Zürcher Nachrichten - L'Ukraine accuse les Russes de "massacre délibéré" à Boutcha, frappes sur Odessa

EUR -
AED 4.258809
AFN 73.057741
ALL 96.243535
AMD 436.706792
ANG 2.075459
AOA 1063.397414
ARS 1640.860413
AUD 1.655423
AWG 2.087367
AZN 1.973582
BAM 1.956287
BBD 2.336371
BDT 141.885308
BGN 1.91069
BHD 0.43752
BIF 3447.513325
BMD 1.159649
BND 1.48345
BOB 8.015891
BRL 6.119953
BSD 1.159984
BTN 106.736101
BWP 15.564806
BYN 3.374425
BYR 22729.112169
BZD 2.333071
CAD 1.587611
CDF 2615.007459
CHF 0.906323
CLF 0.026557
CLP 1048.600784
CNY 8.001806
CNH 8.027708
COP 4409.923217
CRC 545.43338
CUC 1.159649
CUP 30.730687
CVE 110.291971
CZK 24.368566
DJF 206.570515
DKK 7.471471
DOP 69.567012
DZD 151.753894
EGP 57.839446
ERN 17.394729
ETB 179.926099
FJD 2.568508
FKP 0.865987
GBP 0.870223
GEL 3.136839
GGP 0.865987
GHS 12.492947
GIP 0.865987
GMD 84.654653
GNF 10173.443946
GTQ 8.896175
GYD 242.687254
HKD 9.05896
HNL 30.701508
HRK 7.532379
HTG 152.206564
HUF 388.618534
IDR 19602.699598
ILS 3.60228
IMP 0.865987
INR 106.777545
IQD 1519.678174
IRR 1524442.128924
ISK 144.10951
JEP 0.865987
JMD 181.204312
JOD 0.822157
JPY 182.809903
KES 149.814955
KGS 101.410691
KHR 4655.017912
KMF 492.850607
KPW 1043.804838
KRW 1714.771571
KWD 0.356453
KYD 0.966741
KZT 580.30441
LAK 24834.966055
LBP 103879.902757
LKR 359.617941
LRD 212.862053
LSL 18.988862
LTL 3.424141
LVL 0.70146
LYD 7.377804
MAD 10.797647
MDL 20.067821
MGA 4861.188753
MKD 61.62775
MMK 2434.859634
MNT 4139.362868
MOP 9.32162
MRU 46.08527
MUR 54.422337
MVR 17.916636
MWK 2011.091792
MXN 20.548445
MYR 4.57825
MZN 74.107394
NAD 18.988944
NGN 1596.916941
NIO 42.69044
NOK 11.238868
NPR 170.777762
NZD 1.97026
OMR 0.445919
PAB 1.159974
PEN 3.905772
PGK 5.065239
PHP 67.947867
PKR 324.225886
PLN 4.293605
PYG 7487.831072
QAR 4.241537
RON 5.097117
RSD 117.452709
RUB 90.053748
RWF 1695.414596
SAR 4.352224
SBD 9.329584
SCR 15.906197
SDG 697.533982
SEK 10.768758
SGD 1.482489
SHP 0.870037
SLE 28.29811
SLL 24317.250147
SOS 661.761827
SRD 43.592366
STD 24002.384286
STN 24.505993
SVC 10.150526
SYP 128.170136
SZL 18.996645
THB 36.756799
TJS 11.078209
TMT 4.05877
TND 3.405833
TOP 2.792156
TRY 51.009555
TTD 7.859922
TWD 36.849452
TZS 2972.062165
UAH 50.590471
UGX 4315.017983
USD 1.159649
UYU 44.560897
UZS 14158.645492
VES 488.617755
VND 30405.98577
VUV 137.800511
WST 3.149498
XAF 656.117447
XAG 0.013866
XAU 0.000225
XCD 3.134008
XCG 2.09062
XDR 0.816
XOF 656.117447
XPF 119.331742
YER 276.580972
ZAR 19.207781
ZMK 10438.235076
ZMW 22.185425
ZWL 373.40637
  • AEX

