Zürcher Nachrichten - Covid long: une prise en charge "insatisfaisante" en France, selon le Covars

EUR -
AED 4.178503
AFN 72.817958
ALL 94.307534
AMD 417.52196
ANG 2.037089
AOA 1043.346278
ARS 1680.769414
AUD 1.651341
AWG 2.048008
AZN 1.93225
BAM 1.956432
BBD 2.287709
BDT 139.595071
BGN 1.923854
BHD 0.428258
BIF 3384.665992
BMD 1.137782
BND 1.473596
BOB 7.842256
BRL 5.890069
BSD 1.135895
BTN 107.07969
BWP 15.499673
BYN 3.232373
BYR 22300.534107
BZD 2.284324
CAD 1.615042
CDF 2582.766022
CHF 0.920534
CLF 0.026602
CLP 1046.982471
CNY 7.7413
CNH 7.743707
COP 3922.311237
CRC 516.953106
CUC 1.137782
CUP 30.151232
CVE 110.763235
CZK 24.277888
DJF 202.270638
DKK 7.476521
DOP 67.555825
DZD 151.788141
EGP 56.327508
ERN 17.066735
ETB 179.147185
FJD 2.578327
FKP 0.86098
GBP 0.861978
GEL 3.009454
GGP 0.86098
GHS 12.800022
GIP 0.86098
GMD 83.058454
GNF 9989.728998
GTQ 8.658529
GYD 237.458319
HKD 8.921738
HNL 30.393523
HRK 7.536331
HTG 148.454055
HUF 354.703076
IDR 20406.12649
ILS 3.408797
IMP 0.86098
INR 107.733255
IQD 1487.898492
IRR 1564507.623398
ISK 144.0318
JEP 0.86098
JMD 179.011531
JOD 0.80665
JPY 183.89464
KES 147.400055
KGS 99.498748
KHR 4574.054744
KMF 493.797784
KPW 1024.004515
KRW 1757.771222
KWD 0.352325
KYD 0.946517
KZT 550.471387
LAK 25245.118479
LBP 101714.675008
LKR 382.811546
LRD 206.553058
LSL 18.809207
LTL 3.359576
LVL 0.688233
LYD 7.294317
MAD 10.712788
MDL 20.160659
MGA 4842.479059
MKD 61.64892
MMK 2388.717343
MNT 4073.536608
MOP 9.172959
MRU 45.114269
MUR 54.28369
MVR 17.578643
MWK 1969.628551
MXN 19.953521
MYR 4.665593
MZN 72.702936
NAD 18.809207
NGN 1565.725144
NIO 41.794718
NOK 11.244822
NPR 171.458449
NZD 2.016111
OMR 0.437478
PAB 1.134927
PEN 3.89355
PGK 4.984333
PHP 69.725601
PKR 316.112646
PLN 4.284775
PYG 6940.914354
QAR 4.147219
RON 5.235849
RSD 117.403259
RUB 85.734578
RWF 1669.085812
SAR 4.264425
SBD 9.16137
SCR 15.065958
SDG 682.668892
SEK 11.077933
SGD 1.474663
SHP 0.849469
SLE 28.216233
SLL 23858.731208
SOS 649.094488
SRD 42.461874
STD 23549.797521
STN 24.526241
SVC 9.938677
SYP 125.76147
SZL 18.808446
THB 38.041816
TJS 10.492303
TMT 3.982238
TND 3.342235
TOP 2.739507
TRY 53.048437
TTD 7.714288
TWD 36.245165
TZS 2989.734767
UAH 51.074789
UGX 4199.208158
USD 1.137782
UYU 45.533301
UZS 13633.162054
VES 706.281792
VND 29934.4848
VUV 136.478022
WST 3.169289
XAF 656.659583
XAG 0.020121
XAU 0.000284
XCD 3.074914
XCG 2.046999
XDR 0.816724
XOF 656.705807
XPF 119.331742
YER 271.503336
ZAR 18.796699
ZMK 10241.409173
ZMW 20.502378
ZWL 366.365453
  • AEX

    2.3400

    1067.71

    +0.22%

  • BEL20

    60.1200

    5732.05

    +1.06%

  • PX1

    46.9500

    8431.61

    +0.56%

  • ISEQ

    105.9200

    14042.55

    +0.76%

  • OSEBX

    -10.6000

    1916.16

    -0.55%

  • PSI20

    102.3200

    9157.33

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -5.4400

    4177.95

    -0.13%

Covid long: une prise en charge "insatisfaisante" en France, selon le Covars
Covid long: une prise en charge "insatisfaisante" en France, selon le Covars / Photo: Christophe ARCHAMBAULT - AFP/Archives

Covid long: une prise en charge "insatisfaisante" en France, selon le Covars

Plus de trois ans après le début de l'épidémie, le syndrome post-Covid, communément appelé Covid long, affecte "plusieurs centaines de milliers" de personnes en France et la prise en charge reste "insatisfaisante", selon un diagnostic du Covars publié mercredi, face auquel le gouvernement a souligné sa mobilisation.

