Zürcher Nachrichten - Avec le retour de l'avortement à la Cour suprême américaine, la crainte de conséquences "tragiques"

EUR -
AED 4.098907
AFN 72.546788
ALL 91.35995
AMD 404.265972
ANG 1.998242
AOA 1024.587511
ARS 1692.867785
AUD 1.603869
AWG 2.008995
AZN 1.896229
BAM 1.953268
BBD 2.248805
BDT 137.449386
BGN 1.878903
BHD 0.421439
BIF 3340.750263
BMD 1.116108
BND 1.429921
BOB 13.225621
BRL 5.565583
BSD 1.116513
BTN 106.875646
BWP 15.360815
BYN 3.367475
BYR 21875.724466
BZD 2.245609
CAD 1.594322
CDF 2578.210144
CHF 0.931394
CLF 0.027702
CLP 1090.292659
CNY 7.469164
CNH 7.472044
COP 3566.903841
CRC 508.522669
CUC 1.116108
CUP 26.798266
CVE 110.122268
CZK 24.366376
DJF 198.354999
DKK 7.475761
DOP 67.800907
DZD 150.319701
EGP 58.762232
ERN 16.741626
ETB 182.383541
FJD 2.508174
FKP 0.843087
GBP 0.845022
GEL 2.890597
GGP 0.843087
GHS 13.130746
GIP 0.843087
GMD 82.031
GNF 9823.092084
GTQ 8.535631
GYD 233.486913
HKD 8.759247
HNL 29.971616
HRK 7.535626
HTG 146.217864
HUF 364.836834
IDR 20037.493946
ILS 3.429935
IMP 0.843087
INR 106.699683
IQD 1692.67576
IRR 1986081.399207
ISK 136.209477
JEP 0.843087
JMD 177.939369
JOD 0.791332
JPY 177.071215
KES 144.804016
KGS 97.60421
KHR 4533.043409
KMF 491.087667
KPW 1004.497907
KRW 1489.13385
KWD 0.34759
KYD 0.930477
KZT 503.000025
LAK 25106.459051
LBP 99988.91077
LKR 369.590966
LRD 190.381537
LSL 18.471528
LTL 3.295578
LVL 0.675122
LYD 7.174701
MAD 10.802998
MDL 19.997722
MGA 5036.472135
MKD 61.498087
MMK 2343.855857
MNT 4013.697018
MOP 9.025298
MRU 44.881025
MUR 53.048467
MVR 17.243932
MWK 1936.190468
MXN 20.35309
MYR 4.559409
MZN 71.330814
NAD 18.471528
NGN 1484.713956
NIO 41.085276
NOK 10.68448
NPR 171.004294
NZD 1.998347
OMR 0.429149
PAB 1.116533
PEN 3.844379
PGK 4.990532
PHP 70.056454
PKR 309.155897
PLN 4.383957
PYG 6351.653686
QAR 4.08161
RON 5.332543
RSD 117.383348
RUB 93.671122
RWF 1646.336651
SAR 4.192963
SBD 9.016003
SCR 15.628678
SDG 671.341051
SEK 11.203256
SGD 1.429746
SHP 0.843301
SLE 27.534215
SLL 23404.225846
SOS 638.161432
SRD 42.040487
STD 23101.190283
STN 24.46741
SVC 9.770336
SYP 14511.641585
SZL 18.465405
THB 37.519658
TJS 10.289272
TMT 3.91754
TND 3.340171
TOP 2.687321
TRY 55.058298
TTD 7.592887
TWD 35.651293
TZS 2946.535064
UAH 50.263552
UGX 4611.857203
USD 1.116108
UYU 44.910985
UZS 13287.539668
VES 977.377908
VND 28948.503341
VUV 133.659177
WST 3.108927
XAF 655.957
XAG 0.018505
XAU 0.000267531279
XCD 3.016338
XCG 2.01232
XDR 0.789147
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.611964
ZAR 18.462498
ZMK 10046.317528
ZMW 22.163876
ZWL 359.386447
SSP 6426.029616
MXV 2.298611
  • AEX

    4.5200

    1135.49

    +0.4%

  • BEL20

    35.4600

    5490.22

    +0.65%

  • PX1

    29.6500

    7832.88

    +0.38%

  • ISEQ

    222.4200

    14123.86

    +1.6%

  • OSEBX

    2.6900

    2071.11

    +0.13%

  • PSI20

    43.5600

    9311.49

    +0.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    16.5800

    3963.16

    +0.42%

  • N150

    13.3900

    4197.08

    +0.32%

Avec le retour de l'avortement à la Cour suprême américaine, la crainte de conséquences "tragiques"
Avec le retour de l'avortement à la Cour suprême américaine, la crainte de conséquences "tragiques" / Photo: Drew ANGERER - AFP

Avec le retour de l'avortement à la Cour suprême américaine, la crainte de conséquences "tragiques"

Aux Etats-Unis, le retour du sujet de l'avortement dans les mains de la Cour suprême sème confusion et peur chez de nombreuses patientes et soignants, alors que l'accès à une pilule abortive utilisée dans la majorité des IVG du pays pourrait être sévèrement restreint.