    -25.8100

    990.24

    -2.54%

  • BEL20

    -114.3000

    5252

    -2.13%

  • PX1

    -290.4400

    8103.84

    -3.46%

  • ISEQ

    -333.7100

    12550.77

    -2.59%

  • OSEBX

    -27.3800

    1887.45

    -1.43%

  • PSI20

    -393.1300

    8878.86

    -4.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -60.4700

    3815.7

    -1.56%

  • N150

    -134.5900

    3907.02

    -3.33%

L'Ukraine accuse les Russes de "massacre délibéré" à Boutcha, frappes sur Odessa

L'Ukraine accuse les Russes de "massacre délibéré" à Boutcha, frappes sur Odessa

L'Ukraine a accusé dimanche l'armée russe d'avoir commis un "massacre délibéré" à Boutcha, après la découverte de nombreux cadavres dans cette ville au Nord-Ouest de Kiev qui a suscité l'indignation de responsables européen et britannique, le jour même où l'ONU tente une mission à Moscou.

Taille du texte:

Alors qu'émergaient des indices d'exactions dans des régions d'où les Russes se sont retirés, plusieurs frappes ont atteint dimanche la ville stratégique d'Odessa, le principal port d'Ukraine, situé au bord de la mer Noire.

Selon l'Ukraine, les localités d'Irpin, Boutcha, Gostomel et toute la région de Kiev "ont été libérées de l'envahisseur" qui abandonne des villes-clés près de la capitale ainsi que de Tcherniguiv, dans le Nord du pays, pour se redéployer vers l'Est et le Sud et "garder le contrôle" des territoires qu'elles y occupent.

Mais les Russes laissent derrière eux "un désastre total et de nombreux dangers", a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Facebook, en les accusant de "miner les territoires qu'ils quittent, des maisons, des munitions et même des cadavres".

Dans un communiqué dimanche, l'organisation de défense des droits humains, Human Rights Watch a elle dénoncé des exactions contre des civils assimilables à des "crimes de guerre" de la part de soldats russes dans les régions de Tchernihiv, Kharkiv et Kiev.

- "Atrocités" à Boutcha -

À Boutcha, un journaliste de l'AFP a vu samedi les corps d'une vingtaine d'hommes, gisant dans une rue. Ces personnes ont été "toutes tuées d'une balle à l'arrière de la tête", selon Anatoly Fedorouk, le maire de cette ville reprise aux Russes, où près de 300 cadavres ont été enterrés dans des fosses communes.

"Nous avons trouvé des fosses communes. Nous avons trouvé des gens avec les mains et les jambes ligotées (...) et avec des coups de feu, des impacts de balles, à l'arrière de la tête", a déclaré à la BBC le porte-parole du président ukrainien, Serguiï Nikiforovil. "C'étaient clairement des civils et ils ont été exécutés". "Cela ressemble exactement à des crimes de guerre", a-t-il estimé.

"Le massacre de Boutcha était délibéré. Les Russes veulent éliminer autant d'Ukrainiens qu'ils le peuvent. Nous devons les arrêter et les mettre dehors. J'exige de nouvelles sanctions dévastatrices du G7 MAINTENANT", a écrit sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba.

Son homologue britannique Liz Truss s'est dite "horrifiée par les atrocités à Boutcha et d'autres villes" et a réclamé une "enquête pour crimes de guerre".

Le président du Conseil européen, Charles Michel, s'est également dit "choqué par les images obsédantes des atrocités commises par l'armée russe dans la région libérée de Kiev", sur Twitter.

"L'UE aide l'Ukraine et des ONG à rassembler les preuves nécessaires pour des poursuites devant les cours internationales", a-t-il dit, en ajoutant : "plus de sanctions et d'aide de l'UE sont en chemin".

Boutcha et la ville voisine d'Irpin, rendues méconnaissables par les bombardements, ont été le théâtre de certains des combats les plus féroces depuis que la Russie a attaqué l'Ukraine le 24 février, quand les soldats russes tentaient alors d'encercler Kiev.

