Zürcher Nachrichten - Le Parlement vote une dernière fois pour la création d'un droit à l'aide à mourir

EUR -
AED 4.183272
AFN 75.735568
ALL 93.708204
AMD 416.395839
AOA 1044.536686
ARS 1704.59367
AUD 1.627339
AWG 2.050344
AZN 1.94038
BAM 1.955268
BBD 2.294506
BDT 140.631734
BHD 0.429281
BIF 3402.959127
BMD 1.13908
BND 1.469658
BOB 12.821905
BRL 5.787551
BSD 1.139205
BTN 109.206599
BWP 15.641362
BYN 3.26814
BYR 22325.969164
BZD 2.291197
CAD 1.606883
CDF 2574.320515
CHF 0.928332
CLF 0.027367
CLP 1077.091045
CNY 7.713969
CNH 7.708599
COP 3667.029044
CRC 518.461204
CUC 1.13908
CUP 30.185622
CVE 110.235005
CZK 24.156922
DJF 202.872813
DKK 7.475794
DOP 66.283419
DZD 151.88701
EGP 57.704998
ERN 17.086201
ETB 183.881017
FJD 2.53696
FKP 0.855037
GBP 0.855284
GEL 2.990091
GGP 0.855037
GHS 13.260799
GIP 0.855037
GMD 84.291543
GNF 9995.280311
GTQ 8.692597
GYD 238.254584
HKD 8.932848
HNL 30.516366
HRK 7.536381
HTG 148.922747
HUF 359.801045
IDR 20564.438806
ILS 3.459215
IMP 0.855037
INR 109.280778
IQD 1492.42667
IRR 1566235.081968
ISK 142.817623
JEP 0.855037
JMD 180.23096
JOD 0.807611
JPY 186.392258
KES 147.477064
KGS 99.612176
KHR 4601.929629
KMF 494.36103
KRW 1674.504965
KWD 0.353423
KYD 0.949379
KZT 541.340327
LAK 25822.427178
LBP 102019.875387
LKR 383.075766
LRD 206.19842
LSL 19.028039
LTL 3.363408
LVL 0.689018
LYD 7.298014
MAD 10.664798
MDL 20.022343
MGA 4898.71008
MKD 61.513262
MMK 2391.543122
MNT 4091.030743
MOP 9.201998
MRU 45.477626
MUR 53.923685
MVR 17.598737
MWK 1975.440529
MXN 19.883132
MYR 4.653714
MZN 72.785473
NAD 19.028874
NGN 1552.953771
NIO 41.918594
NOK 10.983756
NPR 174.723458
NZD 1.966627
OMR 0.437981
PAB 1.13921
PEN 3.871047
PGK 5.100612
PHP 70.345601
PKR 316.445496
PLN 4.32286
PYG 6889.125488
QAR 4.15297
RON 5.232142
RSD 117.436865
RUB 88.845924
RWF 1677.009941
SAR 4.268917
SBD 9.205025
SCR 16.824722
SDG 684.006786
SEK 11.04415
SGD 1.469738
SLE 27.594175
SOS 651.022858
SRD 43.048681
STD 23576.657436
STN 24.493658
SVC 9.968288
SZL 19.02574
THB 38.240629
TJS 10.515354
TMT 3.98678
TND 3.375082
TRY 53.944569
TTD 7.736963
TWD 36.794572
TZS 3007.134902
UAH 51.163479
UGX 4277.892331
USD 1.13908
UYU 45.747552
UZS 13642.28797
VES 844.401646
VND 29974.891763
VUV 135.651142
WST 3.13967
XAF 655.804465
XAG 0.019294
XAU 0.000278
XCD 3.078421
XCG 2.053141
XDR 0.814931
XOF 655.778564
XPF 119.331742
YER 271.727253
ZAR 19.066241
ZMK 10253.084262
ZMW 21.286862
ZWL 366.783314
  • AEX

    -2.4000

    1087.66

    -0.22%

  • BEL20

    -8.0300

    5726.54

    -0.14%

  • PX1

    70.3300

    8442.83

    +0.84%

  • ISEQ

    120.7900

    13692.69

    +0.89%

  • OSEBX

    -14.6600

    1992.88

    -0.73%

  • PSI20

    -84.7800

    9130.42

    -0.92%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    4.2400

    4240.56

    +0.1%

Le Parlement vote une dernière fois pour la création d'un droit à l'aide à mourir
Le Parlement vote une dernière fois pour la création d'un droit à l'aide à mourir / Photo: Pascal POCHARD-CASABIANCA - AFP

Le Parlement vote une dernière fois pour la création d'un droit à l'aide à mourir

Un long processus qui s'achève : les députés devraient approuver définitivement mercredi, lors d'un quatrième et ultime vote, la loi créant un "droit à l'aide à mourir", réforme sociétale majeure du second quinquennat d'Emmanuel Macron.

