Zürcher Nachrichten - En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie

EUR -
AED 4.103899
AFN 72.635904
ALL 91.471261
AMD 404.758367
ANG 2.000676
AOA 1025.836168
ARS 1694.859277
AUD 1.605097
AWG 2.011443
AZN 1.896521
BAM 1.955648
BBD 2.251545
BDT 137.616853
BGN 1.881192
BHD 0.421952
BIF 3344.820583
BMD 1.117468
BND 1.431663
BOB 13.241735
BRL 5.57371
BSD 1.117873
BTN 107.005862
BWP 15.379531
BYN 3.371578
BYR 21902.377522
BZD 2.248345
CAD 1.595108
CDF 2581.351936
CHF 0.932432
CLF 0.027736
CLP 1091.621154
CNY 7.478265
CNH 7.481103
COP 3570.322204
CRC 509.142246
CUC 1.117468
CUP 26.830917
CVE 110.25644
CZK 24.371965
DJF 199.074544
DKK 7.475209
DOP 67.883515
DZD 150.428975
EGP 58.721279
ERN 16.762024
ETB 182.605754
FJD 2.51123
FKP 0.844115
GBP 0.845381
GEL 2.893877
GGP 0.844115
GHS 13.146744
GIP 0.844115
GMD 82.132068
GNF 9835.060392
GTQ 8.546031
GYD 233.77139
HKD 8.76932
HNL 30.008133
HRK 7.535643
HTG 146.396014
HUF 364.833823
IDR 20034.696977
ILS 3.434114
IMP 0.844115
INR 106.809012
IQD 1694.738091
IRR 1988501.210599
ISK 136.208318
JEP 0.844115
JMD 178.156168
JOD 0.792316
JPY 177.322658
KES 144.980115
KGS 97.722499
KHR 4538.566401
KMF 491.686112
KPW 1005.721772
KRW 1491.552002
KWD 0.347991
KYD 0.931611
KZT 503.612873
LAK 25137.048385
LBP 100110.735762
LKR 370.04127
LRD 190.613495
LSL 18.494033
LTL 3.299593
LVL 0.675946
LYD 7.183442
MAD 10.81616
MDL 20.022087
MGA 5042.608497
MKD 61.573016
MMK 2346.711576
MNT 4018.587246
MOP 9.036294
MRU 44.935707
MUR 53.113087
MVR 17.265103
MWK 1938.549493
MXN 20.398483
MYR 4.56508
MZN 71.417632
NAD 18.494033
NGN 1487.528986
NIO 41.135334
NOK 10.68998
NPR 171.212643
NZD 1.998047
OMR 0.429663
PAB 1.117893
PEN 3.849063
PGK 4.996612
PHP 70.151256
PKR 309.532568
PLN 4.384107
PYG 6359.392445
QAR 4.086583
RON 5.333559
RSD 117.422461
RUB 93.779333
RWF 1648.342523
SAR 4.198071
SBD 9.026988
SCR 15.467661
SDG 672.15072
SEK 11.199322
SGD 1.431158
SHP 0.844328
SLE 27.568423
SLL 23432.741205
SOS 638.938958
SRD 42.091711
STD 23129.336427
STN 24.497221
SVC 9.782241
SYP 14529.322352
SZL 18.487903
THB 37.557888
TJS 10.301808
TMT 3.922314
TND 3.34424
TOP 2.690595
TRY 55.121471
TTD 7.602138
TWD 35.699535
TZS 2950.119467
UAH 50.324793
UGX 4617.47622
USD 1.117468
UYU 44.965704
UZS 13303.729007
VES 978.568733
VND 28983.773764
VUV 133.822025
WST 3.112715
XAF 655.957
XAG 0.018505
XAU 0.000268132316
XCD 3.020013
XCG 2.014771
XDR 0.790108
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.941874
ZAR 18.486903
ZMK 10058.54893
ZMW 22.19088
ZWL 359.824318
SSP 6433.858995
MXV 2.303737
  • AEX

    4.5200

    1135.49

    +0.4%

  • BEL20

    35.4600

    5490.22

    +0.65%

  • PX1

    29.6500

    7832.88

    +0.38%

  • ISEQ

    222.4200

    14123.86

    +1.6%

  • OSEBX

    2.6900

    2071.11

    +0.13%

  • PSI20

    43.5600

    9311.49

    +0.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    16.5800

    3963.16

    +0.42%

  • N150

    13.3900

    4197.08

    +0.32%

En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie
En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie / Photo: Sergei SUPINSKY - AFP

En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie

À Zaporijjia, dans le sud-est de l'Ukraine, la courte trêve entre Kiev et Moscou entrée lundi dans son dernier jour n'a pas interrompu les alertes aériennes et la population, éprouvée par plus de quatre ans d'invasion russe, évoque des "jours ordinaires".

