Zürcher Nachrichten - Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran

EUR -
AED 4.291302
AFN 74.783732
ALL 95.843102
AMD 439.164635
AOA 1071.510246
ARS 1620.690029
AUD 1.659289
AWG 2.103293
AZN 1.984621
BAM 1.955634
BBD 2.350531
BDT 143.367841
BHD 0.441068
BIF 3468.735511
BMD 1.168496
BND 1.488586
BOB 8.064351
BRL 6.002799
BSD 1.167016
BTN 108.074609
BWP 15.719869
BYN 3.3897
BYR 22902.519699
BZD 2.347161
CAD 1.617426
CDF 2688.709155
CHF 0.923814
CLF 0.026658
CLP 1049.145543
CNY 7.98813
CNH 7.986979
COP 4264.823087
CRC 542.55863
CUC 1.168496
CUP 30.965141
CVE 110.256121
CZK 24.40282
DJF 207.825043
DKK 7.472637
DOP 70.774603
DZD 154.66653
EGP 62.07962
ERN 17.527439
ETB 182.232485
FJD 2.612402
FKP 0.869452
GBP 0.870647
GEL 3.13745
GGP 0.869452
GHS 12.860964
GIP 0.869452
GMD 85.300278
GNF 10240.263005
GTQ 8.928281
GYD 244.160338
HKD 9.155224
HNL 30.99177
HRK 7.532825
HTG 153.058329
HUF 377.079456
IDR 19980.111445
ILS 3.606691
IMP 0.869452
INR 108.275751
IQD 1528.889965
IRR 1536572.112723
ISK 143.596129
JEP 0.869452
JMD 184.51672
JOD 0.828443
JPY 185.694988
KES 150.840776
KGS 102.183214
KHR 4666.644172
KMF 496.089758
KPW 1051.592714
KRW 1729.344709
KWD 0.360995
KYD 0.97253
KZT 556.509948
LAK 25732.14805
LBP 104519.619411
LKR 368.233498
LRD 214.737302
LSL 19.232416
LTL 3.450264
LVL 0.706811
LYD 7.420466
MAD 10.872524
MDL 20.154808
MGA 4875.649098
MKD 61.634773
MMK 2453.584472
MNT 4177.665487
MOP 9.417522
MRU 46.320666
MUR 54.428144
MVR 18.065424
MWK 2023.654357
MXN 20.377254
MYR 4.654142
MZN 74.73767
NAD 19.232416
NGN 1591.175868
NIO 42.946909
NOK 11.126126
NPR 172.917555
NZD 2.001727
OMR 0.449338
PAB 1.167006
PEN 3.950265
PGK 5.051636
PHP 69.883024
PKR 325.516872
PLN 4.257823
PYG 7539.457383
QAR 4.266556
RON 5.092536
RSD 117.362565
RUB 90.703706
RWF 1708.577033
SAR 4.385027
SBD 9.404651
SCR 16.093842
SDG 702.266166
SEK 10.871248
SGD 1.489096
SLE 28.803245
SOS 666.951999
SRD 43.88168
STD 24185.506008
STN 24.498237
SVC 10.211265
SYP 129.181693
SZL 19.233616
THB 37.504039
TJS 11.104401
TMT 4.089736
TND 3.403226
TRY 52.103935
TTD 7.91643
TWD 37.170443
TZS 3032.246938
UAH 50.691552
UGX 4300.653676
USD 1.168496
UYU 47.366186
UZS 14237.975289
VES 554.354201
VND 30760.654646
VUV 139.675821
WST 3.235906
XAF 655.909794
XAG 0.015689
XAU 0.000246
XCD 3.157919
XCG 2.103349
XDR 0.815741
XOF 655.909794
XPF 119.331742
YER 278.773916
ZAR 19.204598
ZMK 10517.864136
ZMW 22.261398
ZWL 376.255204
  • AEX

    1.9100

    1005.12

    +0.19%

  • BEL20

    24.8100

    5417.26

    +0.46%

  • PX1

    -18.1800

    8245.8

    -0.22%

  • ISEQ

    -190.1000

    12654.31

    -1.48%

  • OSEBX

    37.6300

    2060.64

    +1.86%

  • PSI20

    34.9600

    9484.93

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    104.7200

    3926.73

    +2.74%

  • N150

    18.6200

    4067.46

    +0.46%

Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran
Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran

Face à l'impasse des négociations sur le nucléaire iranien, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont mis jeudi leur menace à exécution en entamant à l'ONU la procédure de rétablissement des sanctions internationales contre Téhéran dans trente jours.

