Zürcher Nachrichten - Bruxelles voit l'Ukraine candidate à l'UE, la Russie coupe le gaz à l'Europe

EUR -
AED 4.287573
AFN 77.044419
ALL 92.698171
AMD 425.605969
ANG 2.089281
AOA 1071.616295
ARS 1764.723009
AUD 1.630964
AWG 2.096831
AZN 1.98714
BAM 1.958204
BBD 2.351827
BDT 143.688215
BGN 1.980232
BHD 0.440028
BIF 3490.340137
BMD 1.167338
BND 1.483647
BOB 13.445388
BRL 6.01284
BSD 1.167658
BTN 111.356298
BWP 15.633989
BYN 3.522784
BYR 22879.821635
BZD 2.348462
CAD 1.614668
CDF 2658.612717
CHF 0.936324
CLF 0.027094
CLP 1066.362501
CNY 7.84702
CNH 7.842036
COP 3614.544883
CRC 529.761597
CUC 1.167338
CUP 30.934453
CVE 110.634412
CZK 24.078649
DJF 207.458821
DKK 7.475019
DOP 68.58156
DZD 155.267566
EGP 58.85425
ERN 17.510068
ETB 187.357105
FJD 2.604623
FKP 0.856471
GBP 0.855489
GEL 3.040903
GGP 0.856471
GHS 13.06272
GIP 0.856471
GMD 85.812284
GNF 10246.302956
GTQ 8.908859
GYD 244.294625
HKD 9.150586
HNL 31.377633
HRK 7.534582
HTG 152.756191
HUF 361.100758
IDR 20635.030971
ILS 3.477611
IMP 0.856471
INR 111.175391
IQD 1529.212568
IRR 1604593.409224
ISK 141.201362
JEP 0.856471
JMD 185.327479
JOD 0.827593
JPY 185.859973
KES 151.100239
KGS 102.083147
KHR 4718.966012
KMF 493.783844
KPW 1050.604398
KRW 1614.323782
KWD 0.360205
KYD 0.973082
KZT 534.677736
LAK 26206.734584
LBP 104535.103182
LKR 383.535696
LRD 194.420533
LSL 18.723745
LTL 3.446845
LVL 0.706111
LYD 7.383385
MAD 10.814805
MDL 20.177507
MGA 5048.736462
MKD 61.596397
MMK 2451.141868
MNT 4198.374181
MOP 9.42725
MRU 46.809194
MUR 56.557572
MVR 18.046981
MWK 2027.666415
MXN 19.778667
MYR 4.717907
MZN 74.598726
NAD 18.724057
NGN 1572.439072
NIO 42.850579
NOK 10.870781
NPR 178.176754
NZD 1.954381
OMR 0.448825
PAB 1.167723
PEN 3.914664
PGK 5.15554
PHP 71.93778
PKR 324.082162
PLN 4.302866
PYG 6999.591587
QAR 4.25436
RON 5.256528
RSD 117.306315
RUB 97.708275
RWF 1715.986623
SAR 4.387195
SBD 9.36132
SCR 16.215984
SDG 702.157606
SEK 11.051654
SGD 1.481719
SHP 0.864841
SLE 28.775102
SLL 24478.489902
SOS 667.134057
SRD 44.267803
STD 24161.536411
STN 24.922663
SVC 10.217541
SYP 15177.726467
SZL 18.712605
THB 38.191749
TJS 10.765784
TMT 4.097356
TND 3.371858
TOP 2.810669
TRY 56.139381
TTD 7.932907
TWD 37.214376
TZS 3093.442949
UAH 52.170136
UGX 4355.401965
USD 1.167338
UYU 46.938217
UZS 13803.77006
VES 914.822177
VND 30481.525639
VUV 138.09769
WST 3.170424
XAF 656.749056
XAG 0.016948
XAU 0.000251
XCD 3.154789
XCG 2.104519
XDR 0.825368
XOF 659.545505
XPF 119.331742
YER 276.736706
ZAR 18.616535
ZMK 10507.446759
ZMW 22.238105
ZWL 375.882308
  • AEX

