Zürcher Nachrichten - La tournée caribéenne du prince William confronte la monarchie à son passé

EUR -
AED 4.237535
AFN 72.121065
ALL 94.93196
AMD 424.957221
ANG 2.065932
AOA 1059.239324
ARS 1653.769787
AUD 1.649154
AWG 2.079824
AZN 1.967886
BAM 1.956038
BBD 2.322783
BDT 141.855413
BGN 1.926846
BHD 0.435253
BIF 3437.603294
BMD 1.153855
BND 1.485987
BOB 7.968969
BRL 5.95597
BSD 1.15324
BTN 110.378428
BWP 15.651972
BYN 3.183129
BYR 22615.565224
BZD 2.319482
CAD 1.613032
CDF 2626.174736
CHF 0.921982
CLF 0.0268
CLP 1054.785392
CNY 7.814774
CNH 7.821634
COP 4116.782877
CRC 526.464045
CUC 1.153855
CUP 30.577167
CVE 110.276982
CZK 24.190405
DJF 205.364983
DKK 7.474265
DOP 67.578221
DZD 154.048379
EGP 60.028863
ERN 17.307831
ETB 181.722007
FJD 2.567039
FKP 0.861813
GBP 0.86339
GEL 3.057941
GGP 0.861813
GHS 12.858564
GIP 0.861813
GMD 84.231139
GNF 10102.097612
GTQ 8.791031
GYD 241.209344
HKD 9.042228
HNL 30.831617
HRK 7.535365
HTG 150.738338
HUF 355.128409
IDR 20737.088684
ILS 3.415354
IMP 0.861813
INR 110.456499
IQD 1510.78379
IRR 1586753.056622
ISK 143.793666
JEP 0.861813
JMD 182.462197
JOD 0.818118
JPY 185.233052
KES 149.493432
KGS 100.904502
KHR 4644.585148
KMF 492.695985
KPW 1038.30281
KRW 1764.939194
KWD 0.356033
KYD 0.961121
KZT 563.24852
LAK 25388.088506
LBP 103276.063716
LKR 384.323423
LRD 209.898263
LSL 19.049752
LTL 3.407035
LVL 0.697956
LYD 7.3668
MAD 10.697562
MDL 20.07853
MGA 4840.588866
MKD 61.647424
MMK 2422.683862
MNT 4129.440791
MOP 9.309292
MRU 45.715967
MUR 55.234965
MVR 17.838259
MWK 1999.843284
MXN 20.07091
MYR 4.692729
MZN 73.729836
NAD 19.049835
NGN 1571.169826
NIO 42.444612
NOK 10.987068
NPR 176.607781
NZD 1.994237
OMR 0.443595
PAB 1.15324
PEN 3.923426
PGK 5.048549
PHP 70.750904
PKR 320.92556
PLN 4.25213
PYG 7084.800477
QAR 4.204511
RON 5.239542
RSD 117.340207
RUB 83.075427
RWF 1693.61337
SAR 4.332361
SBD 9.283428
SCR 15.783731
SDG 692.891994
SEK 10.992838
SGD 1.485854
SHP 0.86147
SLE 28.442579
SLL 24195.77258
SOS 659.083035
SRD 43.109212
STD 23882.476504
STN 24.502981
SVC 10.091096
SYP 127.538054
SZL 19.045234
THB 38.01896
TJS 10.754448
TMT 4.050032
TND 3.386112
TOP 2.778207
TRY 53.254943
TTD 7.836953
TWD 36.487217
TZS 3023.098745
UAH 51.823231
UGX 4347.491202
USD 1.153855
UYU 46.585062
UZS 13850.504883
VES 654.205065
VND 30376.97336
VUV 138.014559
WST 3.168353
XAF 656.039651
XAG 0.018115
XAU 0.000283
XCD 3.118352
XCG 2.078453
XDR 0.815574
XOF 656.028279
XPF 119.331742
YER 275.368006
ZAR 19.044094
ZMK 10386.082502
ZMW 19.922424
ZWL 371.540958
  • AEX

    8.8400

    1060.8

    +0.84%

  • BEL20

    30.2300

    5629.1

    +0.54%

  • PX1

    42.4400

    8204.26

    +0.52%

  • ISEQ

    54.9400

    13136.98

    +0.42%

  • OSEBX

    15.2600

    1997.23

    +0.77%

  • PSI20

    152.1400

    9048.94

    +1.71%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    8.3600

    4188.71

    +0.2%

  • N150

    18.4400

    4209.79

    +0.44%

La tournée caribéenne du prince William confronte la monarchie à son passé
La tournée caribéenne du prince William confronte la monarchie à son passé

La tournée caribéenne du prince William confronte la monarchie à son passé

L'événement devait célébrer l'attachement de la monarchie britannique aux anciennes colonies, à l'occasion des 70 ans de règne d'Elizabeth II. La tournée du prince William aux Caraïbes a donné lieu à une confrontation difficile, signe des difficultés attendant la royauté.

