Zürcher Nachrichten - En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie

EUR -
AED 4.327108
AFN 75.40719
ALL 95.469537
AMD 434.725041
ANG 2.108923
AOA 1081.629064
ARS 1650.727597
AUD 1.623956
AWG 2.123787
AZN 1.999297
BAM 1.958219
BBD 2.373352
BDT 144.848906
BGN 1.965433
BHD 0.444753
BIF 3507.596044
BMD 1.178245
BND 1.49628
BOB 8.142056
BRL 5.793314
BSD 1.178375
BTN 112.252074
BWP 15.843703
BYN 3.295298
BYR 23093.607434
BZD 2.369957
CAD 1.610379
CDF 2668.725934
CHF 0.915662
CLF 0.02668
CLP 1050.048955
CNY 8.012951
CNH 8.001941
COP 4426.585029
CRC 540.071638
CUC 1.178245
CUP 31.2235
CVE 110.355877
CZK 24.335949
DJF 209.842743
DKK 7.473127
DOP 69.766763
DZD 155.830536
EGP 62.116854
ERN 17.673679
ETB 183.994217
FJD 2.571521
FKP 0.864175
GBP 0.863712
GEL 3.151798
GGP 0.864175
GHS 13.303544
GIP 0.864175
GMD 86.595675
GNF 10339.902681
GTQ 8.99333
GYD 246.466508
HKD 9.224035
HNL 31.332966
HRK 7.534409
HTG 154.223758
HUF 355.640351
IDR 20525.504027
ILS 3.419091
IMP 0.864175
INR 112.28689
IQD 1543.726344
IRR 1545268.680998
ISK 143.781277
JEP 0.864175
JMD 185.901189
JOD 0.83536
JPY 184.998636
KES 152.169713
KGS 103.03766
KHR 4727.839461
KMF 492.506219
KPW 1060.420699
KRW 1732.75698
KWD 0.362782
KYD 0.982021
KZT 545.938935
LAK 25850.147493
LBP 105523.730332
LKR 379.572039
LRD 215.649098
LSL 19.367285
LTL 3.479052
LVL 0.712709
LYD 7.453332
MAD 10.74397
MDL 20.197117
MGA 4899.092559
MKD 61.651293
MMK 2473.757107
MNT 4214.238473
MOP 9.502858
MRU 47.052515
MUR 55.059614
MVR 18.140327
MWK 2043.341119
MXN 20.233818
MYR 4.621669
MZN 75.301835
NAD 19.367285
NGN 1608.469828
NIO 43.365402
NOK 10.818336
NPR 179.602355
NZD 1.975352
OMR 0.453022
PAB 1.178355
PEN 4.0483
PGK 5.118409
PHP 71.976664
PKR 328.269425
PLN 4.238932
PYG 7242.915151
QAR 4.305546
RON 5.209374
RSD 117.398042
RUB 86.718484
RWF 1723.343166
SAR 4.42052
SBD 9.448858
SCR 16.485242
SDG 707.533214
SEK 10.85829
SGD 1.494239
SHP 0.879679
SLE 29.043548
SLL 24707.209823
SOS 673.437493
SRD 44.070499
STD 24387.298371
STN 24.530715
SVC 10.310866
SYP 130.252583
SZL 19.361242
THB 38.019607
TJS 11.029663
TMT 4.123858
TND 3.418944
TOP 2.836932
TRY 53.464883
TTD 7.987934
TWD 36.970039
TZS 3078.17328
UAH 51.786803
UGX 4430.509825
USD 1.178245
UYU 46.978687
UZS 14307.854103
VES 588.222424
VND 31017.306923
VUV 139.713719
WST 3.189624
XAF 656.77377
XAG 0.013838
XAU 0.000249
XCD 3.184266
XCG 2.12375
XDR 0.816816
XOF 656.779351
XPF 119.331742
YER 281.158781
ZAR 19.283646
ZMK 10605.622741
ZMW 22.279802
ZWL 379.394499
  • AEX

    -2.3400

    1015.13

    -0.23%

  • BEL20

    34.4200

    5497.94

    +0.63%

  • PX1

    -55.9800

    8056.38

    -0.69%

  • ISEQ

    -87.7800

    12633.87

    -0.69%

  • OSEBX

    7.0900

    1977.32

    +0.36%

  • PSI20

    99.7300

    9165.76

    +1.1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    107.0000

    4099.71

    +2.68%

  • N150

    7.5400

    4196.63

    +0.18%

En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie
En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie / Photo: Sergei SUPINSKY - AFP

En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie

À Zaporijjia, dans le sud-est de l'Ukraine, la courte trêve entre Kiev et Moscou entrée lundi dans son dernier jour n'a pas interrompu les alertes aériennes et la population, éprouvée par plus de quatre ans d'invasion russe, évoque des "jours ordinaires".

