Zürcher Nachrichten - COP15: place aux ministres pour sortir le "pacte pour la nature" de l'impasse

EUR -
AED 4.306153
AFN 75.0429
ALL 95.503739
AMD 434.75432
ANG 2.098709
AOA 1076.390828
ARS 1633.24778
AUD 1.628526
AWG 2.110569
AZN 1.997971
BAM 1.957785
BBD 2.362126
BDT 143.899979
BGN 1.955914
BHD 0.44281
BIF 3489.474751
BMD 1.172539
BND 1.496038
BOB 8.103802
BRL 5.808644
BSD 1.172804
BTN 111.252582
BWP 15.938311
BYN 3.309523
BYR 22981.755751
BZD 2.358712
CAD 1.592953
CDF 2720.28988
CHF 0.91605
CLF 0.026783
CLP 1054.112588
CNY 8.006387
CNH 8.009617
COP 4288.442525
CRC 533.195048
CUC 1.172539
CUP 31.072272
CVE 110.746729
CZK 24.365813
DJF 208.384014
DKK 7.468372
DOP 69.770598
DZD 155.365983
EGP 62.894658
ERN 17.588078
ETB 184.088973
FJD 2.570327
FKP 0.863714
GBP 0.862002
GEL 3.142861
GGP 0.863714
GHS 13.136953
GIP 0.863714
GMD 85.595732
GNF 10289.026269
GTQ 8.959961
GYD 245.356495
HKD 9.184382
HNL 31.213432
HRK 7.537125
HTG 153.631453
HUF 364.824102
IDR 20325.193765
ILS 3.451755
IMP 0.863714
INR 111.286226
IQD 1536.025512
IRR 1540715.666567
ISK 143.847483
JEP 0.863714
JMD 183.766277
JOD 0.831376
JPY 183.590271
KES 151.433806
KGS 102.503912
KHR 4704.815418
KMF 492.466605
KPW 1055.284674
KRW 1728.0057
KWD 0.36031
KYD 0.977362
KZT 543.223189
LAK 25772.39793
LBP 105000.828342
LKR 374.82671
LRD 215.600573
LSL 19.53494
LTL 3.462202
LVL 0.709257
LYD 7.446066
MAD 10.847448
MDL 20.206948
MGA 4866.035425
MKD 61.633886
MMK 2461.733132
MNT 4195.16771
MOP 9.463379
MRU 46.86681
MUR 55.144932
MVR 18.121629
MWK 2041.980281
MXN 20.470224
MYR 4.655421
MZN 74.929587
NAD 19.534934
NGN 1613.390048
NIO 43.044332
NOK 10.870375
NPR 177.995572
NZD 1.986849
OMR 0.451129
PAB 1.172774
PEN 4.112684
PGK 5.087352
PHP 71.847345
PKR 326.874482
PLN 4.253857
PYG 7213.019006
QAR 4.272149
RON 5.203848
RSD 117.378833
RUB 87.908248
RWF 1713.665104
SAR 4.396996
SBD 9.429684
SCR 16.118093
SDG 704.113715
SEK 10.846455
SGD 1.493936
SHP 0.875418
SLE 28.848748
SLL 24587.542811
SOS 669.519913
SRD 43.920994
STD 24269.180819
STN 24.869543
SVC 10.262409
SYP 129.594802
SZL 19.534925
THB 38.122791
TJS 11.000548
TMT 4.109748
TND 3.378963
TOP 2.823192
TRY 52.931326
TTD 7.960816
TWD 37.086813
TZS 3054.463338
UAH 51.532291
UGX 4409.902668
USD 1.172539
UYU 46.771998
UZS 14011.836168
VES 573.304233
VND 30903.426254
VUV 137.95079
WST 3.183664
XAF 656.670246
XAG 0.01556
XAU 0.000254
XCD 3.168845
XCG 2.113677
XDR 0.815653
XOF 656.621982
XPF 119.331742
YER 279.771908
ZAR 19.594648
ZMK 10554.258277
ZMW 21.901789
ZWL 377.556938
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

COP15: place aux ministres pour sortir le "pacte pour la nature" de l'impasse
COP15: place aux ministres pour sortir le "pacte pour la nature" de l'impasse / Photo: Lars Hagberg - AFP

COP15: place aux ministres pour sortir le "pacte pour la nature" de l'impasse

L'espoir de sceller un "pacte de paix avec la nature" lors du sommet de l'ONU sur la biodiversité à Montréal repose désormais sur les ministres du monde entier, chargés de sortir les négociations de l'impasse à partir de jeudi.

