Zürcher Nachrichten - Face aux chocs de l'Ukraine et de l'inflation, Londres revoit ses priorités énergétiques

EUR -
AED 4.00173
AFN 77.005783
ALL 100.385756
AMD 422.661062
ANG 1.963277
AOA 950.727772
ARS 1006.517058
AUD 1.627999
AWG 1.961083
AZN 1.849795
BAM 1.957472
BBD 2.199479
BDT 127.999345
BGN 1.957472
BHD 0.410651
BIF 3137.580309
BMD 1.089491
BND 1.465352
BOB 7.52743
BRL 6.03996
BSD 1.089331
BTN 91.136254
BWP 14.751602
BYN 3.565045
BYR 21354.017882
BZD 2.195776
CAD 1.493746
CDF 3083.258934
CHF 0.967813
CLF 0.037204
CLP 1026.583861
CNY 7.920227
CNH 7.938618
COP 4410.770448
CRC 571.588285
CUC 1.089491
CUP 28.871504
CVE 110.359276
CZK 25.22611
DJF 193.955689
DKK 7.461159
DOP 64.495096
DZD 146.634264
EGP 52.515308
ERN 16.342361
ETB 62.447546
FJD 2.435779
FKP 0.839518
GBP 0.842694
GEL 2.957947
GGP 0.839518
GHS 16.808359
GIP 0.839518
GMD 73.864194
GNF 9377.010404
GTQ 8.464231
GYD 227.90469
HKD 8.50865
HNL 26.980048
HRK 7.526148
HTG 143.792836
HUF 390.748003
IDR 17663.912853
ILS 3.968743
IMP 0.839518
INR 91.223656
IQD 1427.019045
IRR 45859.37953
ISK 149.717983
JEP 0.839518
JMD 170.235425
JOD 0.772119
JPY 171.547395
KES 139.977738
KGS 92.217431
KHR 4475.823517
KMF 493.266915
KPW 980.542019
KRW 1513.977637
KWD 0.333188
KYD 0.907775
KZT 519.003364
LAK 24156.636047
LBP 97551.834625
LKR 330.732532
LRD 212.591608
LSL 19.981069
LTL 3.216982
LVL 0.659022
LYD 5.253488
MAD 10.73387
MDL 19.281471
MGA 4907.192018
MKD 61.66768
MMK 3538.623322
MNT 3758.743321
MOP 8.762085
MRU 42.985721
MUR 50.846124
MVR 16.723428
MWK 1888.913623
MXN 19.596675
MYR 5.106992
MZN 69.618446
NAD 19.981069
NGN 1770.79234
NIO 40.094251
NOK 11.863955
NPR 145.817566
NZD 1.80974
OMR 0.419288
PAB 1.089331
PEN 4.079085
PGK 4.266645
PHP 63.566341
PKR 302.949798
PLN 4.289488
PYG 8237.03657
QAR 3.975796
RON 4.97113
RSD 117.150677
RUB 95.709726
RWF 1427.319302
SAR 4.086564
SBD 9.214482
SCR 15.374884
SDG 638.441542
SEK 11.610185
SGD 1.465033
SHP 0.839518
SLE 24.891924
SLL 22846.0794
SOS 622.531804
SRD 32.366585
STD 22550.257988
SVC 9.532143
SYP 2737.378492
SZL 19.985072
THB 39.592324
TJS 11.585297
TMT 3.824112
TND 3.377185
TOP 2.574575
TRY 36.01676
TTD 7.39832
TWD 35.730942
TZS 2924.899047
UAH 45.198711
UGX 4025.438771
USD 1.089491
UYU 43.8975
UZS 13726.726192
VEF 3946737.326517
VES 40.651073
VND 27594.075914
VUV 129.346557
WST 3.054505
XAF 656.517837
XAG 0.03709
XAU 0.000452
XCD 2.944403
XDR 0.821702
XOF 656.517837
XPF 119.331742
YER 272.753677
ZAR 19.846849
ZMK 9806.720201
ZMW 27.805753
ZWL 350.815564
  • AEX

    -8.7000

    907.31

    -0.95%

  • BEL20

    -19.6200

    3983.85

    -0.49%

  • PX1

    -52.3500

    7534.52

    -0.69%

  • ISEQ

    -67.4200

    9703.52

    -0.69%

  • OSEBX

    -0.7200

    1443.02

    -0.05%

  • PSI20

    13.5800

    6802.6

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    2.6200

    2385.37

    +0.11%

  • N150

    -39.7700

    3359.43

    -1.17%

Face aux chocs de l'Ukraine et de l'inflation, Londres revoit ses priorités énergétiques
Face aux chocs de l'Ukraine et de l'inflation, Londres revoit ses priorités énergétiques

Face aux chocs de l'Ukraine et de l'inflation, Londres revoit ses priorités énergétiques

Il y a quelques mois, le Royaume-Uni accueillait la conférence internationale sur le climat COP26 et la stratégie énergétique de Londres visait en priorité la transition vers la neutralité carbone. Depuis, la guerre en Ukraine et l'inflation ont changé la donne.