Taille du texte:

Les trois pays, surnommés E3, "souhaitent notifier le Conseil de sécurité que, sur la base de preuves factuelles, le E3 estime que l'Iran est en position de non respect important de ses engagements" en vertu de l'accord sur le nucléaire de 2015, le JCPOA, et "invoquent ainsi le mécanisme connu sous le nom du snapback" qui ouvre un processus de trente jours permettant de réimposer une série de sanctions suspendues il y a dix ans, indique la lettre.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé une décision "injustifiée et illégale" des Européens, tout comme l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU pour qui elle n'a "absolument aucune base légale".

Israël a au contraire salué "une étape importante pour arrêter le programme nucléaire iranien".

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé que les Etats-Unis étaient ouverts à des discussions "directes" avec l'Iran "afin de trouver une solution pacifique et durable à la question du nucléaire iranien".

Signé par le E3, l'Iran, les Etats-Unis, la Chine et la Russie, le JCPOA suspend diverses sanctions économiques internationales prises par l'ONU contre l'Iran.

Le gouvernement iranien, qui avait lancé un programme nucléaire secret, est accusé de vouloir se doter de l'arme atomique, ce qu'il réfute. L'accord a été dénoncé en 2018 par les Etats-Unis qui ont rétabli leur propre volet de sanctions.

Le E3 menaçait de rétablir les sanctions quelques semaines avant que n'expire la possibilité d'y recourir en vertu du JCPOA, et après la campagne de bombardements israéliens et américains menés en juin contre les sites du programme iranien.

- Vers un délai supplémentaire ? -

Ils espèrent pousser l'Iran à des concessions alors que la diplomatie est au point mort: les négociations Etats-Unis-Iran sont ensablées, la coopération de Téhéran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est restreinte, et les discussions entre Téhéran et les Européens n'avancent pas.

"En juillet 2025, les E3 ont mis sur la table une offre d'extension de la résolution" 2231 de l'ONU régissant le JCPOA "et de son mécanisme de +snapback+. Les exigences fixées par les E3 en contrepartie de cette extension, à savoir notamment la reprise des négociations, le respect par l'Iran de ses obligations à l'égard de l'AIEA, et des mesures pour répondre à nos préoccupations concernant le stock d'uranium hautement enrichi, n'ont pas encore été remplies de manière satisfaisante par l'Iran", écrivent les trois ministres des Affaires étrangères dans une déclaration conjointe séparée.

Dénonçant "un risque majeur de prolifération", ils affirment avoir fait "tous les efforts possibles pour sortir de l'impasse" depuis plusieurs années.

"L'escalade nucléaire de l'Iran ne doit pas aller plus loin", a justifié jeudi le chef de la diplomatie française sur X, alors que le sort de 400 kilos d'uranium à 60%, permettant de fabriquer 9 bombes, demeure inconnu depuis qu'ils ont été visés par les bombardements israéliens et américains de juin.

Toutefois, "cette mesure ne signe pas la fin de la diplomatie: nous sommes déterminés à mettre à profit la période de trente jours qui s'ouvre pour dialoguer avec l'Iran", affirme Jean-Noël Barrot.

- "Jouer l'escalade" ? -

Il est dans l'intérêt des Iraniens "d'utiliser ces trente jours pour faire des efforts", a expliqué une source diplomatique française. "Je pense qu'ils vont être tentés de jouer l'escalade, du moins en partie", prévient-elle, "mais si on ne faisait rien, le dossier du nucléaire iranien sortait de l'ONU pour toujours".

"Nous attendons désormais de l'Iran" une "coopération totale avec l'AIEA", un "engagement clair en faveur de négociations avec les Etats-Unis", et des certitudes sur le sort du stock d'uranium iranien, a expliqué sur X le ministre allemand Johann Wadephul.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé à saisir cette "fenêtre d'opportunité" de trente jours pour éviter le rétablissement des sanctions.

Mais Téhéran affirme que cette décision "compromettra gravement le processus d'interaction et de coopération en cours" avec l'AIEA.

"Les Iraniens s'arc-boutent à leur position maximaliste qui est de n'autoriser aucune nouvelle coopération avec l'AIEA. Est-ce qu'il peut y avoir des négociations dans les trente jours ? C'est l'objectif de tout le monde, mais il faut que les Iraniens abandonnent cette position maximaliste", analyse pour l'AFP Héloïse Fayet, chercheuse sur les questions nucléaires à l'Institut français des relations internationales (Ifri).

Le délai de trente jours expirera durant les réunions de la "semaine de haut niveau" de l'Assemblée générale de l'ONU à New York du 22 au 30 septembre, où seront rassemblés des dizaines de dirigeants mondiaux.

E.Schneyder--NZN