Zürcher Nachrichten - JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais

EUR -
AED 4.306153
AFN 75.0429
ALL 95.503739
AMD 434.75432
ANG 2.098709
AOA 1076.390828
ARS 1633.24778
AUD 1.628526
AWG 2.110569
AZN 1.997971
BAM 1.957785
BBD 2.362126
BDT 143.899979
BGN 1.955914
BHD 0.44281
BIF 3489.474751
BMD 1.172539
BND 1.496038
BOB 8.103802
BRL 5.808644
BSD 1.172804
BTN 111.252582
BWP 15.938311
BYN 3.309523
BYR 22981.755751
BZD 2.358712
CAD 1.592953
CDF 2720.28988
CHF 0.91605
CLF 0.026783
CLP 1054.112588
CNY 8.006387
CNH 8.009617
COP 4288.442525
CRC 533.195048
CUC 1.172539
CUP 31.072272
CVE 110.746729
CZK 24.365813
DJF 208.384014
DKK 7.468372
DOP 69.770598
DZD 155.365983
EGP 62.894658
ERN 17.588078
ETB 184.088973
FJD 2.570327
FKP 0.863714
GBP 0.862002
GEL 3.142861
GGP 0.863714
GHS 13.136953
GIP 0.863714
GMD 85.595732
GNF 10289.026269
GTQ 8.959961
GYD 245.356495
HKD 9.184382
HNL 31.213432
HRK 7.537125
HTG 153.631453
HUF 364.824102
IDR 20325.193765
ILS 3.451755
IMP 0.863714
INR 111.286226
IQD 1536.025512
IRR 1540715.666567
ISK 143.847483
JEP 0.863714
JMD 183.766277
JOD 0.831376
JPY 183.590271
KES 151.433806
KGS 102.503912
KHR 4704.815418
KMF 492.466605
KPW 1055.284674
KRW 1728.0057
KWD 0.36031
KYD 0.977362
KZT 543.223189
LAK 25772.39793
LBP 105000.828342
LKR 374.82671
LRD 215.600573
LSL 19.53494
LTL 3.462202
LVL 0.709257
LYD 7.446066
MAD 10.847448
MDL 20.206948
MGA 4866.035425
MKD 61.633886
MMK 2461.733132
MNT 4195.16771
MOP 9.463379
MRU 46.86681
MUR 55.144932
MVR 18.121629
MWK 2041.980281
MXN 20.470224
MYR 4.655421
MZN 74.929587
NAD 19.534934
NGN 1613.390048
NIO 43.044332
NOK 10.870375
NPR 177.995572
NZD 1.986849
OMR 0.451129
PAB 1.172774
PEN 4.112684
PGK 5.087352
PHP 71.847345
PKR 326.874482
PLN 4.253857
PYG 7213.019006
QAR 4.272149
RON 5.203848
RSD 117.378833
RUB 87.908248
RWF 1713.665104
SAR 4.396996
SBD 9.429684
SCR 16.118093
SDG 704.113715
SEK 10.846455
SGD 1.493936
SHP 0.875418
SLE 28.848748
SLL 24587.542811
SOS 669.519913
SRD 43.920994
STD 24269.180819
STN 24.869543
SVC 10.262409
SYP 129.594802
SZL 19.534925
THB 38.122791
TJS 11.000548
TMT 4.109748
TND 3.378963
TOP 2.823192
TRY 52.931326
TTD 7.960816
TWD 37.086813
TZS 3054.463338
UAH 51.532291
UGX 4409.902668
USD 1.172539
UYU 46.771998
UZS 14011.836168
VES 573.304233
VND 30903.426254
VUV 137.95079
WST 3.183664
XAF 656.670246
XAG 0.01556
XAU 0.000254
XCD 3.168845
XCG 2.113677
XDR 0.815653
XOF 656.621982
XPF 119.331742
YER 279.771908
ZAR 19.594648
ZMK 10554.258277
ZMW 21.901789
ZWL 377.556938
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais
JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais / Photo: Tiziana FABI - AFP

JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais

"C'est pas gardien de but du Stade rennais mais c'est quand même une super aventure!" Enfant, Lucas Defayet rêvait de devenir footballeur et si ce rêve est passé, le Breton en a réalisé un autre, plus original, celui de disputer des Jeux olympiques en... skeleton.