    -1.6700

    1108.34

    -0.15%

  • BEL20

    20.9300

    5834.53

    +0.36%

  • PX1

    -13.5200

    8439.2

    -0.16%

  • ISEQ

    61.4500

    14351.49

    +0.43%

  • OSEBX

    9.1900

    2097.99

    +0.44%

  • PSI20

    53.5300

    9445.44

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    103.6100

    4834.69

    +2.19%

  • N150

    18.5700

    4336.46

    +0.43%

Bruxelles voit l'Ukraine candidate à l'UE, la Russie coupe le gaz à l'Europe

Bruxelles voit l'Ukraine candidate à l'UE, la Russie coupe le gaz à l'Europe

La Commission européenne a recommandé vendredi, à la suite de Paris, Berlin et Rome, d'accorder à l'Ukraine le statut de candidat à l'Union européenne, une promesse qualifiée de "message mensonger" par Moscou qui a coupé cette semaine en grande partie le gaz à l'Europe.

Taille du texte:

Cette accélération, à l'approche du sommet européen des 23-24 juin qui devra décider à l'unanimité et surmonter les réticences de certains pays membres, intervient au moment où l'armée ukrainienne est à la peine face à la puissance de feu russe dans la région orientale du Donbass. L'ONU a alerté sur la situation humanitaire "extrêmement alarmante" de populations assiégées et bombardées sans répit dans cette région, notamment dans la ville pilonnée de Severodonetsk.

"Nous savons tous que les Ukrainiens sont prêts à mourir pour leurs aspirations européennes. Nous voulons qu'ils vivent avec nous, pour le rêve européen", a déclaré à Bruxelles la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, vêtue de bleu et de jaune, les couleurs de l'Ukraine.

Vendredi, c'était au tour du Premier ministre britannique Boris Johnson - dont le pays n'est plus membre de l'UE - de revenir à Kiev, où il a annoncé un programme de formation des forces ukrainiennes.

La Moldavie, petite république roumanophone voisine de l'Ukraine, bénéficie du même soutien de Bruxelles. La Géorgie, pays du Caucase également envahi par la Russie en 2008, devra attendre.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué sur Twitter la perspective d'une "première étape sur la voie de l'adhésion à l'UE, qui nous rapprochera certainement de la victoire" face à la Russie.

La présidente moldave Maïa Sandu, dont le pays se sent également menacé par les ambitions russes, a vu dans l'annonce de Bruxelles "l'espoir dont nos citoyens ont besoin".

- Réplique de Moscou -

S'exprimant au forum économique de Saint-Pétersbourg, le président Vladimir Poutine a affirmé vendredi que la Russie n'avait "rien contre" une adhésion de l'Ukraine à l'UE, mais a affirmé que "l'Ukraine va se transformer en semi-colonie" des pays occidentaux.

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a été plus directe : "Depuis des années, la communauté occidentale manipule cette histoire d'engagement de l'Ukraine dans leurs structures d'intégration, et depuis l'Ukraine va de plus en plus mal", a-t-elle dit aux agences russes.

L'Ukraine "n'aura aucun avenir radieux" dans l'UE, a-t-elle ajouté.

L'examen express de la candidature de Kiev, déposée en février, est d'une rapidité inédite, justifiée par la guerre lancée le 24 février par Vladimir Poutine.

L'Autriche, de son côté, a invité ses partenaires de l'UE à envoyer également "des signaux clairs aux pays des Balkans occidentaux lors du sommet, en particulier à la Macédoine du Nord, à l'Albanie et à la Bosnie-Herzégovine", soulignant "le grand potentiel de déstabilisation de la Russie non seulement à l’est de l'Europe, mais aussi au sud-est", par la voix de son ministre des Affaires étrangères Alexander Schallenberg.

Lors de cette semaine décisive dans sa lutte d'influence avec l'Occident, Moscou a adjoint le geste à la parole, coupant progressivement mais massivement ses livraisons de gaz à l'Europe occidentale qui en est très dépendante, au motif de problèmes techniques qui n'ont pas convaincu les responsables européens.