Taille du texte:

"Nous marchions et nous pouvions même entendre des explosions", raconte Anastasia Rybalka, rencontrée par l'AFP dans les rues de Zaporijjia, une grande ville industrielle proche de la ligne de front et cible récurrente d'attaques de drones et de missiles russes.

"Ce n’était qu’une journée ordinaire", avec "l'écho constant" des bombes, résume cette informaticienne de 23 ans.

Ce cessez-le-feu de trois jours a été annoncé vendredi - à quelques heures des célébrations par la Russie de la victoire sur l'Allemagne nazie - par Donald Trump, qui a dit espérer que cela signe "le début de la fin" du conflit.

Peu après la publication du message du président américain, son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné à l'armée de ne pas attaquer le défilé samedi sur la place Rouge à Moscou. La Russie a aussi confirmé avoir accepté la trêve.

Mais depuis le début de ce cessez-le-feu, les deux pays se sont mutuellement accusés d'attaques contre des civils.

Selon Kiev, la région de Zaporijjia figure parmi celles visées par des drones russes.

"Il y avait moins de frappes mais il y en avait quand même", observe Dmytro Zlotchevsky.

"Je pense qu’il vaut mieux ne pas compter sur le fait que ce cessez-le-feu se transforme en quelque chose de plus important", ajoute ce professeur d'anglais de 45 ans, qui vit en dehors de Zaporijjia et dit avoir entendu de multiples explosions.

Selon lui, il ne s'agit que d'"une pause que l’Etat agresseur a quémandée auprès de Trump pour organiser son défilé. Et ensuite, il continuera ses actions en vue de détruire le peuple ukrainien".

- "Enfin dormir" -

Depuis le début de l'invasion russe en 2022, plusieurs trêves ont été annoncées sans déboucher sur des avancées concrètes.

Les efforts diplomatiques pour des discussions directes entre Kiev et Moscou, sous la médiation américaine, peinent à être relancés depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février.

Le président russe Vladimir Poutine a dit samedi entrevoir une fin prochaine de la guerre, sans détailler son propos.

Svitlana Garbouzova, quant à elle, ne croit pas que ce conflit "finira bientôt".

"J'ai l'impression qu'on va vivre avec ça encore plusieurs années", confie l'étudiante de 24 ans, évoquant les frappes et les alertes aériennes répétées.

À Odessa, un grand port sur la mer Noire, Tetiana, une institutrice de 38 ans qui n'a pas donné son nom, a pu, pour sa part, "enfin dormir, aller à la mer et se détendre".

La ville, cible habituelle des drones russes, a bénéficié d'un répit ce week-end.

"Et nous aimerions vraiment que cette trêve dure encore un peu", dit-elle, souhaitant que la guerre prenne fin "dès que possible".

Dmytro, un vendeur de 20 ans, refuse, de son côté, de se laisser berner par ce calme relatif : "demain ou après demain, il peut y avoir des attaques massives dans toute l’Ukraine", met-il en garde.

Svitlana, rencontrée par l'AFP dans les rues d'Odessa, sent que "l'angoisse est toujours là", même si elle a pu dormir "paisiblement" pendant ces deux nuits de trêve.

Cette retraitée de 68 ans est originaire du Donbass, une région industrielle de l'est de l'Ukraine que la Russie cherche à annexer, où "sa maison est détruite, brûlée".

Dans le Donbass, épicentre des combats, "ce n’était pas calme du tout : il y a eu des bombardements, des gens ont été blessés, les destructions continuent", soupire-t-elle, avant de conclure : "Odessa a ressenti un peu de calme, le Donbass non".

W.F.Portman--NZN