Zürcher Nachrichten - Vote de confiance: quand le "boomer" François Bayrou présente sa carte jeunes

EUR -
AED 4.291302
AFN 74.783732
ALL 95.843102
AMD 439.164635
AOA 1071.510246
ARS 1620.690029
AUD 1.659289
AWG 2.103293
AZN 1.984621
BAM 1.955634
BBD 2.350531
BDT 143.367841
BHD 0.441068
BIF 3468.735511
BMD 1.168496
BND 1.488586
BOB 8.064351
BRL 6.002799
BSD 1.167016
BTN 108.074609
BWP 15.719869
BYN 3.3897
BYR 22902.519699
BZD 2.347161
CAD 1.617426
CDF 2688.709155
CHF 0.923814
CLF 0.026658
CLP 1049.145543
CNY 7.98813
CNH 7.986979
COP 4264.823087
CRC 542.55863
CUC 1.168496
CUP 30.965141
CVE 110.256121
CZK 24.40282
DJF 207.825043
DKK 7.472637
DOP 70.774603
DZD 154.66653
EGP 62.07962
ERN 17.527439
ETB 182.232485
FJD 2.612402
FKP 0.869452
GBP 0.870647
GEL 3.13745
GGP 0.869452
GHS 12.860964
GIP 0.869452
GMD 85.300278
GNF 10240.263005
GTQ 8.928281
GYD 244.160338
HKD 9.155224
HNL 30.99177
HRK 7.532825
HTG 153.058329
HUF 377.079456
IDR 19980.111445
ILS 3.606691
IMP 0.869452
INR 108.275751
IQD 1528.889965
IRR 1536572.112723
ISK 143.596129
JEP 0.869452
JMD 184.51672
JOD 0.828443
JPY 185.694988
KES 150.840776
KGS 102.183214
KHR 4666.644172
KMF 496.089758
KPW 1051.592714
KRW 1729.344709
KWD 0.360995
KYD 0.97253
KZT 556.509948
LAK 25732.14805
LBP 104519.619411
LKR 368.233498
LRD 214.737302
LSL 19.232416
LTL 3.450264
LVL 0.706811
LYD 7.420466
MAD 10.872524
MDL 20.154808
MGA 4875.649098
MKD 61.634773
MMK 2453.584472
MNT 4177.665487
MOP 9.417522
MRU 46.320666
MUR 54.428144
MVR 18.065424
MWK 2023.654357
MXN 20.377254
MYR 4.654142
MZN 74.73767
NAD 19.232416
NGN 1591.175868
NIO 42.946909
NOK 11.126126
NPR 172.917555
NZD 2.001727
OMR 0.449338
PAB 1.167006
PEN 3.950265
PGK 5.051636
PHP 69.883024
PKR 325.516872
PLN 4.257823
PYG 7539.457383
QAR 4.266556
RON 5.092536
RSD 117.362565
RUB 90.703706
RWF 1708.577033
SAR 4.385027
SBD 9.404651
SCR 16.093842
SDG 702.266166
SEK 10.871248
SGD 1.489096
SLE 28.803245
SOS 666.951999
SRD 43.88168
STD 24185.506008
STN 24.498237
SVC 10.211265
SYP 129.181693
SZL 19.233616
THB 37.504039
TJS 11.104401
TMT 4.089736
TND 3.403226
TRY 52.103935
TTD 7.91643
TWD 37.170443
TZS 3032.246938
UAH 50.691552
UGX 4300.653676
USD 1.168496
UYU 47.366186
UZS 14237.975289
VES 554.354201
VND 30760.654646
VUV 139.675821
WST 3.235906
XAF 655.909794
XAG 0.015689
XAU 0.000246
XCD 3.157919
XCG 2.103349
XDR 0.815741
XOF 655.909794
XPF 119.331742
YER 278.773916
ZAR 19.204598
ZMK 10517.864136
ZMW 22.261398
ZWL 376.255204
  • AEX

