Zürcher Nachrichten - Deux ans après le 7-Octobre, les larmes coulent encore sur le site du festival Nova

EUR -
AED 4.289655
AFN 74.755056
ALL 96.717464
AMD 439.734811
ANG 2.090902
AOA 1071.098896
ARS 1627.117719
AUD 1.650717
AWG 2.105405
AZN 1.999313
BAM 1.977551
BBD 2.35304
BDT 144.165651
BGN 1.996553
BHD 0.440952
BIF 3469.099991
BMD 1.168047
BND 1.500572
BOB 8.072547
BRL 6.019528
BSD 1.168229
BTN 108.595093
BWP 15.942002
BYN 3.434591
BYR 22893.723848
BZD 2.349592
CAD 1.616221
CDF 2686.508799
CHF 0.923861
CLF 0.027125
CLP 1071.052494
CNY 8.009768
CNH 7.982358
COP 4311.472224
CRC 541.951546
CUC 1.168047
CUP 30.953249
CVE 111.694524
CZK 24.459958
DJF 207.584902
DKK 7.472477
DOP 70.969364
DZD 154.692628
EGP 63.889723
ERN 17.520707
ETB 183.970416
FJD 2.58483
FKP 0.882643
GBP 0.872233
GEL 3.130268
GGP 0.882643
GHS 12.862194
GIP 0.882643
GMD 85.875963
GNF 10248.723824
GTQ 8.937145
GYD 244.423134
HKD 9.151048
HNL 31.104906
HRK 7.531212
HTG 153.165292
HUF 377.524355
IDR 19912.517146
ILS 3.671768
IMP 0.882643
INR 108.465032
IQD 1530.141747
IRR 1537004.024157
ISK 143.821956
JEP 0.882643
JMD 183.902712
JOD 0.828156
JPY 185.411153
KES 151.904183
KGS 102.145616
KHR 4681.389544
KMF 498.756463
KPW 1051.2452
KRW 1723.161689
KWD 0.361195
KYD 0.973587
KZT 542.879411
LAK 25773.931071
LBP 104173.685663
LKR 368.64625
LRD 214.959701
LSL 19.728491
LTL 3.44894
LVL 0.70654
LYD 7.458
MAD 10.946062
MDL 20.41005
MGA 4865.496937
MKD 61.694798
MMK 2453.030459
MNT 4173.796298
MOP 9.428501
MRU 46.826766
MUR 54.921721
MVR 18.046531
MWK 2025.737354
MXN 20.45782
MYR 4.671608
MZN 74.696995
NAD 19.741736
NGN 1615.806483
NIO 42.890907
NOK 11.200778
NPR 173.752351
NZD 2.012055
OMR 0.449107
PAB 1.168214
PEN 4.001729
PGK 5.041874
PHP 70.024279
PKR 325.885085
PLN 4.261053
PYG 7575.319543
QAR 4.257511
RON 5.094327
RSD 117.343236
RUB 91.60061
RWF 1705.348817
SAR 4.386306
SBD 9.401124
SCR 15.962669
SDG 701.996581
SEK 10.906628
SGD 1.49072
SHP 0.876338
SLE 28.734562
SLL 24493.377045
SOS 667.628837
SRD 43.735201
STD 24176.217419
STN 25.113013
SVC 10.222435
SYP 129.308149
SZL 19.71648
THB 37.458952
TJS 11.116025
TMT 4.099845
TND 3.438216
TOP 2.812377
TRY 52.067448
TTD 7.927224
TWD 37.271214
TZS 3036.92256
UAH 50.771122
UGX 4387.254605
USD 1.168047
UYU 47.380316
UZS 14279.376214
VES 553.032006
VND 30759.353256
VUV 139.283718
WST 3.231158
XAF 663.237633
XAG 0.015218
XAU 0.000241
XCD 3.156705
XCG 2.105568
XDR 0.824937
XOF 664.035224
XPF 119.331742
YER 278.637436
ZAR 19.205299
ZMK 10513.830298
ZMW 22.635283
ZWL 376.110701
  • AEX

    -4.0000

    971.88

    -0.41%

  • BEL20

    -9.3900

    5207.16

    -0.18%

  • PX1

    -53.3500

    7908.74

    -0.67%

  • ISEQ

    -57.1000

    12090.95

    -0.47%

  • OSEBX

    27.5100

    2080.56

    +1.34%

  • PSI20

    -2.8100

    9366.7

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -26.1700

    3822.13

    -0.68%

  • N150

    -3.1500

    3940.17

    -0.08%

Deux ans après le 7-Octobre, les larmes coulent encore sur le site du festival Nova
Deux ans après le 7-Octobre, les larmes coulent encore sur le site du festival Nova / Photo: JOHN WESSELS - AFP

Deux ans après le 7-Octobre, les larmes coulent encore sur le site du festival Nova

Au lever du soleil, des dizaines de personnes se sont rassemblées mardi dans le sud d'Israël sur les lieux du massacre du festival Nova, près de la bande de Gaza, où l'attaque de commandos du Hamas a fait plus de 370 morts il y a deux ans.