Taille du texte:

La loi prévoit d'autoriser pour la première fois en France l'assistance au suicide, voire l'euthanasie, avec une série de conditions.

La France va ainsi rejoindre le cercle relativement restreint des nations ayant ouvert ce droit, de la Belgique aux Pays-Bas en passant par la Suisse, le Canada ou l'Uruguay.

La réforme avait été portée sur les fonts baptismaux par le président de la République en 2022, avec le lancement d'une convention citoyenne, qui s'est prononcée en février 2023 pour l'instauration d'une "aide active à mourir".

Le processus parlementaire a connu depuis bien des vicissitudes, et c'est avec "soulagement" que les partisans du texte accueillent le vote de mercredi.

A un projet de loi gouvernemental, interrompu dans sa course par la dissolution de 2024, ont succédé deux propositions de loi d'origine parlementaire, l'une sur les soins palliatifs et l'autre sur le droit à l'aide à mourir. Elles ont cheminé en dépit des réserves voire de l'hostilité personnelle des trois premiers ministres successifs, Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu.

A l'unisson de plusieurs ténors de la droite comme Bruno Retailleau, le Sénat a rejeté par trois fois le texte sur l'aide à mourir. Mais le gouvernement a in fine décidé de donner le dernier mot à l'Assemblée, comme il en a la possibilité.

Tenant compte des oppositions qui persistent, surtout à droite, Sébastien Lecornu a annoncé mardi qu'il saisirait le Conseil constitutionnel, en cas d'approbation.

Les Sages devront dire si certaines clauses, comme le délai de réflexion minimal de deux jours octroyé au malade après l'accord des médecins à une aide à mourir, sont compatibles avec les "principes de liberté individuelle et dignité humaine", a fait savoir Matignon.

Auteur de la proposition de loi votée mercredi, l'ancien député Olivier Falorni aura été un aiguillon infatigable des travaux parlementaires, avec l'appui constant de la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance).

Il devrait assister depuis les tribunes au vote, de même que le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jonathan Denis.

Les trois premiers scrutins ont donné lieu à une large majorité, même si elle a tendu à se réduire : 305 voix contre 199 en mai 2025; 299 contre 226 en février 2026; 295 contre 232 en juin 2026.

Si la gauche et les députés macronistes sont majoritairement pour, et la droite et l'extrême droite contre, chaque groupe a laissé à ses membres la liberté de vote sur un sujet qui mêle l'intime au politique.

- La crainte de "dérives" -

Ce nouveau droit serait réservé aux patients majeurs, atteints d'une affection incurable engageant le pronostic vital, et qui peuvent exprimer leur volonté de manière "libre et éclairée".

Un médecin vérifierait leur éligibilité, puis une procédure collégiale évaluerait les critères, avant que le médecin ne prenne in fine la décision seul.

Le malade pourrait renoncer à tout moment, et s'administrerait lui-même le produit létal, sauf lorsqu'il "n'est physiquement pas en mesure de le faire", un médecin ou un infirmier pouvant s'en charger.

Fruit de patients ajustements, le texte est "équilibré" selon ses partisans. Mais ses contempteurs continuent de le juger "très dangereux" et porteur de "dérives", à l'instar du député RN Christophe Bentz.

Hostiles au texte, des représentants religieux, des organisations professionnelles et sociétés savantes du domaine de la santé, ou des collectifs de personnes handicapées craignant de se trouver poussés à demander le suicide assisté, ne déposent pas les armes.

L'Alliance Vita organisera un rassemblement à 19H00 près de l'Assemblée avec d'autres organisations comme la Fondation Jérôme Lejeune, les AFC (Associations familiales catholiques), et le CPDH (Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine).

Si l'initiative vise à faire basculer des députés, un rejet du texte serait une surprise.

Quelques députés, comme Béatrice Bellay (PS, Martinique), sont certes passés du "pour" à l'"abstention". Auprès de l'AFP, elle juge la mesure malvenue tant que les territoires ultramarins "sont parmi ceux dont la situation de l'hôpital est la plus dramatique, avec une forte mortalité, et des unités palliatives insuffisamment dotées".

Mais d'autres font le chemin inverse, comme François Jolivet (Horizons, Indre), passé de l'abstention au "pour" au gré de discussions avec les habitants de sa circonscription.

L.Rossi--NZN