Zürcher Nachrichten - Macron annonce un projet de loi en avril pour une "aide à mourir" très encadrée

EUR -
AED 4.317112
AFN 75.233804
ALL 95.074324
AMD 432.917046
ANG 2.104051
AOA 1079.130087
ARS 1649.817038
AUD 1.627042
AWG 2.118881
AZN 2.000875
BAM 1.949123
BBD 2.361311
BDT 143.857218
BGN 1.960893
BHD 0.442684
BIF 3489.546587
BMD 1.175523
BND 1.486608
BOB 8.101249
BRL 5.777809
BSD 1.172384
BTN 110.711758
BWP 15.740082
BYN 3.313151
BYR 23040.255794
BZD 2.357923
CAD 1.608705
CDF 2662.56056
CHF 0.914968
CLF 0.026621
CLP 1047.242679
CNY 7.99444
CNH 7.993846
COP 4381.192262
CRC 538.953818
CUC 1.175523
CUP 31.151366
CVE 109.888578
CZK 24.315108
DJF 208.774843
DKK 7.473836
DOP 69.721171
DZD 155.553154
EGP 62.216231
ERN 17.632849
ETB 183.060229
FJD 2.566189
FKP 0.862431
GBP 0.866537
GEL 3.144517
GGP 0.862431
GHS 13.20676
GIP 0.862431
GMD 86.403205
GNF 10286.762779
GTQ 8.951337
GYD 245.299728
HKD 9.203007
HNL 31.167237
HRK 7.51547
HTG 153.494207
HUF 354.885766
IDR 20427.596584
ILS 3.410548
IMP 0.862431
INR 110.99937
IQD 1535.838996
IRR 1541698.748617
ISK 143.425687
JEP 0.862431
JMD 184.777048
JOD 0.833477
JPY 184.077516
KES 151.411342
KGS 102.764834
KHR 4703.886874
KMF 491.368432
KPW 1057.970627
KRW 1718.392059
KWD 0.361661
KYD 0.977053
KZT 541.853884
LAK 25710.92743
LBP 104988.064252
LKR 377.457024
LRD 215.133063
LSL 19.233815
LTL 3.471015
LVL 0.711063
LYD 7.413605
MAD 10.72247
MDL 20.048325
MGA 4897.224598
MKD 61.424591
MMK 2467.944047
MNT 4208.497087
MOP 9.452919
MRU 46.86048
MUR 55.037738
MVR 18.09991
MWK 2032.537559
MXN 20.272489
MYR 4.609214
MZN 75.127365
NAD 19.233815
NGN 1604.58964
NIO 43.142217
NOK 10.837002
NPR 177.139211
NZD 1.978635
OMR 0.452201
PAB 1.172384
PEN 4.053515
PGK 5.177265
PHP 71.136805
PKR 326.746931
PLN 4.23661
PYG 7161.468449
QAR 4.285321
RON 5.203221
RSD 116.969323
RUB 87.608797
RWF 1718.712564
SAR 4.428768
SBD 9.427029
SCR 17.485205
SDG 705.902925
SEK 10.848111
SGD 1.489464
SHP 0.877647
SLE 28.976319
SLL 24650.130384
SOS 670.004904
SRD 43.963418
STD 24330.958002
STN 24.416362
SVC 10.258858
SYP 129.990564
SZL 19.221158
THB 37.855403
TJS 10.93843
TMT 4.114331
TND 3.405335
TOP 2.830378
TRY 53.340014
TTD 7.945782
TWD 36.812697
TZS 3054.138075
UAH 51.498891
UGX 4392.951979
USD 1.175523
UYU 46.759825
UZS 14221.285105
VES 586.863492
VND 30925.665787
VUV 137.846282
WST 3.182255
XAF 653.717695
XAG 0.014629
XAU 0.000249
XCD 3.17691
XCG 2.112962
XDR 0.813015
XOF 653.717695
XPF 119.331742
YER 280.509269
ZAR 19.341593
ZMK 10581.116321
ZMW 22.320541
ZWL 378.518008
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

Macron annonce un projet de loi en avril pour une "aide à mourir" très encadrée
Macron annonce un projet de loi en avril pour une "aide à mourir" très encadrée / Photo: Yoan VALAT - POOL/AFP/Archives

Macron annonce un projet de loi en avril pour une "aide à mourir" très encadrée

Après de longs mois de réflexion et plusieurs reports, Emmanuel Macron a dévoilé dimanche son "modèle français de la fin de vie": une "aide à mourir" qui doit permettre à certains patients, selon des "conditions strictes", de recevoir une "substance létale".

