Zürcher Nachrichten - JO-2022: les Jeux disent au revoir à Pékin

EUR -
AED 4.276014
AFN 72.772985
ALL 95.4774
AMD 426.722461
ANG 2.084693
AOA 1068.858693
ARS 1631.235043
AUD 1.624361
AWG 2.095801
AZN 1.976381
BAM 1.956361
BBD 2.336671
BDT 142.590921
BGN 1.944345
BHD 0.437526
BIF 3454.674968
BMD 1.164334
BND 1.485965
BOB 8.016301
BRL 5.847986
BSD 1.160133
BTN 110.953842
BWP 15.690503
BYN 3.185314
BYR 22820.949188
BZD 2.33327
CAD 1.608155
CDF 2625.573439
CHF 0.910171
CLF 0.026548
CLP 1044.861531
CNY 7.91136
CNH 7.899227
COP 4282.246325
CRC 525.05068
CUC 1.164334
CUP 30.854855
CVE 110.296653
CZK 24.272179
DJF 206.589287
DKK 7.472417
DOP 68.379624
DZD 154.750544
EGP 60.874767
ERN 17.465012
ETB 187.029674
FJD 2.561296
FKP 0.866823
GBP 0.862871
GEL 3.096884
GGP 0.866823
GHS 13.469866
GIP 0.866823
GMD 84.412157
GNF 10172.287543
GTQ 8.846539
GYD 242.679645
HKD 9.121353
HNL 30.865858
HRK 7.534293
HTG 151.988887
HUF 357.309114
IDR 20649.466012
ILS 3.360732
IMP 0.866823
INR 110.896656
IQD 1519.736136
IRR 1540879.803552
ISK 143.620886
JEP 0.866823
JMD 183.142559
JOD 0.825502
JPY 185.024874
KES 150.909514
KGS 101.820462
KHR 4651.332267
KMF 494.842347
KPW 1047.900771
KRW 1762.091478
KWD 0.360234
KYD 0.966777
KZT 547.867228
LAK 25425.296587
LBP 103915.021677
LKR 388.051364
LRD 212.300926
LSL 19.135992
LTL 3.437976
LVL 0.704294
LYD 7.393122
MAD 10.702671
MDL 20.122775
MGA 4874.398862
MKD 61.636013
MMK 2444.631659
MNT 4167.195408
MOP 9.363787
MRU 46.359304
MUR 55.049305
MVR 17.931534
MWK 2011.677314
MXN 20.123688
MYR 4.602148
MZN 74.412768
NAD 19.135992
NGN 1594.171479
NIO 42.710598
NOK 10.758319
NPR 177.525947
NZD 1.982541
OMR 0.447677
PAB 1.160133
PEN 3.955435
PGK 5.059452
PHP 71.523942
PKR 322.996094
PLN 4.234252
PYG 7070.028967
QAR 4.241617
RON 5.246143
RSD 117.449847
RUB 83.251739
RWF 1696.086745
SAR 4.35465
SBD 9.367281
SCR 17.280284
SDG 699.183768
SEK 10.798326
SGD 1.486656
SHP 0.869293
SLE 28.643408
SLL 24415.507246
SOS 662.990266
SRD 43.259737
STD 24099.365963
STN 24.517565
SVC 10.150913
SYP 128.688022
SZL 19.13149
THB 37.810006
TJS 10.777693
TMT 4.075169
TND 3.396175
TOP 2.803437
TRY 53.232543
TTD 7.87426
TWD 36.599446
TZS 3056.184983
UAH 51.345835
UGX 4393.260784
USD 1.164334
UYU 46.443328
UZS 13918.994492
VES 612.684855
VND 30688.937154
VUV 138.380356
WST 3.172575
XAF 656.145301
XAG 0.014947
XAU 0.000256
XCD 3.146671
XCG 2.0909
XDR 0.816034
XOF 656.145301
XPF 119.331742
YER 277.867955
ZAR 19.005251
ZMK 10480.404143
ZMW 21.839267
ZWL 374.915119
  • AEX

    8.3600

    1053.36

    +0.8%

  • BEL20

    40.8100

    5630.58

    +0.73%

  • PX1

    137.9600

    8253.49

    +1.7%

  • ISEQ

    256.1400

    13258.19

    +1.97%

  • OSEBX

    -13.9900

    2043.5

    -0.68%

  • PSI20

    45.8300

    9212.22

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -9.0700

    4114.76

    -0.22%

  • N150

    41.8100

    4307.68

    +0.98%

JO-2022: les Jeux disent au revoir à Pékin

JO-2022: les Jeux disent au revoir à Pékin

Une pincée de Covid, un soupçon de politique, une fine couche de neige, un maigre public mais aussi une grosse dose de Valieva et des exploits sportifs à foison, à l'instar de Quentin Fillon Maillet et d'Eileen Gu: les Jeux olympiques de Pékin se sont achevés dimanche sur le cocktail habituel.

Taille du texte:

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a, comme le veut la tradition, "clos" ces 24e JO d'hiver sur un discours de paix, avant que la flamme olympique ne s'éteigne dans la capitale chinoise au terme de cette quinzaine si particulière, sous le régime d'une bulle sanitaire très stricte qui a grandement gâché la fête.

Tout aussi regrettable mais plus commun dans l'histoire olympique, le dopage s'est aussi invité à Pékin avec un nom: Kamila Valieva.

A 15 ans, la patineuse russe se retrouve au centre d'une retentissante affaire qui se poursuivra bien au-delà du rendez-vous chinois.