Taille du texte:

Les larmes coulent sur les visages tournés vers les photos de proches, des portraits pris pendant des mariages, en vacances, ou en train de danser, et beaucoup de selfies, presque toujours des jeunes, souriant à pleines dents, leur année de naissance et de mort en légende.

Deux jeunes hommes, arrivés alors qu'il faisait encore nuit, roulent des joints en écoutant de la musique électronique. A 06h29 (03h29 GMT), heure précise du début de l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien, ils éteignent le poste pour partager une minute de silence.

Ses trois amis, Yevgeni Postel, Lior Tkach et Sean Davitashvili, ont été tués le 7 octobre 2023 et il veut que leurs noms soient connus du monde entier.

"Nous vivons avec ce traumatisme tous les jours", explique-t-il, le visage fermé, "c'est comme si ça c'était passé hier." Il est venu accompagné des membres des familles des trois jeunes, qui ne peuvent pas parler tant ils sont bouleversés.

- "Ici avec ma fille" -

"C'est ainsi que nous vivons depuis deux ans, et c'est le pire sentiment au monde", estime Orit Baron, dont la fille, Yuval, a été tuée sur place, à 25 ans.

Elle se souvient du 6 octobre 2023, soir de fête religieuse, de rires dans la cuisine avec Yuval.

Bien qu'elle vive à plus d'une centaine de kilomètres, Mme Baron vient souvent dans ce coin du Néguev, où l'ancienne piste de danse du festival préfigure une sorte de cimetière avec des grandes tiges pareilles à des stèles, piquées des portraits des personnes tuées ou prises en otage durant l'attaque du Hamas.

Au pied de chacun, beaucoup d'anémones sauvages, ces fleurs rouges emblèmes du miracle d'un désert qui fleurit dans le sud d'Israël, parfois des dessins d'enfants, et ailleurs, des drapeaux d'Israël.

A 57 ans, Orit Baron a cessé de travailler pour se consacrer à la mémoire de sa fille et raconter son histoire, celle d'une jeune femme qui venait d'acheter sa robe de mariée, et qui est morte aux côtés de son fiancé, Moshé Shuva, 33 ans: "C'est très important que les gens apprennent la vérité de première main."

Alors qu'elle s'applique à nettoyer le coin de Yuval et Moshé et arranger les fleurs, d'autres allument des bougies ou embrassent une photo. Au loin, l'écho sourd de tirs d'artillerie et d'explosions se font entendre depuis la bande de Gaza, le territoire palestinien voisin.

"Je suis ici avec" eux, dit Mme Baron, qui porte un portrait du jeune couple sérigraphié sur un pendentif d'argent autour du cou et dit ne pas entendre les bruits de la guerre. "La première fois que j'étais ici, ça me faisait très peur, mais maintenant, ça ne me fait plus rien".

- "Impardonnable" -

"Chaque fois que je suis venue ici, il y avait des explosions, et honnêtement, d'une certaine manière, on aime bien", note de son côté Karen Shaarabany, qui a perdu sa fille, Sivan, 21 ans.

"Evidemment, je voudrais que tout cela se termine", dit cette femme de 57 ans, venue en famille, en référence à la guerre à Gaza et à la destruction du Hamas promise par le gouvernement israélien. "Mais tant que ce n'est pas terminé, je ne veux pas de calme", ajoute-t-elle : "Pourquoi devraient-ils avoir du calme (à Gaza) ? Pourquoi leur vie devrait-elle être tranquille ?"

Le calvaire de sa fille et ses quatre amies, qui ont tenté de quitter le site du festival lorsqu'il a été pris d'assaut, avant d'être contraintes à rebrousser chemin, est gravé dans son esprit, minute par minute.

Elle se souvient de chaque message envoyé par sa fille. Le premier, à 06h45: "tout va bien", le dernier à 08h10, où elle décrit "les terroristes qui leur tiraient dessus, elles se cachaient, elle avait peur."

Sivan Shaarabany est partie avec quatre amies, une seule est revenue vivante, dit sa mère, qui époussette méticuleusement chacun des mémoriaux des quatre jeunes filles mortes à Nova.

Elle réprime ses sanglots, elle a beaucoup à dire mais est très émue, alors elle conclut: "Ce qui s'est passé ici est impardonnable."

A.Weber--NZN