Taille du texte:

"Il est indispensable que les décideurs politiques, les autorités sanitaires et les soignants prennent conscience de ce problème car plusieurs centaines de milliers de personnes souffrent encore de SPC (syndrome post-covid) dans leur quotidien en France", selon l'organe consultatif, qui a transmis un avis au gouvernement en début de semaine.

Cet ordre de grandeur permet de "montrer l'impact" du phénomène, sur lequel "il est très difficile d'avoir un chiffre précis" car certains patients ne sont pas diagnostiqués, a précisé le virologue Bruno Lina lors d'une conférence de presse.

Le syndrome post-Covid, ou Covid long, désigne la persistance de séquelles durables plusieurs mois après l'infection par le virus. Si "les connaissances scientifiques ont beaucoup progressé", il reste "des questions persistantes concernant la définition du SPC, ses mécanismes, son diagnostic et son traitement", relève le Covars.

Mais il est certain que "cela a des conséquences sur des trajectoires individuelles et familiales mais aussi des répercussions sociales et économiques", comme du décrochage scolaire, des arrêts maladies prolongés, des démissions.

Si, au bout d'un certain temps, "certains patients vont être guéris" du syndrome post-Covid, aux manifestations très diverses, une majorité deviennent des malades "chroniques" ou gardent certaines "séquelles", a noté Xavier Lescure, infectiologue et copilote de l'avis, durant la conférence de presse.

Or la prise en charge est "à ce jour insatisfaisante, avec un parcours de soins chaotique", constate le Covars, qui pointe "un manque de lisibilité de l’offre, une grande hétérogénéité géographique, un niveau de connaissances des professionnels de santé souvent insuffisant, et une tendance à la psychiatrisation des symptômes, dans un contexte général de pénurie médicale".

Vu des prises en charge "plus satisfaisantes dans les pays voisins et anglo-saxons", le Covars appelle à renforcer et restructurer le dispositif de soins du syndrome post-Covid, à aborder "sous l’angle plus général des syndromes post-infectieux".

En France, "l'Etat a fait beaucoup, mais peut-être de façon moins coordonnée que dans d'autres pays et moins efficiente sur l'ensemble du territoire", selon la présidente du Covars, Brigitte Autran. "Sur le terrain, il y a des endroits où cela fonctionne très bien (...) et d'autres pas ou pas bien", a jugé Xavier Lescure, voyant dans le Canada le modèle étranger "le plus intéressant", mélange de pragmatisme et de créativité.

Notant que "les choses ont été très compliquées pour beaucoup de patients pendant trois ans et demi", Yvanie Caillé, représentante de patients et autre copilote de l'avis, a évoqué le "besoin d'une reconnaissance de leur pathologie" et pointé les difficultés liées à "l'absence (de statut) d'affection longue durée".

Le Covars suggère entre autres sur le territoire "des filières adaptées, financées et pérennes, pour assurer notamment des soins pluridisciplinaires, cliniques, physiques, psychologiques et sociaux", associant aussi les médecines du travail et scolaire.

-nouveau comité de suivi début 2024-

Le Covars plaide aussi pour "un plan de communication clair, rassurant, rationnel et fondé sur la science amenant les soignants, les patients et le grand public à prendre conscience du SPC en tant que menace post-infectieuse réelle".

Il recommande également "un coup de projecteur" sur le Covid long chez certains enfants et adolescents, ou d'"amplifier et élargir l’effort de recherche français, de façon durable".

D'autant que "dans un contexte de changement climatique", il risque d'y avoir "de plus en plus d'émergences de pathologies infectieuses, dont vraisemblablement un grand nombre donneront lieu à des syndromes post-infectieux", a alerté Brigitte Autran.

Le ministère de la Santé assure être "mobilisé depuis le début de l’épidémie pour apporter une réponse adaptée aux besoins des personnes concernées, réduire l’errance médicale, faciliter et harmoniser l’organisation de la prise en charge", notamment via les Agences régionales de santé.

Aurélien Rousseau, qui s'est entretenu mardi avec Brigitte Autran, réunira début 2024 un nouveau comité de suivi des différentes actions, une fois reçues des recommandations de la Haute autorité de santé sur les parcours de soins du syndrome post-Covid.

B.Brunner--NZN