Taille du texte:

Au Belize, en Jamaïque et aux Bahamas, trois pays indépendants membres du Commonwealth dont Elizabeth II est la cheffe d'Etat, le prince de 39 ans et son épouse Kate ont été appelés à s'excuser pour le passé esclavagiste du Royaume-Uni.

Manifestations et velléités de couper le cordon ont souvent éclipsé les belles images et articles élogieux marquant généralement les déplacements du couple adoré des Britanniques et de leurs redoutables tabloïds.

La famille royale britannique a bénéficié "du sang, de la sueur et des larmes" des esclaves, a ainsi affirmé le Comité national de réparations des Bahamas, appelant à des dédommagements après que les territoires et peuples colonisés ont été "pillés" pendant des siècles.

De son côté, le Premier ministre jamaïcain Andrew Holness a estimé "inévitable" la transition de son pays vers un régime républicain, comme l'a fait la Barbade en novembre dernier.

"Ca ne va pas changer le prix de la nourriture mais ça a des implications psychologiques dans les esprits et la conscience du peuple", a-t-il affirmé au journal The Jamaican Observer.

"La reine Elizabeth est la reine d'Angleterre, pas de la Jamaïque. Elle devrait rester en Angleterre", abonde Tameka Thomas, vendeuse rencontrée par l'AFP en marge de la visite princière.

- Pas d'excuses -

Ces revendications semblent annoncer des temps difficiles pour la monarchie, surtout quand Charles deviendra roi à la mort d'Elizabeth II, bientôt 96 ans, très populaire et très attachée au Commonwealth.

Le rôle joué par la monarchie britannique dans le commerce d'esclaves remonte au XVIe siècle, quand la reine Elizabeth Ière avait financé un des grands esclavagistes de l'époque, John Hawkins.

Au XVIIe siècle, le roi Charles II avait encouragé le commerce esclavagiste, investissant des fonds privés dans la Compagnie royale d'Afrique, qui a transporté des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants d'un côté à l'autre de l'Atlantique dans des conditions inhumaines.

Plus tard, le futur roi William IV tentera de s'opposer au mouvement abolitionniste. En vain. Le commerce transatlantique des esclaves est interdit en 1807 au Royaume-Uni, en 1833 dans tous les territoires britanniques.

Si elle est revenue ces dernières années sur son passé esclavagiste, Charles qualifiant l'esclavage de "terrible atrocité" et son fils William exprimant cette semaine sa "profonde tristesse", la famille royale n'a formellement prononcé aucune excuse.

Les critiques qui entourent la visite princière aux Caraïbes illustrent le récent travail d'introspection du Royaume-Uni sur son passé colonial, dans la foulée du mouvement Black Lives Matter. Les appels à retirer les statues et les monuments de personnages historiques liés à l'esclavage et au racisme s'y sont multipliés, donnant lieu à des débats parfois difficiles.

- "Inégalité, pauvreté, héritage" -

Pour Olivette Otele, professeure d'histoire et de mémoire de l'esclavage à l'université de Bristol, les manifestations aux Caraïbes étaient prévisibles, surtout après le scandale ces dernières années concernant le sort de la "génération Windrush" venue aider à la reconstruction du Royaume-Uni après la Seconde Guerre mondiale.

Ces dizaines de milliers d'immigrés caribéens arrivés légalement avaient ensuite été privés de droits, voire renvoyés faute de documents nécessaires.

"Les excuses n'ont jamais été suffisantes", affirme la professeure Otele. "Elles sont une étape importante (...) mais de nos jours, les gens veulent plus. Ils veulent du changement".

"Si le but de la visite est de garder ces pays (sous la couronne britannique) et de garder la reine à la tête de ces Etats, (la famille royale) n'a peut-être pas compris que le débat est plus large ici", affirme-t-elle. "Il s'agit d'inégalité, de pauvreté et d'héritage du passé".

A l'approche des festivités prévues en juin au Royaume-Uni pour célébrer les 70 ans de règne d'Elizabeth II, elle avertit: "Aussi magnifique que le jubilé soit (au Royaume-Uni), il semble gênant d'attendre que les gens le célèbrent sans regarder ce qui se passe là-bas".

Le prince William n'est en tout cas pas resté à l'écart du débat, vendredi, lors d'une réception à Nassau. "L'an prochain, je sais que vous êtes tous impatients de célébrer les 50 ans de votre indépendance - vos noces d'or. Et avec la Jamaïque qui célèbre cette année ses 60 ans d'indépéndance et le Belize qui a fêté l'an dernier ses 40 ans d'indépendance, je veux vous dire ceci: nous soutenons avec fierté et respect vos décisions concernant votre avenir. Les relations évoluent. L'amitié demeure", a-t-il déclaré.

Y.Keller--NZN