Dimanche matin, c'est la ville historique d'Odessa qui a vécu une série de frappes aériennes.

Vers 06H00 (03H00 GMT), une demi-douzaine d'explosions ont secoué les murs de la cité portuaire jusqu'à présent épargnée par les combats, selon des journalistes de l'AFP et des habitants. Puis un nuage de fumée noire a bouché une partie de l'horizon.

Ces frappes n'ont pas fait de victimes selon le commandement régional de l'armée ukrainienne. Mais le ministère russe de la Défense a affirmé que des tirs de "missiles de haute précision à partir de la mer et de la terre" avaient détruit "une raffinerie et trois dépôts de carburant et de lubrifiants" près de cette ville.

- Accord "oral" de la Russie -

Alors que la guerre a fait, a minima, des milliers de morts et contraint à l'exil près de 4,2 millions d'Ukrainiens, à 90% des femmes et des enfants, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Martin Griffiths, sera à Moscou dimanche, avant de se rendre à Kiev, mandaté pour rechercher un cessez-le-feu humanitaire en Ukraine.

Jusqu'à présent, la Russie refusait toute visite d'un haut responsable de l'ONU ayant l'Ukraine pour sujet principal.

Son négociateur en chef dans les pourparlers de paix avec l'Ukraine, Vladimir Medinski, a fait l'éloge dimanche d'une position "plus réaliste" de Kiev prêt, sous conditions, à accepter un statut neutre et dénucléarisé du pays, réclamé par Moscou.

Mais il a dit ne pas "partager l'optimisme" du négociateur ukrainien David Arakhamia, qui a laissé entendre samedi que les discussions visant à mettre fin aux hostilités avaient considérablement avancé. "Les +experts+ diplomatiques et militaires ukrainiens tardent à confirmer même les accords déjà obtenus au niveau politique" a affirmé M. Medinski.

- Résistance à Marioupol -

Pour Moscou, contrôler Marioupol permettrait d'assurer une continuité territoriale de la Crimée jusqu'aux deux républiques séparatistes prorusses du Donbass, Donetsk et Lougansk.

Impossibles pendant des semaines, des évacuations ont commencé à petite échelle. Samedi, quelque "1.263 personnes" ont voyagé de Marioupol et Berdiansk à Zaporojie par leurs propres moyens, et une dizaine de bus en convoi sont partis de Berdiansk, avec à leur bord 300 habitants de Marioupol, a annoncé en soirée la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk sur Telegram. D'autres évacuations ont eu lieu dans l'est du pays.

Les forces russes continuent par ailleurs "de bloquer partiellement la ville de Kharkiv", la deuxième ville d'Ukraine, située dans l'est.

La Russie prévoit également "de créer des bataillons formés de résidents +volontaires+ des territoires temporairement occupés de l'Ukraine et de mercenaires", relève la même source.

- Fin du gaz russe chez les Baltes -

Pression supplémentaire sur Moscou, les Etats baltes ont cessé d'importer du gaz naturel russe qui "n'est plus acheminé vers la Lettonie, l'Estonie et la Lituanie depuis le 1er avril", a indiqué samedi le dirigeant de l'entreprise de stockage lettone Conexus Baltic Grid. Les pays baltes sont désormais desservis par des réserves de gaz stockées sous terre en Lettonie.

"A partir de ce mois-ci, plus de gaz russe en Lituanie", a tweeté le président lituanien Gitanas Nauseda, en appelant le reste de l'Union européenne à suivre l'exemple balte.

Selon Eurostat, en 2020, la Russie comptait pour 93% des importations estoniennes de gaz naturel, 100% des importations lettones et 41,8% des importations lituaniennes.

Les Etats-Unis ont interdit l'importation de pétrole et de gaz russes après l'invasion de l'Ukraine, mais pas l'UE qui s'approvisionnait en Russie à hauteur de 40% environ en 2021.

A.Senn--NZN