Taille du texte:

"Nous marchions et nous pouvions même entendre des explosions", raconte Anastasia Rybalka, rencontrée par l'AFP dans les rues de Zaporijjia, une grande ville industrielle proche de la ligne de front et cible récurrente d'attaques de drones et de missiles russes.

"Ce n’était qu’une journée ordinaire", avec "l'écho constant" des bombes, résume cette informaticienne de 23 ans.

Ce cessez-le-feu de trois jours a été annoncé vendredi - à quelques heures des célébrations par la Russie de la victoire sur l'Allemagne nazie - par Donald Trump, qui a dit espérer que cela signe "le début de la fin" du conflit.

Peu après la publication du message du président américain, son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné à l'armée de ne pas attaquer le défilé samedi sur la place Rouge à Moscou. La Russie a aussi confirmé avoir accepté la trêve.

Mais depuis le début de ce cessez-le-feu, les deux pays se sont mutuellement accusés d'attaques contre des civils.

Selon Kiev, la région de Zaporijjia figure parmi celles visées par des drones russes.

"Il y avait moins de frappes mais il y en avait quand même", observe Dmytro Zlotchevsky.

"Je pense qu’il vaut mieux ne pas compter sur le fait que ce cessez-le-feu se transforme en quelque chose de plus important", ajoute ce professeur d'anglais de 45 ans, qui vit en dehors de Zaporijjia et dit avoir entendu de multiples explosions.

Selon lui, il ne s'agit que d'"une pause que l’Etat agresseur a quémandée auprès de Trump pour organiser son défilé. Et ensuite, il continuera ses actions en vue de détruire le peuple ukrainien".

- "Enfin dormir" -

Depuis le début de l'invasion russe en 2022, plusieurs trêves ont été annoncées sans déboucher sur des avancées concrètes.

Les efforts diplomatiques pour des discussions directes entre Kiev et Moscou, sous la médiation américaine, peinent à être relancés depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février.

Le président russe Vladimir Poutine a dit samedi entrevoir une fin prochaine de la guerre, sans détailler son propos.

Svitlana Garbouzova, quant à elle, ne croit pas que ce conflit "finira bientôt".

"J'ai l'impression qu'on va vivre avec ça encore plusieurs années", confie l'étudiante de 24 ans, évoquant les frappes et les alertes aériennes répétées.

À Odessa, un grand port sur la mer Noire, Tetiana, une institutrice de 38 ans qui n'a pas donné son nom, a pu, pour sa part, "enfin dormir, aller à la mer et se détendre".

La ville, cible habituelle des drones russes, a bénéficié d'un répit ce week-end.

"Et nous aimerions vraiment que cette trêve dure encore un peu", dit-elle, souhaitant que la guerre prenne fin "dès que possible".

Dmytro, un vendeur de 20 ans, refuse, de son côté, de se laisser berner par ce calme relatif : "demain ou après demain, il peut y avoir des attaques massives dans toute l’Ukraine", met-il en garde.

Svitlana, rencontrée par l'AFP dans les rues d'Odessa, sent que "l'angoisse est toujours là", même si elle a pu dormir "paisiblement" pendant ces deux nuits de trêve.

Cette retraitée de 68 ans est originaire du Donbass, une région industrielle de l'est de l'Ukraine que la Russie cherche à annexer, où "sa maison est détruite, brûlée".

Dans le Donbass, épicentre des combats, "ce n’était pas calme du tout : il y a eu des bombardements, des gens ont été blessés, les destructions continuent", soupire-t-elle, avant de conclure : "Odessa a ressenti un peu de calme, le Donbass non".

W.F.Portman--NZN