 de 0,5 à 1,1 point de pourcentage par rapport à ce qui se serait produit sans le conflit, estime l'institution.

Le produit intérieur brut (PIB) français progressera de 3,4% si le prix du pétrole s'établit en moyenne sur l'année à 93 dollars, mais de seulement 2,8% si ce prix atteint 119 dollars. Sans la guerre, la croissance aurait été de 3,9%, estiment les économistes de la banque centrale.

Le directeur général de la Banque de France Olivier Garnier a précisé lors d'une conférence de presse que les deux scénarios étaient "possibles", ajoutant qu'il était incapable "de dire lequel est le plus probable" et qu'il pourrait y en avoir d'autres. La Banque de France n'a ainsi pas calculé l'effet qu'aurait un arrêt des fournitures de gaz et de pétrole russes.

Pour l'ensemble de la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) avait déjà abaissé jeudi sa prévision de croissance pour 2022 de 4,2% à 3,7%.

- L'industrie davantage touchée -

La Banque de France précise qu'avant le déclenchement de la guerre, elle avait prévu de relever de 3,6% à 3,9% sa prévision 2022 pour la France, après avoir révisé en hausse à 2,4% l'acquis de croissance à la fin de 2021.

Et selon sa note de conjoncture également publiée dimanche, le PIB a continué à progresser en février pour atteindre un niveau de 1,75%, supérieur à celui de l'avant-crise deux ans auparavant.

Mais la croissance va s'amenuiser au fil de l'année.

La banque centrale prévoit ensuite une croissance de 2% en 2023 puis de 1,4% en 2024 dans le scénario "conventionnel", et de 1,3% puis 1,1% dans celui baptisé "dégradé".

Le coup de frein survient alors que "nous n'avions pas encore retrouvé notre trajectoire potentielle de croissance" d'avant la crise sanitaire, a souligné M. Garnier.

"Le choc globalement est moins fort que durant le premier confinement de l'année 2020 mais il s'inscrit dans une durée plus longue", a expliqué Matthieu Lemoine, économiste de la banque centrale.

"Avec le Covid, ce sont les services qui avaient été touchés; cette fois-ci c'est plutôt l'industrie. Avant la guerre, elle avait déjà des difficultés d'approvisionnement, qui devaient progressivement se dissiper cette année. À court terme, nous n'allons malheureusement pas voir cette amélioration", a estimé dans un entretien au Parisien le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

- trois chocs négatifs -

Les conséquences de l'invasion russe de l'Ukraine se feront également sentir sur les prix, l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui devrait atteindre cette année 3,7%, selon le premier scénario, et 4,4% selon le second.

Cet indicateur de l'inflation, qui permet des comparaisons au niveau européen et prend davantage en compte les prix de l'énergie que l'indice des prix à la consommation (IPC) national mis en avant par l'Insee, s'est élevé à 4,1% sur un an en France en février mais devait, selon les prévisions faites avant la guerre, revenir aux alentours de 2% avant la fin 2022.

Olivier Garnier a rappelé que l'inflation s'élevait en moyenne à 5,8% dans la zone euro et estimé que celle de la France serait aussi élevée sans le bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement sur les prix du gaz et de l'électricité.

La banque centrale prévoit désormais que l'inflation diminuera à 1,9% en 2023 puis à 1,7% en 2024 dans le scénario conventionnel, mais qu'elle se maintiendra à un niveau élevé avec 3,3% l'an prochain avant de retomber à 1,5% en 2024 dans le scénario basé sur des prix de l'énergie durablement très élevés.

Les chocs négatifs sur l'économie française du conflit sont au total de trois ordres: augmentation des prix de l'énergie et des matières premières, réduction de la consommation et de l'investissement, ainsi qu'une diminution de la demande adressée à la France qui affectera le commerce extérieur, indique encore la Banque de France.

O.Krasniqi--NZN