Zürcher Nachrichten - En Arménie, un scrutin test pour Pachinian, tourné vers l'Occident

EUR -
AED 4.225536
AFN 74.787914
ALL 93.340449
AMD 421.450843
AOA 1055.089999
ARS 1718.9768
AUD 1.639962
AWG 2.073936
AZN 1.954509
BAM 1.956036
BBD 2.32096
BDT 142.297166
BHD 0.434547
BIF 3409.355741
BMD 1.150589
BND 1.477898
BOB 14.029692
BRL 5.855323
BSD 1.152339
BTN 109.809247
BWP 15.672754
BYN 3.368577
BYR 22551.540548
BZD 2.317659
CAD 1.618071
CDF 2602.63217
CHF 0.932512
CLF 0.026954
CLP 1064.306821
CNY 7.769468
CNH 7.771434
COP 3733.119891
CRC 523.456324
CUC 1.150589
CUP 30.490603
CVE 110.278304
CZK 24.205519
DJF 205.204755
DKK 7.475249
DOP 66.847193
DZD 153.027114
EGP 57.761807
ERN 17.258832
ETB 185.995213
FJD 2.550165
FKP 0.856466
GBP 0.857016
GEL 3.003167
GGP 0.856466
GHS 13.465624
GIP 0.856466
GMD 85.143351
GNF 10119.220751
GTQ 8.792061
GYD 241.46913
HKD 9.023786
HNL 30.887323
HRK 7.534283
HTG 150.670141
HUF 363.753472
IDR 20743.965538
ILS 3.499918
IMP 0.856466
INR 109.684828
IQD 1509.56899
IRR 1582347.251877
ISK 142.005874
JEP 0.856466
JMD 182.539641
JOD 0.815766
JPY 181.438069
KES 148.828915
KGS 100.619085
KHR 4656.622468
KMF 492.452069
KRW 1647.154159
KWD 0.356105
KYD 0.960308
KZT 546.631193
LAK 26063.144177
LBP 103197.3525
LKR 386.906675
LRD 208.005093
LSL 19.004993
LTL 3.397389
LVL 0.69598
LYD 7.344886
MAD 10.744696
MDL 20.120427
MGA 4908.528158
MKD 61.532423
MMK 2415.852808
MNT 4124.054667
MOP 9.308242
MRU 46.151966
MUR 54.123901
MVR 17.77659
MWK 1998.215008
MXN 19.912549
MYR 4.711637
MZN 73.520492
NAD 19.004828
NGN 1570.047266
NIO 42.405116
NOK 10.969426
NPR 175.692905
NZD 1.962001
OMR 0.442398
PAB 1.152339
PEN 3.89207
PGK 5.085547
PHP 70.409176
PKR 319.97992
PLN 4.312131
PYG 6873.829237
QAR 4.200907
RON 5.245763
RSD 117.368104
RUB 92.514144
RWF 1689.881831
SAR 4.307953
SBD 9.286582
SCR 16.93683
SDG 690.353503
SEK 11.003773
SGD 1.476504
SLE 28.131763
SOS 658.570862
SRD 43.499141
STD 23814.865202
STN 24.502636
SVC 10.083129
SZL 19.008128
THB 38.459009
TJS 10.642084
TMT 4.027061
TND 3.381508
TRY 54.716199
TTD 7.813875
TWD 37.2693
TZS 3043.888404
UAH 51.690362
UGX 4312.520249
USD 1.150589
UYU 46.345591
UZS 13816.546703
VES 860.469449
VND 30239.199638
VUV 137.085532
WST 3.143657
XAF 656.027589
XAG 0.01946
XAU 0.000283
XCD 3.109523
XCG 2.076832
XDR 0.815891
XOF 656.036142
XPF 119.331742
YER 274.273903
ZAR 18.996284
ZMK 10356.679715
ZMW 21.656424
ZWL 370.489125
  • AEX

    7.8300

    1110.02

    +0.71%

  • BEL20

    36.2700

    5703.42

    +0.64%

  • PX1

    17.2300

    8631.12

    +0.2%

  • ISEQ

    -41.1500

    13675.55

    -0.3%

  • OSEBX

    13.7600

    2036.82

    +0.68%

  • PSI20

    22.9300

    9194.41

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    9.0100

    4300.63

    +0.21%

En Arménie, un scrutin test pour Pachinian, tourné vers l'Occident
En Arménie, un scrutin test pour Pachinian, tourné vers l'Occident / Photo: FREDERICK FLORIN - AFP/Archives

En Arménie, un scrutin test pour Pachinian, tourné vers l'Occident

Les Arméniens sont appelés aux urnes dimanche pour des élections législatives à valeur de test sur le soutien de la population à la volte-face géopolitique du Premier ministre Nikol Pachinian, qui se détourne de l'allié historique russe au profit des Occidentaux.

