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La nouvelle saison d'Elite de basket-ball s'ouvre vendredi sur les cendres encore fumantes de la disparition de son ancien maître Monaco, dont le trône semble promis au Paris Basketball ou à l'Asvel du président-entraîneur Tony Parker.
Interrogé sur l'éviction du paysage professionnel du club de la Principauté, l'ancien meneur de l'équipe de France s'est dit "dégoûté": "Franchement, je trouve ça terrible parce que c'était génial pour le basket français d'avoir une équipe performante en Euroligue avec des gros joueurs."
L'absence de la locomotive ASM, seulement définitivement actée le dernier jour d'août, laisse également un grand vide en France, pour qui elle a été selon Adrew Albicy "une très belle locomotive", entraînant dans son sillage Paris, l'Asvel "et même des équipes comme Bourg-en-Bresse ou Nanterre à être beaucoup plus compétitives".
Privée de têtes d'affiches (James, Strazel, Okobo, Diallo, Theis, Blossomgame), l'Elite se retrouve surtout orpheline de son ogre, qui avait enlevé les quatre titres en jeu la saison passée (Championnat, Coupe, Leaders Cup et Supercoupe).
Une aubaine pour le vice-roi du printemps, le Paris Basketball, qui après deux saisons fastes était reparti les mains vides.
"L'objectif, c'est de faire mieux, de ramener au moins un titre, comme on avait l'habitude de le faire" reconnaissait vendredi Nadir Hifi avant la Supercoupe, au final gagnée à Roland-Garros par son équipe.
- Regards vers les bancs -
Le "Prince de Paris" devait probablement viser un autre trophée, légitimement puisque son équipe semble la mieux placée pour s'emparer du trône.
Elle a conservé une ossature (Herrera, Faye, Cavalière, Rhoden, Dokossi) et été renforcée par un meneur complémentaire de Hifi, l'international français Franck Ntilikina, un ailier scoreur, TJ Warren et ses dix saisons NBA, ainsi qu'un gros défenseur, Terry Tarpey, autre membre de l'équipe de France.
Comme chaque année depuis 2022, le Paris Basketball a changé d'entraîneur et s'est tourné vers la NBA pour perpétuer son jeu survitaminé: le Français Maxime Lefèvre, assistant aux Minnesota Timberwolves pendant sept ans.
Le Lorrain se fait cependant voler la vedette sur le banc par Parker, qui avait rêvé de Sylvain Francisco et d'un budget colossal (59 millions d'euros) pour débuter sa nouvelle carière.
Le gendarme financier de la ligue, échaudé par le précédent monégasque, l'a raboté de plus de la moitié (24 millions d'euros), et le quadruple champion NBA a dû repenser son groupe.
Il est tout de même parvenu à composer un effectif solide, fort notamment de plusieurs joueurs d'expérience (Patty Mills et Jae Crowder, environ 1000 matches NBA chacun, Joel Bolomboy et Nate Sestina, rompus à l'Euroligue), et cornaqué par un staff pléthorique dont l'ancien sélectionneur des Bleus Vincent Collet est la figure de proue.
- L'attraction Beverley -
L'Asvel a le matériel pour répondre à l'objectif fixé à l'entraîneur Tony par le président Parker: remplir l'armoire à trophées, non garnie depuis 2023 (Leaders Cup), et même 2022 pour le dernier championnat. "Ca commence a faire" longtemps, a reconnu "TP".
De moins fortunés espèrent se mêler au duel annoncé entre les deux clubs d'Euroligue, à l'image de Nanterre la saison dernière, troisième de la saison régulière (devant l'Asvel).
Le club des Hauts-de-Seine a perdu sa pièce-maîtresse à l'intérieur, Mathis Dossou-Yovo (Asvel) mais a pu jouer la stabilité, à l'inverse de Cholet, Le Mans, Strasbourg ou Bourg-en-Bresse.
Trois ans après avoir préparé Zaccharie Risacher à la draft NBA (2024), le club de l'Ain accueille un autre Français promis aux premiers rôles de la loterie (2028), Nathan Soliman.
Les regards se tourneront aussi vers Boulazac, qui a attiré Patrick Beverley, ancien chien de garde des parquets NBA, et le retour du classique du championnat entre Limoges, qui a rapatrié l'ancien meneur des Bleus Andrew Albicy, et l'Elan béarnais de retour dans l'élite après trois ans d'absence.
S.Scheidegger--NZN