Zürcher Nachrichten - Pollution de l'air: à New Delhi, ces douteux tests de pluie artificielle

EUR -
AED 4.261686
AFN 72.518126
ALL 96.160795
AMD 437.916051
ANG 2.076902
AOA 1063.92807
ARS 1620.894064
AUD 1.65476
AWG 2.088408
AZN 1.970846
BAM 1.960559
BBD 2.333294
BDT 142.143832
BGN 1.983186
BHD 0.438036
BIF 3440.071491
BMD 1.160226
BND 1.482153
BOB 8.005606
BRL 6.107314
BSD 1.158512
BTN 108.276243
BWP 15.830087
BYN 3.449425
BYR 22740.438859
BZD 2.329825
CAD 1.592922
CDF 2637.194957
CHF 0.913069
CLF 0.026782
CLP 1057.500432
CNY 7.982935
CNH 7.992499
COP 4304.857894
CRC 540.299947
CUC 1.160226
CUP 30.746002
CVE 110.511356
CZK 24.46604
DJF 206.195291
DKK 7.470861
DOP 69.468586
DZD 153.532302
EGP 60.725563
ERN 17.403397
ETB 182.590661
FJD 2.570366
FKP 0.869614
GBP 0.864444
GEL 3.150049
GGP 0.869614
GHS 12.652281
GIP 0.869614
GMD 84.69697
GNF 10186.788649
GTQ 8.873541
GYD 242.374636
HKD 9.089
HNL 30.769327
HRK 7.532537
HTG 151.73507
HUF 387.533623
IDR 19593.904666
ILS 3.61486
IMP 0.869614
INR 108.143086
IQD 1519.896679
IRR 1525755.822399
ISK 143.5661
JEP 0.869614
JMD 182.474533
JOD 0.822673
JPY 183.805982
KES 150.249669
KGS 101.462002
KHR 4658.309039
KMF 493.095954
KPW 1044.208436
KRW 1724.026537
KWD 0.355575
KYD 0.96546
KZT 558.403878
LAK 25002.880951
LBP 103898.280487
LKR 363.7774
LRD 213.013821
LSL 19.64241
LTL 3.425847
LVL 0.701809
LYD 7.419668
MAD 10.862015
MDL 20.262537
MGA 4832.343022
MKD 61.659959
MMK 2435.840288
MNT 4138.470064
MOP 9.347333
MRU 46.536872
MUR 54.286865
MVR 17.925481
MWK 2015.313859
MXN 20.626976
MYR 4.570713
MZN 74.149944
NAD 19.514851
NGN 1598.061442
NIO 42.603704
NOK 11.306181
NPR 173.227569
NZD 1.978238
OMR 0.446111
PAB 1.158457
PEN 4.029485
PGK 4.995357
PHP 68.941816
PKR 323.992893
PLN 4.256674
PYG 7570.409943
QAR 4.227895
RON 5.094786
RSD 117.392846
RUB 95.0483
RWF 1693.93065
SAR 4.355637
SBD 9.341816
SCR 17.754023
SDG 697.295937
SEK 10.810097
SGD 1.479793
SHP 0.87047
SLE 28.483818
SLL 24329.381573
SOS 663.067502
SRD 43.318793
STD 24014.345491
STN 24.559088
SVC 10.136169
SYP 128.279334
SZL 19.549569
THB 37.48982
TJS 11.068989
TMT 4.060793
TND 3.37041
TOP 2.793546
TRY 51.40987
TTD 7.864889
TWD 36.94854
TZS 3010.787548
UAH 50.865882
UGX 4373.522573
USD 1.160226
UYU 47.204794
UZS 14160.564212
VES 529.648437
VND 30561.525509
VUV 138.329272
WST 3.164856
XAF 657.53334
XAG 0.016773
XAU 0.000263
XCD 3.13557
XCG 2.087778
XDR 0.819211
XOF 659.593761
XPF 119.331742
YER 276.888123
ZAR 19.463841
ZMK 10443.420318
ZMW 22.445875
ZWL 373.592451
  • AEX

    5.1000

    966.72

    +0.53%

  • BEL20

    23.1100

    4940.02

    +0.47%

  • PX1

    60.5600

    7726.2

    +0.79%

  • ISEQ

    207.9300

    12089.56

    +1.75%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    21.8900

    8778.51

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    4.5100

    3759.94

    +0.12%

Pollution de l'air: à New Delhi, ces douteux tests de pluie artificielle
Pollution de l'air: à New Delhi, ces douteux tests de pluie artificielle / Photo: Narinder NANU - AFP

Pollution de l'air: à New Delhi, ces douteux tests de pluie artificielle

Un "coûteux spectacle"... Dernier d'une longue série d'initiatives parfois baroques, le recours aux pluies artificielles pour tenter de dissiper le brouillard de pollution qui flotte sur la capitale indienne New Delhi est loin de convaincre experts et écologistes.