Arrivée comme favorite de l'épreuve individuelle, grâce notamment à ses quadruples sauts, Valieva a commencé par remporter l'épreuve par équipes, devant les Américains et le Japon, le 7 février. Patatras! Le lendemain, elle est notifiée d'un contrôle antidopage positif pour un test réalisé le 25 décembre.

A coup d'appel et de procédures, Valieva, le CIO et l'Agence mondiale antidopage tentent de démêler l'imbroglio.

A la veille de l'épreuve individuelle, la patineuse est finalement autorisée à participer. Mais le CIO prévient qu'il considèrera les résultats comme provisoires et ne donnera pas de médailles tant que le cas ne sera pas réglé -ce qui peut prendre des mois. Finalement, après avoir dominé le programme court, elle craque littéralement dans le libre et termine... au pied du podium, usée par la pression.

Vite rentrée chez elle, l'adolescente doit maintenant se remettre et attendre, tout comme les Américains, furieux de ne pas avoir reçu leur médaille, et les Japonais.

- Sept médailles pour le biathlon -

Des médailles, certains s'en sont abreuvé.

Quentin Fillon Maillet en a accumulé cinq, exploit qu'aucun Français n'avait réussi lors d'une même édition olympique d'hiver. Le Jurassien quitte ces JO avec deux titres (individuel et poursuite) et trois médailles d'argent (relais mixte et hommes, sprint).

Il en est le plus médaillé, à égalité avec son rival norvégien Johannes Boe, qui a collectionné quatre titres olympiques, la biathlète norvégienne Marte Olsbu Roeiseland et le fondeur russe Alexander Bolshunov.

"QFM" aura donc été le principal pourvoyeur de médailles françaises. Avec ses cinq podiums, plus le titre de Justine Braisaz-Bouchet en mass-start et l'argent d'Anaïs Chevalier-Bouchet en individuel, le biathlon vaut même la moitié des quatorze médailles du camp français.

Après l'échec en quarts de finale des skieurs alpins lors de l'épreuve par équipes dimanche, le décompte s'est arrêté à une unité du record des JO-2018.

Les Bleus peuvent toutefois se consoler avec autant de médailles d'or, puisqu'à celles de Fillon Maillet et de Braisaz-Bouchet s'ajoutent Clément Noël en slalom et le duo Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron en danse sur glace.

Malheureusement, ces exploits n'ont pu être aussi festifs qu'ils le méritaient.

- Moins de 100.000 spectateurs -

Le public invité par les responsables était bien présent (contrairement à l'été dernier à Tokyo) mais, avec moins de 100.000 spectateurs annoncés par les organisateurs (contre 1 million il y a quatre ans à Pyeongchang) répartis sur treize sites et 109 épreuves, ces JO ont été moroses et souvent silencieux.

La bulle sanitaire a gâché une grande partie du plaisir, avec le port du masque obligatoire, les tests quotidiens et, surtout, les restrictions de déplacement, l'impossibilité pour les sportifs de rester quelques jours une fois leurs épreuves terminées pour encourager leur compatriotes, d'échapper à cette bulle pour rencontrer la population...

Mais, au final, la politique zéro Covid des organisateurs a fonctionné. Certes, quelques sportifs touchés par le Covid-19 ont dû renoncer à leur rêve olympique. Mais, au regard des plus de 60.000 tests quotidiens, soit plus de 1,8 million au total, il n'y eut point de cluster ni d'hécatombe, puisque la population olympique ne comptait pas plus de trois cas positifs sur les dix derniers jours. Et ceux placés à l'isolement n'ont pas semblé en avoir souffert, à l'image de Johannes Boe.

La quinzaine avait aussi commencé par des polémiques sur les droits de l'Homme ou l'absence de neige naturelle, fabriquée à coup de canons à neige.

- Milan/Cortina en 2026 -

Le débat sur les droits de l'Homme n'est venu ni des sportifs, ni des pays comme les Etats-Unis ayant décidé d'un boycott diplomatique, ni des organisations opposées à la tenue de ces JO en Chine, accusée d'atteinte aux droits humains contre la minorité musulmane ouïghour dans la région du Xinjiang.

Aux quelques questions posées sur ce sujet, la porte-parole du Comité d'organisation, Yan Jiarong, a parlé de "mensonges", avant de se faire rappeler à l'ordre par le CIO qui ne veut pas mêler sport et politique, et les organisateurs ont sorti de leur chapeau la skieuse de fond ouïghoure Dinigeer Yilamujiang pour allumer la vasque olympique lors de la cérémonie d'ouverture le 4 février.

Le ciel a aussi éteint la polémique sur la neige puisque, après une semaine passée à regretter les paysages secs, arides et dépourvus de blanc des sites de montagne de Zhangjiakou et de Yanqing, la Sainte neige est finalement tombée au milieu des JO, blanchissant les arrières-plans.

Maintenant, place aux JO suivants avec un retour en Europe, après Rio, Pyeongchang, Tokyo et Pékin, première ville à accueillir les JO d'été (2008) et désormais d'hiver.

Dans quatre ans, la prochaine édition hivernale aura lieu en Italie, avec un duo inédit Milan/Cortina, qui a récupéré le drapeau olympique au cours de la soirée des mains de Thomas Bach, avant l'extinction de la flamme olympique.

Et, dans deux ans, c'est à Paris qu'elle brillera ! Le prochain rendez-vous en 2024 se déroulera dans la capitale française, où les organisateurs promettent des JO d'été festifs.

Le monde olympique en a bien besoin.

R.Bernasconi--NZN