Zürcher Nachrichten - Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

EUR -
AED 4.246478
AFN 76.888523
ALL 93.48757
AMD 423.347546
AOA 1061.345207
ARS 1733.058686
AUD 1.635994
AWG 2.082513
AZN 1.970043
BAM 1.961414
BBD 2.328364
BDT 143.103908
BHD 0.435989
BIF 3453.99514
BMD 1.156149
BND 1.48134
BOB 13.739681
BRL 5.892665
BSD 1.156009
BTN 110.002458
BWP 15.603659
BYN 3.442252
BYR 22660.520413
BZD 2.324924
CAD 1.611493
CDF 2615.791646
CHF 0.933942
CLF 0.026753
CLP 1056.362238
CNY 7.801236
CNH 7.796982
COP 3648.921861
CRC 525.515435
CUC 1.156149
CUP 30.637949
CVE 110.647961
CZK 24.266354
DJF 205.471255
DKK 7.476127
DOP 67.346134
DZD 153.688915
EGP 57.556612
ERN 17.342235
ETB 186.583498
FJD 2.553413
FKP 0.859298
GBP 0.856793
GEL 3.023376
GGP 0.859298
GHS 13.596763
GIP 0.859298
GMD 84.981404
GNF 10145.207892
GTQ 8.820244
GYD 241.852202
HKD 9.070596
HNL 30.984681
HRK 7.533703
HTG 151.152612
HUF 363.337748
IDR 20582.920659
ILS 3.468274
IMP 0.859298
INR 110.065674
IQD 1514.334158
IRR 1590340.758301
ISK 142.611425
JEP 0.859298
JMD 183.585438
JOD 0.819755
JPY 182.105612
KES 147.605987
KGS 101.105674
KHR 4685.298214
KMF 492.519879
KRW 1629.419037
KWD 0.356776
KYD 0.963357
KZT 541.790653
LAK 26108.739178
LBP 103533.143415
LKR 387.749774
LRD 209.899292
LSL 18.780552
LTL 3.413808
LVL 0.699343
LYD 7.358934
MAD 10.774363
MDL 20.102535
MGA 4933.054837
MKD 61.708483
MMK 2427.395773
MNT 4157.558143
MOP 9.341598
MRU 46.473418
MUR 54.420371
MVR 17.874501
MWK 2004.537163
MXN 19.809677
MYR 4.729001
MZN 73.883747
NAD 18.780552
NGN 1577.519501
NIO 42.541205
NOK 10.981266
NPR 176.003933
NZD 1.961655
OMR 0.444533
PAB 1.155994
PEN 3.915024
PGK 5.108776
PHP 70.28003
PKR 320.93685
PLN 4.299776
PYG 6873.88175
QAR 4.225923
RON 5.25054
RSD 117.323733
RUB 95.127146
RWF 1699.865164
SAR 4.370505
SBD 9.328213
SCR 16.756231
SDG 694.271725
SEK 10.952356
SGD 1.478142
SLE 28.445505
SOS 660.690956
SRD 43.779321
STD 23929.950059
STN 24.570322
SVC 10.115257
SZL 18.776741
THB 38.118659
TJS 10.664222
TMT 4.052302
TND 3.39612
TRY 55.147195
TTD 7.835596
TWD 37.302111
TZS 3060.902211
UAH 51.776356
UGX 4306.455826
USD 1.156149
UYU 46.534595
UZS 13825.989758
VES 871.980583
VND 30296.306488
VUV 137.59374
WST 3.154455
XAF 657.839796
XAG 0.018249
XAU 0.000266
XCD 3.124551
XCG 2.083463
XDR 0.818777
XOF 656.693016
XPF 119.331742
YER 273.834311
ZAR 18.677755
ZMK 10406.732529
ZMW 21.819165
ZWL 372.279507
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

Un TGV sur trois restera à quai mercredi, et un train Intercité sur deux, avec un trafic régional "fortement perturbé": les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à une grève de 24 heures mercredi, pour réclamer un moratoire sur l'arrivée de la concurrence, première épreuve sociale de l'ère Castex.

Taille du texte:

Pour ce coup de semonce, les syndicats ont choisi une date de grève hors grands départs, week-end ou baccalauréat et attendent une mobilisation "importante".