Taille du texte:

Longtemps retardés, les premiers essais de ce que les spécialistes désignent comme "l'ensemencement des nuages" ont débuté la semaine dernière au-dessus de la mégapole de 30 millions d'habitants, à partir d'un modeste avion de tourisme.

La technique consiste à injecter une substance chimique comme l'iodure d'argent dans les nuages pour générer des précipitations qui viendront ensuite laver l'air de ses particules toxiques.

A en croire les autorités de la capitale, les premiers tests, réalisés sous la houlette des scientifiques de l'Institut indien de technologie (IIT) de Kanpur (nord), sont loin d'avoir répondu aux attentes.

La couverture nuageuse était insuffisante et le taux d'humidité trop faible pour générer des pluies significatives, ont-elles argué.

Un échec qui n'a pas découragé Virendra Sachdeva, un responsable du parti du Premier ministre Narendra Modi, qui dirige aussi New Delhi. "Le succès n'est pas toujours au rendez-vous à la première tentative", a-t-il fait valoir devant la presse.

Selon des médias locaux, la municipalité a dépensé plus de 310.000 euros pour ces essais.

- "A la source" -

Ces dernières années, elle a fait preuve d'une imagination débordante pour faire baisser la pollution atmosphérique, multipliant en vain les mesures aussi coûteuses qu'inefficaces, des drones "arroseurs" aux tours qui diffusent de l'air filtré...

La plus grande ville d'Inde baigne en permanence dans un épais brouillard toxique généré par les usines et la circulation automobile, auquel s'ajoutent chaque hiver les fumées des brûlis agricoles des régions environnantes.

Ce jeudi encore, la concentration en microparticules PM2.5 — les plus dangereuses car elles se diffusent directement dans le sang — atteignait plus de 20 fois le niveau maximum quotidien recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une étude publiée l'an dernier dans la revue médicale The Lancet a estimé à 3,8 millions le nombre d'Indiens morts à cause de la pollution atmosphérique entre 2009 et 2019.

Pour la militante écologiste Bhavreen Kandhari, quelques vols de Cessna n'y changeront rien: "Ce n'est qu'en éliminant les sources de la pollution de l'air que nous pourrons la contrôler".

Et même si l'ensemencement des nuages finissait par déclencher des précipitations significatives, ses effets ne seraient que de courte durée.

"Les niveaux de pollution remontent presque immédiatement après l'arrêt de la pluie. Nous observons déjà ce phénomène pendant la mousson", explique Mohan George, du Centre pour la science et l'environnement basé à Delhi.

- "Mauvaise application" -

"Cette technique ne permet pas de faire pleuvoir là où il n'y a pas d'humidité dans l'air, juste de forcer l'eau à se condenser à un endroit plutôt qu'à un autre", explique pour sa part le climatologue Daniele Visioni, de l'université Cornell (Etats-Unis).

"Il est difficile de savoir si cela serait efficace en cas de forte pollution", souligne-t-il.

Inventé dans les années 1940, l'ensemencement des nuages a été employé dans différents pays pour faire pleuvoir, dissiper le brouillard ou lutter contre la sécheresse, avec un succès très inégal.

En 2008, la Chine y a ainsi eu recours pour empêcher la pluie de tomber sur les infrastructures des Jeux olympiques de Pékin.

Péremptoires, deux scientifiques de l'IIT de Delhi ne voient dans cette technique qu'un "nouveau gadget". "C'est un cas d'école de mauvaise application de la science et de mépris de l'éthique", ont écrit Shahzad Gani et Krishna Achutarao dans le journal The Hindu.

Pour eux, les origines de la pollution à New Delhi sont connues, de même que les solutions pour la réduire: le recours à des carburants plus propres, une meilleure gestion des déchets et une application plus stricte des lois antipollution.

"Pourtant, au lieu d'insister sur ces priorités, certaines parties de l'écosystème scientifique — chercheurs, conseillers et institutions — prêtent leur crédibilité à un spectacle coûteux qui fera peu pour s'attaquer à l'origine du mal", déplorent-ils.

L.Muratori--NZN