Zürcher Nachrichten - En Grèce, des mouches stériles pour lutter contre la destruction des cultures fruitières

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En Grèce, des mouches stériles pour lutter contre la destruction des cultures fruitières
En Grèce, des mouches stériles pour lutter contre la destruction des cultures fruitières / Photo: Sakis Mitrolidis - AFP

En Grèce, des mouches stériles pour lutter contre la destruction des cultures fruitières

Dans un verger de kakis, à Naoussa, dans le nord de la Grèce, des scientifiques ouvrent avec précaution des sachets en papier. Des milliers de mouches s'envolent aussitôt au dessus des plaqueminiers.

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L'expérience vise à atténuer l’impact destructeur de nouvelles espèces de mouches invasives qui ravagent les cultures fruitières.

Car ces insectes lâchés sont des mâles stérilisés de la mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis capitata) qui détruit une partie des récoltes à Naoussa, une région productrice de pêches, un fruit largement exporté hors de Grèce.

Financé par l'Union européenne, le projet REACT, doté d'un budget de 6,65 millions d'euros sur quatre ans, rassemble des chercheurs de douze pays: du Royaume-Uni à l'Afrique du Sud en passant par Israël et la France afin de procéder à un premier essai de la technique de l'insecte stérile (TIS).

"Notre approche est d'éradiquer localement les populations de la mouche méditerranéenne des fruits", explique Nikos Papadopoulos, professeur d'entomologie à l'Université de Thessalie, qui participe au projet.

Ce savoir-faire doit ensuite être appliqué "à d'autres espèces destructrices, comme la mouche orientale des fruits (Bactrocera dorsalis) et la mouche des pêches (Bactrocera zonata)", poursuit-il lors d'une visite organisée pour des journalistes, dont deux de l'AFP.

Venue d'Afrique subsaharienne, la mouche méditerranéenne a commencé à apparaître dans le sud-est de l'Europe avec la hausse des températures liée au changement climatique. Le ver de ce ravageur s'attaque aux pêchers, agrumes, pommiers, abricotiers, fraisiers et cerisiers notamment.

- supplément bactérien -

Les mouches mâles stérilisées à l'Université de Patras reçoivent "un supplément bactérien qui les rend plus actives, plus résistantes et plus compétitives", détaille George Tsiamis, directeur du laboratoire de systèmes microbiologiques de cette université.

"Elles sont ainsi plus susceptibles de survivre, de parcourir des distances plus longues, de vivre plus longtemps et surtout de s'accoupler avec des femelles de type sauvage", poursuit le chercheur.

Mais la reproduction des mouches mâles stérilisées et des femelles est empêchée ce qui va réduire progressivement jusqu'à l'élimination des ravageurs. Une technique qui, à en croire ses promoteurs, n'utilise pas de pesticides.

Savvas Pastopoulos a accepté que son verger participe à cet essai scientifique et a été chargé d'informer les autres producteurs de fruits alentour.

"Lorsqu'ils ont vu ces sacs remplis d'insectes, ils se sont d'abord montrés méfiants", affirme cet agronome de 40 ans. Mais une fois les explications fournies, "ils ont compris l'intérêt du projet".

A Naoussa, "il y a eu des saisons où la mouche méditerranéenne a causé la perte de notre production en quinze jours", se désole-t-il.

Les mouches des fruits envahissantes figurent parmi les menaces les plus destructrices pour la production alimentaire mondiale, selon les scientifiques.

Deux des espèces nuisibles, la mouche orientale des fruits et la mouche des pêches, ont causé des dégâts économiques massifs dans le monde et menacent désormais d'envahir l'Europe.

Selon Nikos Papadopoulos, la mouche orientale des fruits est désormais présente en Europe, à commencer par la région de Naples, en Italie. Elle est aussi apparue en France et en Belgique.

"C'est une menace réelle pour les pays méditerranéens et on s'attend à des problèmes en Grèce, sur la côte croate, en Italie, en Espagne et au Portugal", souligne-t-il.

- facteur aggravant -

Le changement climatique constitue un facteur aggravant car les espèces envahissantes se propagent avec la chaleur, selon Vasilis Rodovitis, doctorant au laboratoire d'entomologie et de zoologie agricole de l'Université grecque de Thessalie.

Ces deux espèces "se sont révélées capables de passer l'hiver dans les régions les plus chaudes d'Europe, comme l'île de Crète (Grèce) ou la ville de Valence (Espagne)", selon lui.

Dans des régions tempérées comme Naples et Thessalonique, la deuxième ville grecque, "nous avons observé un faible taux de survie mais suffisant pour se reproduire au début de printemps", a-t-il ajouté.

La petite ville de Naoussa a été choisie parce que la population de la mouche méditerranéenne des fruits y est faible,comme lors des premiers stades d'invasion d'une nouvelle espèce.

"Nos premières conclusions montrent une réduction du nombre de la population locale de ravageurs que nous surveillerons cette année et l'année prochaine", assure Marc Schetelig, coordinateur du projet. Selon ce professeur de biotechnologie à l'Université de Giessen en Allemagne, "cet essai à petite échelle sert de modèle pour l'Europe".

W.Vogt--NZN