Zürcher Nachrichten - Les députés votent sur l'avenir des barrages français

EUR -
AED 4.246007
AFN 76.894412
ALL 93.248424
AMD 422.219573
AOA 1060.200548
ARS 1733.067587
AUD 1.635701
AWG 2.082538
AZN 1.960652
BAM 1.956405
BBD 2.322408
BDT 142.734126
BHD 0.434833
BIF 3452.267264
BMD 1.156162
BND 1.477557
BOB 13.704237
BRL 5.878856
BSD 1.153051
BTN 109.721073
BWP 15.563744
BYN 3.433447
BYR 22660.78355
BZD 2.319007
CAD 1.611742
CDF 2615.820009
CHF 0.934312
CLF 0.02682
CLP 1055.576434
CNY 7.801321
CNH 7.797096
COP 3650.340066
CRC 524.159776
CUC 1.156162
CUP 30.638304
CVE 110.296236
CZK 24.270279
DJF 205.33259
DKK 7.475775
DOP 67.310518
DZD 153.693346
EGP 57.714706
ERN 17.342436
ETB 186.10863
FJD 2.553443
FKP 0.857585
GBP 0.856156
GEL 3.018079
GGP 0.857585
GHS 13.528316
GIP 0.857585
GMD 84.980911
GNF 10126.955552
GTQ 8.797491
GYD 241.183453
HKD 9.070539
HNL 30.905421
HRK 7.534365
HTG 150.766609
HUF 363.454703
IDR 20538.069336
ILS 3.466464
IMP 0.857585
INR 110.147015
IQD 1510.466959
IRR 1590359.224806
ISK 142.612646
JEP 0.857585
JMD 183.115818
JOD 0.819729
JPY 183.485869
KES 149.56077
KGS 101.10619
KHR 4683.447881
KMF 492.524896
KRW 1640.253536
KWD 0.357104
KYD 0.960897
KZT 540.397715
LAK 26033.935768
LBP 103255.774835
LKR 386.757893
LRD 208.125242
LSL 18.73251
LTL 3.413847
LVL 0.699351
LYD 7.334236
MAD 10.746522
MDL 20.051112
MGA 4920.499886
MKD 61.581589
MMK 2427.420348
MNT 4155.540854
MOP 9.317581
MRU 46.35313
MUR 54.339702
MVR 17.862554
MWK 1999.409468
MXN 19.816182
MYR 4.732137
MZN 73.884528
NAD 18.732267
NGN 1574.207318
NIO 42.433118
NOK 10.993363
NPR 175.557514
NZD 1.96081
OMR 0.444544
PAB 1.153056
PEN 3.904873
PGK 5.095641
PHP 70.241488
PKR 320.115879
PLN 4.303664
PYG 6856.089901
QAR 4.214894
RON 5.236955
RSD 117.384082
RUB 95.549993
RWF 1695.516834
SAR 4.329547
SBD 9.325255
SCR 17.016079
SDG 694.270285
SEK 10.959668
SGD 1.478986
SLE 28.426733
SOS 659.000879
SRD 43.779826
STD 23930.227936
STN 24.507895
SVC 10.089119
SZL 18.728709
THB 38.135438
TJS 10.636896
TMT 4.05813
TND 3.387359
TRY 55.169782
TTD 7.815382
TWD 37.278161
TZS 3060.943464
UAH 51.642342
UGX 4294.417592
USD 1.156162
UYU 46.413947
UZS 13790.143929
VES 873.784093
VND 30253.302202
VUV 138.00696
WST 3.16062
XAF 656.157012
XAG 0.018007
XAU 0.000266
XCD 3.124586
XCG 2.078142
XDR 0.816049
XOF 656.157012
XPF 119.331742
YER 275.629091
ZAR 18.706951
ZMK 10406.850246
ZMW 21.763634
ZWL 372.283829
  • AEX

    1.8900

    1113.4

    +0.17%

  • BEL20

    -15.6000

    5761.94

    -0.27%

  • PX1

    1.7400

    8716.54

    +0.02%

  • ISEQ

    12.8900

    14333.23

    +0.09%

  • OSEBX

    9.1200

    2035.2

    +0.45%

  • PSI20

    -4.5900

    9176.44

    -0.05%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    -3.9000

    4325.31

    -0.09%

Les députés votent sur l'avenir des barrages français
Les députés votent sur l'avenir des barrages français / Photo: NICOLAS TUCAT - AFP/Archives

Les députés votent sur l'avenir des barrages français

Les députés mettront-ils un terme à un litige vieux de dix ans avec la Commission européenne? Une proposition de loi sur l'avenir des barrages français doit être examinée à l'Assemblée mercredi, et permettre selon ses défenseurs de relancer l'investissement dans ce secteur stratégique.