Taille du texte:

Le gouvernement conservateur a dévoilé jeudi une nouvelle stratégie sur la sécurité énergétique qui veut accélérer sur le nucléaire, l'éolien, le solaire, mais aussi les énergies fossiles en mer du Nord, ce qui lui attire des critiques des ONG et de l'opposition.

Il n'est pourtant "pas du tout" question de réduire la priorité des engagements climatiques du Royaume-Uni, a assuré jeudi matin le ministre de l'Energie, Kwasi Kwarteng sur SkyNews.

Mais "compte tenu de ce qui se passe dans le monde (...) nous agissons aussi pour rendre son indépendance énergétique au Royaume-Uni", a-t-il justifié.

Le pays ne sera "plus jamais soumis au chantage de personnes comme (le président russe) Vladimir Poutine", a abondé le Premier ministre Boris Johnson, qui vise "près de la moitié de la capacité énergétique du pays provenant de l'éolien offshore d'ici 2030".

M. Johnson compte aussi "relancer complètement l'industrie nucléaire, qui je le crains était plus ou moins moribonde dans ce pays", a-t-il ajouté en visitant jeudi le chantier de la centrale nucléaire de Hinkley Point, seule en construction dans le pays.

Les critiques visaient jeudi le choix de produire davantage d'hydrocarbures mais aussi une stratégie qui mettra des années à porter ses fruits, sans rien faire à court terme pour réduire les factures énergétiques des Britanniques, qui flambent.

- Folie -

Malgré "quelques améliorations sur les objectifs d'énergie renouvelable" le gouvernement a "donné la priorité à des solutions lentes", déplore Greenpeace UK.

Le nouveau plan "soutient de nouvelles licences pétrolières et gazières" en contradiction avec les objectifs climatiques du pays tacle l'ONG, soulignant que ces nouveaux forages "mettent en moyenne 28 ans pour démarrer".

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a qualifié lundi les nouveaux investissements dans les carburants fossiles de "folie économique et morale" au vu de l'urgence climatique.

Mais Kwasi Kwarteng n'hésite plus à affirmer à l'inverse qu'il serait "complètement fou" pour le Royaume-Uni "de fermer le robinet sur (sa) source nationale de gaz dans un monde aussi incertain".

En réponse à l'invasion de l'Ukraine, Londres a annoncé la fin de ses importations de pétrole russe d'ici à la fin de l'année, et si le pays est moins dépendant des hydrocarbures russes que d'autres pays européens, comme l'Allemagne, le pétrole et le gaz pèsent encore 75% de son mix énergétique.

Accusé d'inaction face à des Britanniques forcés de choisir entre chauffage ou nourriture, Downing Street est sous pression, surtout à l'approche d'élections locales en mai.

Kwasi Kwarteng admet que forer plus localement ne va pas faire retomber les prix du gaz, qui suivent les prix des marchés internationaux. "Nous devons donc générer plus d'électricité en Grande-Bretagne" avec les renouvelables et le nucléaire, insiste-t-il.

- Parc nucléaire vieillissant -

Mais si le Royaume-Uni prévoit d'accélérer le développement de l'atome et de construire huit nouvelles centrales grâce notamment à de petits réacteurs modulaires construits par Rolls Royce, il faudra être patient car ils nécessiteront encore des années de développement.

La Grande-Bretagne compte actuellement 15 réacteurs sur huit sites, mais beaucoup sont en fin de vie et Hinkley point, projet porté par EDF et le chinois CGN, a vu ses coûts s'envoler et n'ouvrira pas avant 2026.

Ambitionnant une part de 95% d'électricité bas carbone d'ici à 2030, Londres regarde aussi, à plus long terme, du côté de la technologie prometteuse de l'hydrogène "vert" et de l'énergie marémotrice.

À l'inverse, la fracturation hydraulique et l'éolien terrestre n'auront pas un rôle central en raison de "la forte opposition locale", a indiqué récemment le ministre de l'Énergie.

L'éolien terrestre est pourtant "la source d'énergie la moins chère et la plus rapide" à mettre en oeuvre, a critiqué jeudi Ed Miliband, responsable du changement climatique pour l'opposition travailliste.

Mais cette énergie "est bloquée depuis 2015" non pas à cause de l'opinion publique mais de "quelques députés conservateurs qui tiennent en otage la politique énergétiques du gouvernement", selon lui.

R.Bernasconi--NZN