Zürcher Nachrichten - La passe d'armes entre le président et le Hezbollah, symbole d'un Liban divisé

EUR -
AED 4.239148
AFN 76.183133
ALL 93.242695
AMD 422.066935
AOA 1059.642688
ARS 1727.110367
AUD 1.638971
AWG 2.080616
AZN 1.960251
BAM 1.955655
BBD 2.324318
BDT 142.849428
BHD 0.435164
BIF 3449.11485
BMD 1.154295
BND 1.479784
BOB 13.958027
BRL 5.910221
BSD 1.15401
BTN 109.825872
BWP 15.607777
BYN 3.416732
BYR 22624.173581
BZD 2.320918
CAD 1.615637
CDF 2609.859744
CHF 0.93435
CLF 0.02672
CLP 1055.048443
CNY 7.791054
CNH 7.789111
COP 3672.942237
CRC 524.929317
CUC 1.154295
CUP 30.588806
CVE 110.25684
CZK 24.205269
DJF 205.50301
DKK 7.475304
DOP 67.244732
DZD 153.502688
EGP 57.471515
ERN 17.314419
ETB 186.262401
FJD 2.553819
FKP 0.857432
GBP 0.857122
GEL 3.018477
GGP 0.857432
GHS 13.565055
GIP 0.857432
GMD 84.842311
GNF 10135.249888
GTQ 8.805348
GYD 241.43004
HKD 9.054939
HNL 30.930577
HRK 7.534661
HTG 150.888179
HUF 363.741084
IDR 20659.564222
ILS 3.476689
IMP 0.857432
INR 109.925261
IQD 1511.781564
IRR 1586924.175584
ISK 141.990031
JEP 0.857432
JMD 182.926462
JOD 0.818416
JPY 182.177709
KES 149.308045
KGS 100.942743
KHR 4682.633154
KMF 492.883829
KRW 1642.584342
KWD 0.356596
KYD 0.961725
KZT 540.782319
LAK 26074.844302
LBP 103342.499248
LKR 387.641311
LRD 208.303681
LSL 18.823107
LTL 3.408332
LVL 0.698221
LYD 7.356456
MAD 10.767203
MDL 20.079427
MGA 4961.611298
MKD 61.52518
MMK 2423.376627
MNT 4150.658845
MOP 9.324769
MRU 46.264576
MUR 54.182173
MVR 17.833786
MWK 2001.034568
MXN 19.905129
MYR 4.720486
MZN 73.770814
NAD 18.823025
NGN 1573.04937
NIO 42.466857
NOK 11.000254
NPR 175.719473
NZD 1.961533
OMR 0.443831
PAB 1.154005
PEN 3.900811
PGK 5.098623
PHP 70.147602
PKR 320.383288
PLN 4.298905
PYG 6864.462226
QAR 4.218488
RON 5.254356
RSD 117.323662
RUB 93.874598
RWF 1695.26719
SAR 4.334528
SBD 9.313251
SCR 16.730066
SDG 693.14483
SEK 10.923534
SGD 1.479794
SLE 28.393616
SOS 659.54833
SRD 43.479949
STD 23891.567097
STN 24.498081
SVC 10.097253
SZL 18.807445
THB 38.149235
TJS 10.64572
TMT 4.040031
TND 3.384764
TRY 54.934005
TTD 7.813388
TWD 37.188029
TZS 3058.878269
UAH 51.673876
UGX 4298.663235
USD 1.154295
UYU 46.47656
UZS 13752.982139
VES 870.581951
VND 30282.918056
VUV 137.758452
WST 3.15032
XAF 655.905615
XAG 0.018708
XAU 0.000271
XCD 3.119538
XCG 2.079855
XDR 0.814801
XOF 655.908456
XPF 119.331742
YER 273.423548
ZAR 18.82236
ZMK 10389.969123
ZMW 21.955185
ZWL 371.682381
  • AEX

    2.5600

    1113.87

    +0.23%

  • BEL20

    5.2000

    5781.08

    +0.09%

  • PX1

    60.6900

    8730.13

    +0.7%

  • ISEQ

    22.4300

    14038.81

    +0.16%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    69.7400

    9245.46

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    87.6700

    4302.47

    +2.08%

  • N150

    21.9900

    4333.85

    +0.51%

La passe d'armes entre le président et le Hezbollah, symbole d'un Liban divisé
La passe d'armes entre le président et le Hezbollah, symbole d'un Liban divisé / Photo: Joseph EID - AFP

La passe d'armes entre le président et le Hezbollah, symbole d'un Liban divisé

Ils s'accusent mutuellement de trahison: entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

Taille du texte:

La question de pourparlers avec le voisin israélien, avec lequel le Liban est officiellement en guerre depuis 1948, est restée longtemps taboue, jusqu'aux deux derniers conflits.

