Zürcher Nachrichten - L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers

EUR -
AED 4.307361
AFN 75.063795
ALL 95.53007
AMD 434.876114
ANG 2.099301
AOA 1076.694146
ARS 1633.63202
AUD 1.626162
AWG 2.111165
AZN 2.066885
BAM 1.958337
BBD 2.362792
BDT 143.940577
BGN 1.956466
BHD 0.442934
BIF 3490.459203
BMD 1.172869
BND 1.49646
BOB 8.106088
BRL 5.816956
BSD 1.173135
BTN 111.283968
BWP 15.942808
BYN 3.310457
BYR 22988.239372
BZD 2.359378
CAD 1.593056
CDF 2721.056657
CHF 0.916111
CLF 0.026813
CLP 1055.289597
CNY 8.008645
CNH 8.009988
COP 4289.535095
CRC 533.345473
CUC 1.172869
CUP 31.081038
CVE 110.777586
CZK 24.363957
DJF 208.442272
DKK 7.472122
DOP 69.78868
DZD 155.409815
EGP 62.908723
ERN 17.59304
ETB 184.140682
FJD 2.571047
FKP 0.863957
GBP 0.863378
GEL 3.142967
GGP 0.863957
GHS 13.155579
GIP 0.863957
GMD 85.61901
GNF 10291.928671
GTQ 8.962489
GYD 245.425715
HKD 9.189343
HNL 31.221407
HRK 7.535338
HTG 153.674796
HUF 362.682282
IDR 20330.927916
ILS 3.452728
IMP 0.863957
INR 111.317619
IQD 1536.458856
IRR 1541150.333205
ISK 143.805533
JEP 0.863957
JMD 183.818121
JOD 0.831577
JPY 183.987426
KES 151.476373
KGS 102.532828
KHR 4706.137263
KMF 492.604693
KPW 1055.582391
KRW 1725.11506
KWD 0.360411
KYD 0.977637
KZT 543.376443
LAK 25779.668401
LBP 105030.45096
LKR 374.932456
LRD 215.661377
LSL 19.539898
LTL 3.463178
LVL 0.709457
LYD 7.447525
MAD 10.850507
MDL 20.212649
MGA 4867.407882
MKD 61.651274
MMK 2462.427637
MNT 4196.351252
MOP 9.466049
MRU 46.87896
MUR 55.160312
MVR 18.126721
MWK 2042.550462
MXN 20.458714
MYR 4.641629
MZN 74.945338
NAD 19.540266
NGN 1613.845165
NIO 43.055834
NOK 10.892995
NPR 178.045788
NZD 1.985474
OMR 0.451256
PAB 1.173105
PEN 4.113838
PGK 5.088787
PHP 71.867622
PKR 326.966677
PLN 4.244092
PYG 7215.053945
QAR 4.273352
RON 5.197804
RSD 117.411948
RUB 87.926676
RWF 1714.148563
SAR 4.398236
SBD 9.432344
SCR 16.122641
SDG 704.311222
SEK 10.807012
SGD 1.492717
SHP 0.875665
SLE 28.820051
SLL 24594.479457
SOS 669.708053
SRD 43.933385
STD 24276.027649
STN 24.876559
SVC 10.265304
SYP 129.631364
SZL 19.539884
THB 38.106997
TJS 11.003652
TMT 4.110907
TND 3.379916
TOP 2.823988
TRY 53.002903
TTD 7.963062
TWD 37.097275
TZS 3055.325098
UAH 51.546829
UGX 4411.146791
USD 1.172869
UYU 46.785194
UZS 14015.788564
VES 573.465974
VND 30912.144739
VUV 137.989709
WST 3.184562
XAF 656.855506
XAG 0.015475
XAU 0.000254
XCD 3.169738
XCG 2.114273
XDR 0.815883
XOF 656.806871
XPF 119.331742
YER 279.844213
ZAR 19.453035
ZMK 10557.229877
ZMW 21.907968
ZWL 377.663454
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers
L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers / Photo: JOSH EDELSON - AFP/Archives

L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers

Les bulles d'informations dans lesquelles nous maintiennent les algorithmes des réseaux sociaux renforcent-elles la polarisation politique, ou reflètent-elles simplement des divisions déjà existantes?

Taille du texte:

Un important projet de recherche conduit au moment de l'élection américaine de 2020 a conclu que, contrairement à ce qui est souvent avancé, l'algorithme de Facebook ne modelait pas les croyances politiques de ses utilisateurs.