Taille du texte:

Dans un entretien publié par La Croix et Libération, le chef de l'Etat affirme que le projet de loi du gouvernement, qui inclura aussi un volet pour renforcer les soins palliatifs, sera présenté en avril en Conseil des ministres pour un examen en première lecture à l'Assemblée nationale en mai, avant les élections européennes de juin.

Il s'agit, plaide-t-il, d'une loi "nécessaire parce qu'il y a des cas qu'on ne peut pas accepter humainement", mais aussi d'une "loi de rassemblement", "de fraternité", "qui concilie l'autonomie de l'individu et la solidarité de la Nation". "Avec ce texte, on regarde la mort en face", dit-il.

Le processus parlementaire s'annonce long et l'aboutissement n'interviendra probablement pas avant 2025.

Le sujet est sensible: si plusieurs sondages décrivent des Français majoritairement favorables à la légalisation d'une forme d'aide à mourir, cette perspective suscite l'opposition des cultes et d'un grand nombre de soignants.

D'où le choix du président de s'exprimer simultanément dans un quotidien catholique, La Croix, et dans un autre de gauche, Libération, qui a souvent porté cette cause.

- "Consentement" -

Changer la loi sur la fin de vie de 2016, qui admet une "sédation profonde et continue" en cas de souffrances intolérables lorsque le pronostic vital est engagé à court terme, c'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

A sa demande, une convention citoyenne, réunissant des Français tirés au sort, s'est prononcée au printemps 2023 dans un avis non contraignant pour l'ouverture d'une "aide active à mourir" sous conditions.

Le projet de loi, qui doit être transmis d'ici dix jours au Conseil d'Etat, "ouvre la possibilité de demander une aide à mourir sous certaines conditions strictes", explique le président.

Cette possibilité concernera uniquement les majeurs, à condition qu'ils soient "capables d'un discernement plein et entier" --ce qui exclut par exemple les malades psychiatriques ou les cas d'Alzheimer--, atteints d'une pathologie "incurable" avec "pronostic vital engagé à court ou moyen terme", et subissant des souffrances "réfractaires" que l'on ne peut soulager.

Si un patient souhaite, dès lors, accéder à cette nouvelle "aide", il pourra en formuler la demande et recevra l'avis "collégial" de l'équipe médicale sous quinze jours. En cas d'avis favorable, il lui sera délivré une prescription, valable pendant trois mois, d'un produit létal qu'il pourra absorber seul. Ou, lorsqu'il est dans l'incapacité de le faire, notamment dans le cas de certaines maladies neuro-dégénératives comme la maladie de Charcot, avec l'assistance d'un membre du corps médical ou d'une personne volontaire qu'il aura désigné.

La personne pourra "se rétracter à tout moment", précise le président.

Même si cet acte peut s'apparenter à une forme de suicide assisté, il assure avoir voulu éviter ce terme, ou celui d'euthanasie, car le "consentement" du patient est indispensable et "la décision médicale a son rôle à jouer", "avec des critères précis".

- "Il y aura des oppositions" -

Soucieux de ne pas heurter des sensibilités, notamment religieuses, Emmanuel Macron a assumé de "prendre le temps", affichant ses hésitations, organisant une convention citoyenne et multipliant les dîners à l'écoute des sommités de l'éthique, du monde médical et des cultes.

"J'ai retenu de ces échanges cette crainte légitime qu'on assigne une valeur à la vie, qu'on laisse entendre qu'il y aurait des vies devenues inutiles. Non, jamais. Je crois que le texte lève les ambiguïtés", dit-il.

Le projet de loi inclura des mesures du plan décennal qui sera présenté fin mars pour renforcer les soins palliatifs, insuffisants en France de l'avis général. Le président a souhaité un seul texte "pour ne pas laisser penser que l'on fait l'aide à mourir parce que la société n'est pas capable de prendre soin".

"Sur l'ensemble de la période, c'est un milliard d'euros de plus que nous allons y investir", en plus du 1,6 milliard actuellement consacré aux soins d'accompagnement, précise-t-il. Une unité de soins palliatifs verra le jour dans chacun des 21 départements qui en sont toujours dépourvus.

Le chef de l'Etat estime, dans l'entretien, que "des milliers de personnes et de familles attendent" cette évolution, mais il reconnaît aussi que cette loi ne pourra pas être "totalement" consensuelle.

"Je ne suis pas naïf", "il y aura des oppositions", voire "des attaques violentes", "et il faudra tenir", insiste-t-il, tout en assurant que "ce cheminement démocratique exemplaire a permis de pacifier le débat".

L.Muratori--NZN