Taille du texte:

Nommé mifépristone, ce médicament est employé en combinaison avec un autre comprimé dans les avortements médicamenteux et sert également dans la prise en charge des fausses couches.

S'il peut depuis 2021 être prescrit par télémédecine et envoyé par la poste à travers le pays, cette option a été temporairement suspendue le 1er mai par une cour d'appel ultra conservatrice, offrant une puissante victoire aux militants anti-avortement.

Cette suspension a néanmoins été rapidement contestée par les laboratoires fabriquant la pilule et suspendue à son tour par la Cour suprême.

Les juges de la plus haute instance judiciaire du pays, à majorité conservatrice, doivent désormais décider d'étendre ou non cette suspension, qui expirera lundi en fin de journée, et pourraient indiquer s'ils souhaitent se saisir du dossier pour l'examiner et quand.

"C'est vertigineux", confie auprès de l'AFP Kristyn Brandi, gynécologue dans le New Jersey.

"Comment s'y retrouver dans un système où on sait ce qui est le mieux pour nos patients mais où on ne peut pas le leur donner parce qu'on ne sait pas quelle est la règle aujourd'hui?", pointe-t-elle.

- Solution de repli -

Aux Etats-Unis, une personne sur quatre ayant avorté grâce à l'aide d'un médecin en début 2025 l'avait fait via la télémédecine, selon le Guttmacher Institute, organisation de référence sur le sujet.

Interdire cette possibilité de prescription et d'envoi postal imposerait donc aux femmes de l'ensemble du pays de se rendre en personne dans un centre médical pour se faire délivrer ladite pilule, ce qui entraverait l'accès à l'avortement, notamment pour les femmes vivant dans des déserts médicaux ou dans les Etats américains où l'avortement est interdit.

"Une interdiction nationale de l'accès à la mifépristone par télémédecine et de son acheminement postal aurait tout simplement des conséquences tragiques et monumentales", a insisté l'avocate Julie Dahlstrom lors d'un appel avec des journalistes.

Ce revirement pourrait venir d'un tribunal mais aussi de l'Agence américaine du médicament (FDA), qui a lancé sous l'administration Trump une réévaluation de la sécurité de la mifépristone sur la demande du camp anti-avortement.

Rien que le débat autour du sujet alimente la confusion et la méfiance auprès des patients, déplore Kristyn Brandi: "cela perpétue davantage le mythe du médecin louche pratiquant des avortements dans une ruelle", alors que "ce n'est plus la réalité des soins aujourd'hui".

Face aux attaques du camp anti-avortement contre la mifépristone, les soignants se préparent à la possibilité de s'en passer en n'utilisant que la deuxième pilule du protocole, le misoprostol, qui pourrait être toujours prescrite à distance et envoyée.

Cette option de repli est sûre et efficace, assure Kristyn Brandi, mais les professionnels de santé préfèrent recourir aux deux pilules car la mifépristone permet d'accélérer le processus et de réduire les douleurs et saignements.

- "Nous ne devrions pas en être là"-

Bannir la mifépristone de l'équation constituerait donc "un nouveau recul dans la prise en charge des personnes enceintes", prévient Helen Weems, soignante qui réalise des avortements dans l'état rural du Montana.

Une telle mesure affecterait les Américaines souhaitant interrompre leurs grossesses, mais aussi celles faisant face à une fausse couche, la mifépristone pouvant également être prescrite dans ce cas de figure.

Cela pourrait aussi freiner les progrès médicaux en entravant les recherches sur le sujet ainsi que sur toute une série de problèmes de santé comme les fibromes utérins, craint Kristyn Brandi, les médicaments ayant souvent plusieurs applications.

"Nous ne pouvons pas y parvenir si nous devons revenir tous les deux mois sur ce débat concernant un médicament que nous utilisons pour une chose parmi tant d'autres", fustige la médecin.

D'autant que des études ont déjà prouvé la sûreté et l'efficacité de la mifépristone, par ailleurs employée depuis plus de 25 ans, relève Jen Castle de l'organisation Planned Parenthood.

"Rappelons-nous simplement (...) que nous ne devrions pas en être là du tout", insiste-t-elle.

Et d'assurer: "quelle que soit la décision de la Cour suprême, nous continuons à faire en sorte que les gens obtiennent les soins dont ils ont besoin".

E.Schneyder--NZN