Cette série d'études est le résultat d'une collaboration entre Meta -- la maison-mère de Facebook et Instagram -- et un groupe de chercheurs d'universités américaines. Ces derniers ont eu accès aux données internes de l'entreprise et ont eu la possibilité de réaliser des tests en changeant l'expérience en ligne des utilisateurs.

Au total, quatre études ont été publiées dans les journaux scientifiques Science et Nature.

L'algorithme "influence de façon très importante l'expérience des gens sur la plateforme", c'est-à-dire ce qu'ils y voient et leur temps d'utilisation, ont déclaré les responsables du projet, Talia Stroud de l'université du Texas à Austin, et Joshua Tucker, de l'université de New York.

Mais "changer l'algorithme, même pour quelques mois, a peu de chance de modifier les croyances politiques des gens", ont-ils ajouté. Ces croyances ont été mesurées via des questionnaires, remplis par les utilisateurs après avoir participé aux expériences, lesquelles ont modifié les contenus affichés sur leur page d'accueil.

Les chercheurs ont reconnu que la période de trois mois observée n'était peut-être pas suffisante pour détecter un effet, sachant que la polarisation politique aux Etats-Unis se renforce depuis plusieurs décennies.

Malgré tout, "ces résultats défient le discours habituel, qui rend les bulles d'informations des réseaux sociaux responsables des problèmes contemporains de la démocratie américaine", ont écrit les auteurs d'une des études.

- Pas de "baguette magique" -

L'algorithme de Facebook, qui utilise l'apprentissage automatique pour mettre en avant tel ou tel contenu en fonction des intérêts des utilisateurs, a été accusé de renforcer leur isolement dans une bulle idéologique, ainsi que la désinformation.

Pour la première étude, environ 40.000 volontaires ont été recrutés via des invitations sur leur page Facebook et Instagram. Un groupe a conservé l'algorithme tel quel, et l'autre est passé à un affichage des publications par ordre chronologique (les plus récentes en haut).

Cet ordre chronologique était utilisé par Facebook à ses débuts, et certains observateurs estiment que repasser à cette méthode pourrait réduire l'impact néfaste des réseaux sociaux.

L'étude a montré que le groupe passé au fil chronologique passait moitié moins de temps sur Facebook et Instagram que le groupe ayant conservé l'algorithme intact.

Avec l'ordre chronologique, les utilisateurs voyaient également davantage de contenus d'amis aux opinions plus modérées, ou de groupes et de pages ayant une audience aux opinions diverses.

Mais cet ordre chronologique a également eu pour effet d'augmenter la quantité de contenus politiques et non fiables visionnés.

Malgré tous ces changements, les chercheurs n'ont pas observé de modifications des croyances politiques chez ces utilisateurs.

"Cela suggère que le fil chronologique n'est pas une baguette magique contre le problème de la polarisation politique", a conclu la co-autrice Jennifer Pan, de l'université Stanford.

- Meta salue les résultats -

Une deuxième étude a analysé l'impact des contenus repartagés, qui constituent plus d'un quart de ce que voient les utilisateurs de Facebook.

Supprimer ces partages de publications par des amis pourrait être un moyen de contrôler les contenus viraux, selon certains. C'est donc ce qui a été expérimenté pour un groupe d'utilisateurs.

En conséquence, ceux-ci ont vu la proportion de contenus politiques baisser sur leur page d'accueil, mais encore une fois, cela n'a pas eu d'impact sur leurs croyances politiques.

Une troisième étude a elle analysé l'effet des contenus issus de pages, groupes, ou utilisateurs ayant des opinions similaires, qui constituent la majorité de ce que les utilisateurs adultes américains voient sur Facebook.

Dans une expérience impliquant plus de 23.000 usagers, supprimer ce type de contenu n'a de nouveau pas eu d'impact sur l'extrémisme idéologique ou la croyance dans des affirmations erronées.

Toutefois, une quatrième étude a confirmé un effet de "ségrégation idéologique" sur Facebook. Les utilisateurs conservateurs avaient davantage tendance à être enfermés dans une bulle idéologique que les personnes de gauche, ont relevé les chercheurs.

De plus, 97% des publications qualifiées de fausses par un programme de vérification d'informations -- dont l'AFP fait partie -- étaient davantage vues par des conservateurs que des progressistes.

Dans un communiqué, Meta a salué ces résultats.

Ils "s'ajoutent aux éléments de recherches qui s'accumulent montrant qu'il n'y a pas de preuve que les réseaux sociaux sont la cause d'une polarisation dommageable, ou ont des conséquences importantes sur des comportements ou croyances politiques", a déclaré Nick Clegg, le responsable des affaires internationales de Meta.

R.Schmid--NZN