Lundi soir, SNCF Voyageurs a donné un aperçu de la mobilisation, en anticipant l'annulation d'un TGV sur 3, d'un Intercité sur deux mercredi et un "trafic régional fortement perturbé" en particulier en Ile-de-France "sur la plupart des lignes".

Le groupe ferroviaire prévoit de "mobiliser toutes ses ressources" en recourant notamment à des encadrants pour remplacer du personnel gréviste, comme le lui permet la loi.

"Notre but n'est pas d'anéantir la grève mais d'assurer le meilleur service pour nos clients", assure la direction de la SNCF, tout en admettant qu'elle n'a "pas les moyens de combler de façon exhaustive" l'ensemble du personnel qui prévoit d'être en grève ce jour-là.

Les syndicats s'opposent surtout à la mise en oeuvre de la concurrence sur les rails français par le précédesseur de Jean Castex à la tête de la SNCF Jean-Pierre Farandou. Cela "dysfonctionne" dénoncent la CGT Cheminots, l'Unsa Ferroviaire, Sud Rail et la CFDT Cheminots.

Outre un arrêt des réorganisations et filialisations en cours, génératrices "d'urgences sanitaires et sociales" chez les cheminots, les syndicats demandent une augmentation générale des salaires.

Selon eux, les améliorations salariales obtenues pour 2026 sont loin de compenser l'inflation observée depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février.

"D'abord, nous demandons que les cheminots du groupe public unifié (GPU) et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits", a souligné lundi Thierry Nier, secrétaire-général de la CGT Cheminot, premier syndicat du groupe, lors d'une conférence de presse commune avec les trois autres organisations.

"Des négociations peuvent s'ouvrir dès aujourd'hui, la balle est dans le camp de la direction", a-t-il ajouté.

Avant son arrivée à la tête de la SNCF en novembre 2025, l'ex-Premier ministre Jean Castex avait assuré devant le Parlement qu'il serait le président d'un groupe unifié. "Nous lui disons +chiche+", ajoute M. Nier, en demandant que l'Etat "reprenne son rôle de stratège" face au risque d'émiettement de l'entreprise.

- "Balkanisation" -

Evoquant "un point de bascule" dans les pratiques sociales de la SNCF, les syndicats soulignent que le début 2026 a été marqué par treize suicides de salariés, du jamais vu de mémoire de cheminots.

"On constate un mal-être en ce qui concerne le sens du travail, un malaise global, notamment dans l'encadrement: les réorganisations broient certains de nos collègues", estime Fabrice Charrière, de l'Unsa Ferroviaire.

Dans le viseur des syndicats, la myriade de sociétés filiales créées ou en cours de création à la SNCF pour répondre aux appels d'offres des régions qui veulent augmenter le nombre de trains pour une meilleure desserte, tout en abaissant leurs coûts.

Une partie des agents y sont transférés avec la promesse de conserver leurs avantages sociaux pendant 15 mois, mais ce système favorise une remise en cause des temps de travail au niveau local, selon les syndicats.

"Si on veut un système ferroviaire efficace, et plus de trains, il faut un système intégré et pas une balkanisation du système", a tonné Julien Troccaz, secrétaire fédéral Sud-Rail.

Citant un récent rapport du Sénat, Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT Cheminots, estime que la concurrence telle qu'elle est mise en oeuvre "coûte très cher à la collectivité", et n'est pas une vraie concurrence puisque la SNCF se retrouve la plupart du temps opposée à une autre société publique, RATP DEV, dans les appels d'offres lancés par les régions.

"Ce système ne permet pas de faire des économies, n'est pas à destination des usagers, son objectif est uniquement de filialiser la SNCF en réduisant les droits des salariés", ajoute-t-il.

La direction reconnaît que l'entreprise est en pleine transformation mais réfute ces arguments en faisant valoir qu'elle mène un "dialogue social constructif et très nourri depuis plusieurs mois". Elle ajoute n'avoir "jamais signé autant d'accords avec les syndicats", douze au cours des trois dernières années.

Le dernier en date, le 5 mai, signé par trois syndicats, porte sur la mise en place d'instances de dialogue social de proximité.

La SNCF assure aussi prendre "très au sérieux les sujets de santé mentale", comptabiliser 1.500 embauches de plus que de départs chaque année depuis 2022 et être "très attentive" au pouvoir d'achat de ses salariés. Et renvoie à une table ronde de suivi déjà prévue le 23 juin.

I.Widmer--NZN