Le gestionnaire du réseau gazier français, GRTgaz, a annoncé vendredi ne plus recevoir de gaz russe par gazoduc depuis le 15 juin, avec "l'interruption du flux physique entre la France et l'Allemagne".

Le géant russe Gazprom a considérablement réduit ces derniers jours ses livraisons notamment vers l'Allemagne via le gazoduc Nord Stream 1, suscitant une explosion des prix.

En Italie, Gazprom livrera seulement 50% du gaz demandé vendredi par Eni, a annoncé le groupe italien.

Le chef du gouvernement italien Mario Draghi a dénoncé jeudi à Kiev une "utilisation politique du gaz".

"Il ne faut pas se faire d'illusions, nous sommes dans une épreuve de force avec Poutine", a dit Robert Habeck, le ministre allemand de l'Economie et du Climat. "C'est comme ça que les dictateurs et les despotes agissent."

Le président américain Joe Biden, dont le pays est un fournisseur possible de gaz liquéfié GNL à l'Europe, a accusé la Russie vendredi d'alimenter avec sa guerre contre l'Ukraine une "crise énergétique mondiale", appelant à mettre sur pied "une "sécurité énergétique fiable et de long terme", lors d'une conférence sur le climat.

"Nos actions pour libérer le Donbass n'ont rien à voir avec ça", a rétorqué le président russe Vladimir Poutine au forum économique de Saint-Pétersbourg. "C'est le résultat des erreurs systémiques de l'administration américaine et de la bureaucratie européenne", a-t-il affirmé.

- Drame humanitaire -

Sur le front des combats, les forces ukrainiennes restent en difficulté dans le Donbass, cette région de l'est du pays partiellement contrôlée par des séparatistes prorusses depuis 2014, et que Moscou s'est fixé pour objectif de conquérir.

L'ONU a souligné vendredi que "la situation humanitaire dans toute l'Ukraine, en particulier dans l'est du Donbass, est extrêmement alarmante et continue de se détériorer rapidement".

Selon Ocha, l'agence humanitaire de l'ONU, la situation est "particulièrement préoccupante" à Severodonetsk et dans ses environs.

Les combats se concentrent depuis plusieurs semaines sur Severodonetsk et Lyssytchansk, deux villes clés pour le contrôle du Donbass, soumises à des bombardements constants.

La grande usine chimique Azot de Severodonetsk, où environ 500 civils ont trouvé refuge aux côtés de militaires ukrainiens, est impossible à évacuer sans "cessez-le-feu complet" en raison de "bombardements et combats constants", a déclaré vendredi le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï.

A Lyssytchansk, une frappe de missile sur la "Maison de la Culture", où étaient réfugiés des habitants de la ville, a fait trois morts et sept blessés, a indiqué vendredi le service de presse du président ukrainien. Un autre civil a été tué en pleine rue dans un bombardement, selon la même source.

Une frappe russe vendredi matin à Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, a en outre fait au moins deux morts et vingt blessés, selon un bilan communiqué par le gouverneur de la région.

L'armée russe a affirmé par ailleurs qu'un peu moins de 7.000 "mercenaires étrangers", issus de 64 pays, étaient arrivés en Ukraine depuis le début du conflit et que près de 2.000 d'entre eux avaient été tués.

Par ailleurs, la marine ukrainienne a affirmé vendredi avoir détruit un remorqueur russe, le "Vasiliy Bekh", qui transportait des armes et des munitions en mer Noire.

La Russie a "déjà perdu sur le plan stratégique" sa guerre en Ukraine et "ne prendra jamais le contrôle" du pays, a estimé vendredi le chef d'état-major des armées britannique, l'amiral Tony Radakin. Selon lui, "le président Poutine a utilisé 25% de la puissance de son armée pour engranger des gains territoriaux minuscules".

Nouveau signe d'une coupure profonde des liens avec la Russie, en Suisse le prestigieux laboratoire scientifique européen CERN a annoncé vendredi qu'il allait mettre fin aux accords de coopération avec la Russie et le Bélarus après leur expiration en 2024.

L'Ukraine a de son côté annoncé l'instauration d'un régime de visas pour les citoyens russes.

burx/lpt/fjb

G.Kuhn--NZN