AEX
10.0400
La Premier League s'est refermée dimanche sur un feu d'artifice d'émotions, des larmes de Bernardo Silva à la détresse de West Ham, relégué, en passant par les adieux émouvants de Mohamed Salah et l'échec de Chelsea, en dehors des places européennes.
Le Championnat d'Angleterre a connu un épilogue en forme de conte de fées, aussi, pour l'outsider Bournemouth et le promu Sunderland, qualifiés pour la Ligue Europa au bout d'une épatante saison.
Les joueurs de Tottenham, vainqueurs de cette compétition il y a un an, ont eux fêté comme un nouveau titre leur maintien dans l'élite, après une victoire étriquée mais précieuse contre Everton (1-0).
Le milieu portugais Joao Palhinha, en reprenant du pied gauche un ballon qu'il avait envoyé de la tête sur un poteau (43e), a permis aux supporters d'exulter et à l'entraîneur, Roberto De Zerbi, de souffler.
C'est Nuno Espirio Santo et West Ham, 18e avec deux points de moins, qui ont pris la dernière place dans l'ascenseur, en compagnie de Burnley et Wolverhampton, relégués depuis bien longtemps.
- Guardiola en larmes -
Loin de ces soucis, Arsenal a prolongé la fête du titre en s'imposant 2-1 à Crystal Palace, avant de soulever le trophée sous le soleil de Londres et les confettis.
Mikel Arteta a mis au repos quasiment tous ses titulaires en vue de la finale de la Ligue des champions contre le PSG, le 30 mai à Budapest.
Son ex-mentor et rival de Manchester City, Pep Guardiola, a lui refermé une décennie de gloire (20 titres) sur une défaite sans conséquence contre Aston Villa (2-1), à la maison.
L'essentiel était ailleurs: dans les émouvantes célébrations entourant le clap de fin du génie catalan, et de ses deux lieutenants sur le terrain, le défenseur John Stones et le capitaine Bernardo Silva.
L'entraîneur a essuyé son visage empli de larmes quand le Portugais a quitté la pelouse sous une haie d'honneur formée par ses partenaires, avant que le meneur offensif lui-même ne soit débordé par les émotions.
A 50 kilomètres de là, Anfield a dit adieu à deux figures adorées de Liverpool, le latéral Andy Roberson et l'ailier Mohamed Salah.
"Merci, légendes", proclamait une banderole dans les tribunes. "Nous sommes passés de la grandeur à la gloire. Salah est notre roi", disait une autre.
"The Egyptian King", empileur de buts (257) et de titres (9) pendant neuf ans, a soigné sa sortie d'un extérieur du pied exquis pour servir Curtis Jones (58e).
L'égalisation de Brentford (1-1) n'a pas gâché la fête pour des Reds qui terminent à la cinquième place, la dernière qualificative pour la Ligue des champions.
- Chelsea, le couac -
Manchester United, le troisième, a terminé sur un carton contre Brighton (3-0) avec l'aide du capitaine Bruno Fernandes, auteur d'une 21e passe décisive cette saison, un record national, et buteur en seconde période.
Les Seagulls se sont vite consolés après cette défaite: leur huitième place finale les emmène en Ligue Conférence la saison prochaine.
Il n'y aura aucune compétition européenne en revanche pour Chelsea, dixième de Premier League, et son futur entraîneur Xabi Alonso.
Les Blues ont été battus 2-1 à Sunderland, pas aidés par le but contre son camp de Malo Gusto et l'exclusion de Wesley Fofana en seconde période.
C'est un déclassement assez brutal pour le riche club de l'ouest londonien, vainqueur de la Ligue Conférence et de la Coupe du monde des clubs l'an dernier, et qui a disputé la Ligue des champions cette saison.
Bournemouth découvrira lui l'Europe pour la première fois de son histoire grâce à sa sixième place, qualificative pour la Ligue Europa. Les Cherries ont bouclé leur superbe campagne sur un 18e match sans défaite en championnat, dimanche à Nottingham Forest (1-1).
Le promu Sunderland et son entraîneur français Régis Le Bris, septièmes, ont aussi déjoué tous les pronostics.
Relégués en 2017 en Championship (2e div.), puis en League One (3e div.) l'année d'après, les Black Cats n'ont connu l'Europe qu'une fois et brièvement, durant la Coupe des vainqueurs de coupe en 1973.
O.Meier--NZN