Taille du texte:

Comment passe-t-on de la verte Bretagne à la glace de Cortina, où cet athlète de 28 ans sera le premier tricolore depuis 16 ans à s'aligner jeudi dans cette discipline confidentielle en France et consistant à dévaler une piste de luge tête la première à 130 km/h?

Il faut de la persévérance, du courage, des sacrifices bien sûr, mais aussi, fatalement, un trait d'union, en l'occurrence paternel, parce que "c'est quand même quelque chose d'un peu unique d'habiter Rennes et de faire du skeleton", déclare à l'AFP ce garçon "avenant" rencontré au village olympique.

Si sa mère est bretonne, le père de Lucas Defayet, lui, travaille à La Plagne "en tant que +glacier+", sur la piste des JO-1992 d'Albertville. Et le jeune Lucas y passe vite toutes ses vacances scolaires.

"Au début, c'était de la luge, ça me permettait de voir mon père également pendant ses heures de boulot et après, à 14 ans, j'ai débuté le skeleton, j'ai vraiment accroché", se remémore-t-il.

La graine est semée et, à défaut de continuer le foot, Lucas Defayet bénéficie des qualités d'explosivité du poste de gardien de but au moment d'entamer sa progression en skeleton.

"Il me manquait la partie force, musculation, j'ai donc dû travailler ça. J'ai progressé et ça m'a permis de pousser plus et de m'améliorer d'année en année".

- "Les croisés" -

Les premières performances tombent et, au tournant de la vingtaine, en 2018, Lucas Defayet devient une première fois champion de France, ce qui lui ouvre les portes des Coupes d'Europe... et de financements salutaires pour le jeune employé de chantier qu'il est alors.

Lucas s'éclate à ressentir des "sensations uniques que je ne peux pas vraiment expliquer". "D'avoir la tête au ras de la glace, c'est quelque chose qu'on ne retrouvera pas en bobsleigh ou en luge".

Mais l'histoire serait encore trop simple.

Malgré tous ses efforts, il n'est pas retenu pour les JO-2022, une énorme déception qui l'incite à prendre une décision radicale: cesser toute activité professionnelle pour se consacrer pleinement au skeleton, quitte à basculer davantage dans la précarité.

Le sacrifice semble payer quand il intègre le Top 20 mondial en 2024-25. Mais le sort s'acharne. Alors qu'il joue au badminton, en avril 2025, il se blesse gravement à un genou -"les croisés"-, pour la deuxième fois.

A moins d'un an des JO de Milan Cortina, le compte à rebours est lancé. Pas d'opération et une rééducation à Capbreton, dans les Landes. "Il y a eu des moments où, forcément, j'ai eu le doute...", dit-il pudiquement.

- Objectif 2030 ? -

Remis sur pieds, une nouvelle décision radicale est enclenchée, celle de s'exiler en Amérique du Nord pour disputer la Coupe d'Amérique et empocher un maximum de points en vue d'une qualification aux Jeux.

"J'en ai parlé avec mon entraîneur qui m'a dit +si tu penses que c'est la bonne solution, fais-le+", raconte-t-il. La Fédération (FFSG) accepte aussi, et les podiums s'enchaînent, jusqu'à ce que la bonne nouvelle arrive après Noël: Lucas Defayet sera le premier Français à disputer les JO en skeleton depuis Grégory Saint-Géniès (15e) à Vancouver en 2010.

Croit-on à une médaille après un parcours aussi improbable? "Physiquement, je suis à 100%. Enfin peut-être à 95%, et à 100% le jour de la course. Mais il faut être réaliste, on a énormément de retard sur les Anglais, Allemands, Chinois... et la médaille, c'est quasiment impossible". Cela étant, "le but est aussi de prendre le maximum d'expérience en vue peut-être de 2030, pour les Jeux en France", glisse-t-il.

"Et puis, voilà, mon rêve était de devenir gardien au Stade Rennais mais malheureusement, ou heureusement, je n'ai pas réalisé ce rêve-là mais j'en ai réussi un autre, celui d'aller aux JO. Et je suis très fier de moi".

W.O.Ludwig--NZN