Taille du texte:

Les jours sont comptés, car de profondes divisions doivent encore être comblées, notamment sur la question de savoir combien les pays riches paieront aux pays en développement pour les aider à préserver les écosystèmes et s'il convient de créer un nouveau fonds dédié à cet effet.

En l'absence des chefs d'Etats ou de gouvernement, plus d'une centaine de ministres de l'Environnement se retrouvent de jeudi à samedi, pour conclure ces négociations qui visent à stopper la destruction de la planète et de ses ressources.

Pour y parvenir, les 196 membres de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) doivent approuver d'ici le 19 décembre un "cadre mondial pour la biodiversité".

Son contenu: une vingtaine d'objectifs dont la protection de 30% des terres et des mers, la réduction de moitié des pesticides et la restauration des millions d'hectares de sols dégradés...

Mais le succès reste plus incertain que jamais: les pays en développement ont tiré mercredi un premier coup de semonce en interrompant pendant une demi-journée tous les échanges techniques parallèles.

En cause? L'absence de signal positif des pays riches sur leur demande de garanties financières en contrepartie de leur approbation d'objectifs de transition écologique.

Des dizaines de nations, emmenées par le Brésil, l'Inde, l'Indonésie et les pays d'Afrique réclament des "subventions financières d'au moins 100 milliards de dollars par an". Soit environ dix fois les montants d'aides actuels entre le Nord et le Sud pour la biodiversité. Et autant que ceux promis pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Les pays du Sud veulent aussi la création d'un fonds mondial biodiversité, autre parallèle avec les négociations sur le climat, où ils ont obtenu en novembre un mécanisme inédit de compensation de leurs dommages climatiques.

Mais les pays du Nord assurent ne pas pouvoir décupler l'aide publique et préfèrent encourager une réforme des flux financiers existants, privés, philanthropiques ou multilatéraux.

- "Au bord de la rupture" -

Une réunion de crise des chefs de délégation, organisée mercredi par la présidence chinoise, a temporairement apaisé les esprits.

"Le groupe africain veut parvenir à un accord avec de l'argent en face, d'autres pays en développement aussi, mais le Brésil se sert de la question financière pour faire dérailler le processus", accuse un négociateur occidental.

Selon lui, la délégation du Brésil reste aux mains des équipes du président sortant Jair Bolsonaro, soutien d'une agro-industrie hostile à la réduction des pesticides.

Mais des pays du Sud jugés ambitieux écologiquement ont aussi tapé du poing sur la table: "malgré nos efforts, nous sommes profondément préoccupés par le manque d'engagement clair sur la mobilisation des ressources", a déclaré le représentant de la Colombie lors de la réunion de crise.

L'attitude du Nord "a conduit les négociations au bord de la rupture totale", s'est alarmé mercredi Innocent Maloba, expert de l'ONG WWF International. "Les pays développés, avec leur rôle éminent dans la crise de la biodiversité compte tenu de leur niveau de consommation, ont le devoir de soutenir les pays en développement, c'est leur propre intérêt".

Mais les besoins sont immenses: le coût d'une transition économique capable de sauvegarder la nature a été estimé à environ 900 milliards de dollars par an, un quart pour la conservation des aires protégées et 75% pour verdir l'économie.

Or, le monde dépense "environ 130-140 milliards de dollars par an pour la biodiversité, essentiellement dans des fonds publics dépensés au sein des pays riches alors que très peu d'argent va vers le sud", explique Gilles Kleitz, de l'Agence française de développement.

Le fondateur malaisien de l'IPBES, le "Giec de la biodiversité", a prévenu les ministres mercredi: "Ce qui manque ici, c'est de la volonté politique et un consensus sincère sur ce qui doit être fait", a lancé Zakri Abdul Hamid.

Y.Keller--NZN