    -1.9100

    1001.26

    -0.19%

  • BEL20

    -19.4100

    5373.15

    -0.36%

  • PX1

    -66.9400

    8196.71

    -0.81%

  • ISEQ

    -264.5800

    12579.32

    -2.06%

  • OSEBX

    39.6500

    2062.6

    +1.96%

  • PSI20

    28.3500

    9478.25

    +0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    104.7200

    3926.73

    +2.74%

  • N150

    4.8600

    4053.76

    +0.12%

Vote de confiance: quand le "boomer" François Bayrou présente sa carte jeunes
Vote de confiance: quand le "boomer" François Bayrou présente sa carte jeunes / Photo: Thibaud MORITZ - POOL/AFP

Vote de confiance: quand le "boomer" François Bayrou présente sa carte jeunes

La dette, un conflit de générations ? En invoquant les "jeunes" comme les principales victimes de l'endettement, à qui il a opposé le "confort" des "boomers", François Bayrou tente une nouvelle carte face à l'opinion.

Taille du texte:

Une expression du Premier ministre, mardi soir sur TF1, a créé une sorte de débat dans le débat. Plaidant que les "premières victimes" de l'endettement sont "les plus jeunes" qui "devront payer la dette toute leur vie", M. Bayrou a ajouté: "Vous ne trouvez pas ça génial, tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers ?"

S'en est suivie une série de débats sur les antennes de radio et de télévision autour de la notion de "boomers", dans laquelle s'est inclus M. Bayrou, la définissant comme la génération "née entre 1945 et 1965" (lui est né en 1951).

Celle de l'après-Seconde Guerre mondiale, qui a connu le plein-emploi et l'expansion économique de la reconstruction, jusqu'aux chocs pétroliers des années 1970. Époque à partir de laquelle le chômage a pris une pente ascendante et la France a commencé à présenter des budgets en déficit.

Un argument qui a suscité un certain scepticisme, voire une désapprobation dans la classe politique et au-delà.

Quelque 11% des retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté, a de son côté fait valoir la secrétaire nationale de la CFDT, Marylise Léon.

Mais le chef du gouvernement persiste. "J'ai reçu énormément de messages de jeunes qui disaient: +Pour la première fois, on a parlé de nous+. Les générations du baby-boom, qui ont beaucoup fait marcher le pays, ne peuvent pas se désintéresser de la situation qui est faite aux jeunes Français", a insisté M. Bayrou depuis la foire de Châlons-en-Champagne (Marne).

Et "les jeunes ont bien le droit d'être respectés et soutenus au lieu d'être constamment ignorés et alourdis par des engagements qu'on a pris en leur nom sans leur demander leur avis", a-t-il insisté.

- "Esclavage" -

"La dette c'est l'esclavage des plus jeunes", a martelé le Premier ministre en sursis, observant, comme pour mieux le souhaiter, que les "jeunes" ont "des instruments, les réseaux sociaux" pour "faire pression sur les appareils politiques".

La question de la contribution des boomers, dont la plupart sont aujourd'hui retraités, agite régulièrement le débat politique. Le président Emmanuel Macron l'a lui-même expérimenté en début de mandat: la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les retraités les plus aisés, ce afin de "favoriser le travail", a été fortement critiquée, jusqu'à son amenuisement au moment de la crise des gilets jaunes.

Le sujet a occupé une partie du conclave sur la réforme des retraites. "Le discours qui monte, c'est: +Vous avez eu l'âge d'or, vous avez profité, vous n'avez pas eu de chômage (...) vous avez eu l'ascenseur social, vous avez cramé la planète, et maintenant, on se retrouve avec la dette". Mais "il y a quand même des personnes qui ont de toutes petites pensions", expliquait alors un participant.

Chez les politiques, le sujet est considéré comme explosif. De nombreux partis, dont Les Républicains et le Rassemblement national, défendent ce segment de la population, le plus assidu dans l'isoloir.

"A partir du moment où les retraités sont ceux qui votent le plus et qu’ils sont de plus en plus nombreux, un certain nombre de propositions sont des suicides et personne ne va les faire", expliquait il y a quelques mois un élu du bloc central.

François Bayrou, dont le bail à Matignon est sévèrement compromis par sa décision de solliciter la confiance de l'Assemblée nationale sur le constat de l'endettement et le niveau de réponse à apporter dans le budget 2026, s'affranchirait-il de ce tabou électoral ? "Il reste dix jours pour convaincre, et dix jours, c'est très long", a-t-il dit vendredi depuis Châlons.

Y.Keller--NZN