Taille du texte:

Le texte est très attendu: l'hydroélectricité représentait en 2024 la deuxième source de production électrique après le nucléaire, et la première renouvelable, avant l'éolien et le solaire, avec l'avantage de pouvoir, elle, être stockée.

Mais les investissements, indispensables pour ces ouvrages parfois vieillissants, sont actuellement empêchés à cause d'insécurités juridiques liées à deux procédures de la Commission européenne contre la France.

La première, datant de 2015, porte sur la position dominante d'EDF dans l'hydroélectricité, et la seconde, de 2019, sur l'absence de remise en concurrence des concessions échues.

Résultat: "de nombreux projets de modernisation et d'extension" ont été suspendus ou reportés, selon la rapporteure du texte Marie-Noëlle Battistel (PS).

La proposition de loi, également portée par Philippe Bolo (MoDem) et soutenue par le gouvernement, prévoit des mesures permettant de mettre un terme à ces différends.

Mais elle rencontre l'opposition de députés écologistes, LFI et RN, inquiets d'un risque de privatisation. Le texte représente "une perte grave de contrôle public sur les barrages", juge également l'Union syndicale Solidaires et SUD énergie.

Son adoption en première lecture dépendra de "la mobilisation" dans l'hémicycle, estime Marie-Noëlle Battistel. Il devra ensuite être examiné au Sénat.

- Accord de principe -

Actuellement, les installations hydroélectriques sont principalement exploitées sous le régime de la concession (plus de 340): les ouvrages appartiennent à l'Etat, l'exploitation étant confiée à un opérateur pendant une durée définie.

Les deux principaux concessionnaires sont EDF (environ 70% de la production hydroélectrique) et la Compagnie nationale du Rhône (25%), selon la Cour des comptes. Les contrats les plus anciens, passés par l'Etat au siècle dernier, arrivent progressivement à échéance.

Or toute concession doit alors normalement être remise en concurrence. Ce que la France refuse de faire.

Des négociations ont été menées avec la Commission européenne pour aboutir à un accord de principe à l'été 2025: elle serait prête à "clore les pré-contentieux en cours, à condition que la France adopte une réforme du régime juridique" des installations hydroélectriques, selon Mme Battistel.

Le texte propose une solution: passer du régime de concession à celui d'"autorisation".

L'Etat devra donc racheter ces concessions et indemniser les exploitants pour la résiliation de leur contrat. Charge à eux de s'acquitter ensuite d'un droit d'occupation, attribué pour 70 ans.

Cette solution leur offrirait de la visibilité, tout en préservant la propriété de l'Etat.

EDF dit vouloir consacrer entre 4 et 4,5 milliards d'euros dans la modernisation et le développement des ouvrages hydroélectriques d'ici 2035.

Mais les syndicats pré-cités s'inquiètent que les futurs exploitants ne réalisent que "les investissements les plus rentables", avec "un risque d'abandon des autres" sites.

L'Etat "abandonne donc l'hydroélectricité (...) au bon vouloir des exploitants", s'est alarmé lors de l'examen en commission le député insoumis Matthias Tavel

- Contreparties -

Plus décriée encore: une mesure prévoyant une ouverture du marché de l'hydroélectricité, pensée comme une compensation au maintien en place des exploitants historiques, afin de rendre l'arrangement compatible avec les exigences européennes de concurrence.

Le texte prévoit qu'au moins 40% des capacités hydroélectriques soient mises aux enchères par EDF, avec un volume fixé à 6 gigawatts les dix premières années.

Des contreparties dont "on se serait bien passé", a reconnu Mme Battistel qui y voit "une condition fondamentale posée" par Bruxelles

Cet article a été très débattu en commission.

"Nous refusons de livrer une énergie stratégique financée par les Français depuis des générations aux règles du marché", a fustigé le député RN Lionel Tivoli.

"Contraindre EDF à céder une partie de sa production hydraulique à des concurrents (...), c'est reproduire les erreurs" du passé, a jugé l'écologiste Julie Laernoes, en référence à un mécanisme de régulation des prix de l'électricité nucléaire qui a pris fin en décembre 2025 (Arenh).

Ce dispositif négocié avec Bruxelles imposait à EDF de vendre une partie de son électricité nucléaire à prix cassé.

Mais selon Mme Battistel, le texte, qui entrerait en vigueur d'ici septembre 2026, n'a cette fois "rien à voir" et "ne permettra jamais" à EDF "de vendre à perte".

G.Kuhn--NZN