Le Liban et Israël ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, pour tenter de mettre fin à la guerre dans laquelle le Hezbollah a entraîné le Liban le 2 mars, en menant des tirs contre Israël qui a riposté par des frappes meurtrières.

- Que veut Joseph Aoun? -

Le président "tient à l'option des négociations", a souligné mardi une source officielle interrogée par l'AFP. C'est "le choix de l'Etat libanais et il n'y aura pas de retour en arrière".

Le 17 avril, jour de l'entrée en vigueur de la trêve, Joseph Aoun avait déclaré que tous les Libanais étaient "dans le même bateau" et que nul ne devait commettre le "crime" de le faire couler.

Selon lui, seules des négociations directes pourront stopper durablement la guerre et conduire au retrait d'Israël du sud du Liban, à "la délimitation des frontières et la fin de l'état d'hostilité".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a lancé le dirigeant libanais à l'intention du Hezbollah qui accuse le pouvoir de mener le pays vers "la capitulation".

Il tient là "un langage sans précédent", estime Heiko Wimmen, chercheur au centre de réflexion International Crisis Group. Mais si lui et le gouvernement peuvent négocier avec Israël, ils "ne sont pas en mesure de tenir leurs engagements", prévient-il.

Après la guerre précédente ayant opposé Israël et le Hezbollah jusqu'en novembre 2024, Beyrouth s'était ainsi engagé à désarmer le mouvement chiite.

Mais le Hezbollah a prouvé dans ce nouveau conflit qu'il conservait sa force. Et la décision des autorités, annoncée le 2 mars, d'interdire ses activités militaires est restée largement sans effet.

Alors que l'armée manque de moyens, les termes de la trêve stipulent qu'"avec le soutien de la communauté internationale", le Liban s'engage à prendre des "mesures concrètes" pour empêcher toute attaque du Hezbollah contre Israël.

Des experts et responsables politiques redoutent cependant qu'un affrontement avec le groupe ne mène à une scission au sein de l'armée, comme en 1976 lors de la guerre civile.

- Que veut le Hezbollah? -

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, dénonçant des "concessions gratuites et humiliantes", a averti que le choix de négociations directes risquait d'entraîner le Liban "dans un cycle d'instabilité".

Un ancien député du parti, Nawaf Moussawi, a récemment rappelé, en s'adressant à Joseph Aoun, le souvenir du président égyptien Anouar el-Sadate, assassiné en 1981 pour "trahison" après avoir signé un traité de paix avec Israël.

Le mouvement est sorti affaibli sur le plan interne de la précédente guerre avec Israël, avec la perte de son charismatique chef Hassan Nasrallah.

"Le Hezbollah est plus que jamais isolé sur la scène politique" libanaise, dit à l'AFP Joseph Daher, expert du mouvement, ajoutant que le soutien pluriconfessionnel dont il bénéficiait est désormais réduit à la communauté chiite.

Mais il a réorganisé depuis 2024 ses forces pour mener ce qu'il qualifie de "bataille existentielle". Selon l'expert, il a les moyens d'"exercer des pressions dans les médias et organiser des manifestations" pour empêcher un accord de paix.

- Quel avenir pour le Liban? -

Si le Hezbollah n'est "plus aussi influent, l'Etat reste lui plutôt faible", analyse Nicholas Blanford, analyste à l'Atlantic Council.

Les deux camps ont "deux visions diamétralement opposées" mais aucun "n'a la capacité d'imposer la sienne", dit-il, parlant d'"impasse".

A Beyrouth, le clivage est visible partout: d'un côté, s'affichent des portraits vantant un président Aoun "protecteur du Liban", de l'autre, des graffitis le qualifient de "traître".

Selon l'analyste, le groupe pourrait mener une "action dans la rue" comme en mai 2008, lorsqu'il a utilisé ses armes à Beyrouth et d'autres régions, contre ses opposants, après une décision du gouvernement - finalement annulée - de démanteler son réseau logistique.

Nicholas Blanford estime que le gouvernement sera "plus déterminé" cette fois et ne se retirera pas des discussions.

Israël a mené des frappes à plusieurs reprises depuis le début de la trêve au Liban, dont les termes lui réservent "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah. Tout en se disant prêt à une "paix historique".

A.Senn--NZN