Taille du texte:

L'Arménie et la Russie, qui partagent des siècles d'histoire commune, sont techniquement alliées. Mais depuis la perte de l'enclave du Karabakh au profit de l'Azerbaïdjan, Erevan multiplie les reproches envers Moscou et sollicite les faveurs de l'UE et des Etats-Unis.

Fin mai, le président américain Donald Trump a apporté son soutien "complet et total" à Nikol Pachinian. La Russie a elle comparé la trajectoire de l'Arménie à celle de l'Ukraine, qui a mené in fine à l'invasion du pays par les forces russes en février 2022.

Au-delà de la relation avec Moscou, le scrutin de dimanche interviendra après des années de profonds bouleversements en Arménie depuis l'arrivée au pouvoir de Nikol Pachinian à l'issue de manifestations en 2018.

Ce petit pays du Caucase est encore sous le choc de sa défaite militaire contre l'ennemi azerbaïdjanais en 2020 et de la perte du Karabakh en 2023, qui avait provoqué l'exode de dizaines de milliers d'Arméniens de ce territoire montagneux disputé depuis des décennies.

Nikol Pachinian, ancien journaliste âgé de 51 ans, a présenté ce scrutin comme un choix entre une paix durable, quoique controversée, avec Bakou, et un retour à la guerre.

- Rancœur envers Moscou -

M. Pachinian avait reproché à Moscou de ne pas avoir apporté son aide à l'Arménie lors de la guerre de 2020. La Russie avait soutenu diplomatiquement Erevan et avait déployé des forces de maintien de la paix au Karabakh, mais n'était pas intervenue directement, soucieuse de préserver ses relations avec l'Azerbaïdjan, autre partenaire du Caucase.

Prenant acte de cette situation, M. Pachinian a gelé la participation arménienne à une alliance régionale chapeautée par Moscou et a cherché à renforcer les liens avec Bruxelles et Washington, allant même jusqu'à évoquer une potentielle adhésion de son pays à l'UE.

Une éventualité qui serait considérée par la Russie comme une grave ingérence occidentale dans son pré-carré.

"Tout ce qui se passe actuellement en Ukraine (...) Comment tout cela a-t-il commencé? Par la tentative de l'Ukraine de rejoindre l'UE", a averti le président russe Vladimir Poutine en mai, dans des propos qui sonnent comme une menace.

La Russie est le principal partenaire commercial de l'Arménie et un marché clé pour ses exportations agricoles et textiles. De nombreux Arméniens vivent et travaillent en Russie et Erevan est dépendant de Moscou pour ses fournitures d'armements et d'énergie.

Première mesure de représailles, la Russie a interdit l'importation d'une série de produits agricoles arméniens, suscitant l'inquiétude d'Erevan.

Le Kremlin a aussi été accusé de chercher à influencer le scrutin.

- "Champ de bataille" -

Nikol Pachinian insiste cependant sur le fait qu'il ne souhaite pas rompre avec Moscou. "Nous n'avons jamais eu, n'avons pas et n'aurons jamais l'intention de nuire aux intérêts de la Russie", a-t-il plaidé.

Pour autant, la campagne électorale a pris des airs de combat pour l'avenir géopolitique de l'Arménie.

M. Pachinian est allé jusqu'à assurer qu'une "guerre catastrophique" avec l'Azerbaïdjan pourrait avoir lieu si son parti perdait la majorité.

Son principal concurrent, l'homme d'affaires russo-arménien Samvel Karapetyan, a mis en garde contre toute "ruée imprudente" vers l'Occident. "La Russie est et restera notre partenaire stratégique et notre principal partenaire économique", a-t-il déclaré.

Les Européens de leur côté ne cachent guère leur souhait de voir Nikol Pachinian l'emporter. Lors d'une visite très médiatisée en mai, le président français Emmanuel Macron lui a apporté son soutien et les deux hommes avaient interprété devant les caméras "La Bohème" de Charles Aznavour.

Le parti Contrat civil du Premier ministre est donné en tête dans les sondages mais il est loin d'être dominant au sein d'un système politique très fragmenté. Au total, 19 partis et blocs sont en lice pour les 101 sièges du Parlement.

Le bilan démocratique de Nikol Pachinian est également en jeu.

Huit ans après son arrivée au pouvoir sur la promesse de démanteler le système oligarchique post-soviétique arménien, il fait face à des critiques croissantes.

L'Arménie dérive "du populisme vers des méthodes de gouvernance autoritaires", avertit l'analyste indépendant Gevorg Poghosyan.

Pour autant, pour de nombreux Arméniens, l'opposition reste associée à l'influence russe et aux oligarques.

Dans les rues d'Erevan, à l'image du scrutin, les opinions sont partagées.

"Je fais confiance à Nikol pour choisir avec qui il veut être ami: la Russie ou l'Europe", a déclaré Suren Sargsyan, un retraité de 72 ans.

Simon Petrosyan, 62 ans, sans emploi, votera pour sa part pour l'opposition. Nikol Pachinian a transformé l'Arménie en "champ de bataille pour toutes les grandes puissances", estime-t-il.

O.Meier--NZN