Zürcher Nachrichten - Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles

EUR -
AED 4.211192
AFN 74.534894
ALL 91.798294
AMD 418.583419
ANG 2.052982
AOA 1051.508635
ARS 1734.686313
AUD 1.61298
AWG 2.06403
AZN 1.9526
BAM 1.95619
BBD 2.324263
BDT 142.088317
BGN 1.930374
BHD 0.435087
BIF 3451.587861
BMD 1.146684
BND 1.469493
BOB 12.688529
BRL 5.908976
BSD 1.15403
BTN 110.738069
BWP 15.652119
BYN 3.504498
BYR 22474.997001
BZD 2.320963
CAD 1.604761
CDF 2648.838265
CHF 0.945767
CLF 0.027702
CLP 1093.84416
CNY 7.690122
CNH 7.690783
COP 3593.924023
CRC 516.202873
CUC 1.146684
CUP 30.387113
CVE 110.286979
CZK 24.326834
DJF 205.500954
DKK 7.475132
DOP 68.123576
DZD 153.519917
EGP 59.858023
ERN 17.200253
ETB 188.498165
FJD 2.569431
FKP 0.852762
GBP 0.856842
GEL 2.98718
GGP 0.852762
GHS 13.253641
GIP 0.852762
GMD 84.854456
GNF 10147.022181
GTQ 8.809756
GYD 241.438116
HKD 8.996082
HNL 30.973173
HRK 7.534514
HTG 150.830059
HUF 364.99048
IDR 20354.779172
ILS 3.486142
IMP 0.852762
INR 109.959209
IQD 1511.801284
IRR 1576202.500407
ISK 139.803249
JEP 0.852762
JMD 182.116294
JOD 0.813022
JPY 178.606852
KES 149.045502
KGS 100.277358
KHR 4672.93126
KMF 490.780837
KPW 1032.015533
KRW 1586.488226
KWD 0.354061
KYD 0.961692
KZT 513.142263
LAK 25832.007893
LBP 103332.632108
LKR 382.464534
LRD 200.219901
LSL 18.786488
LTL 3.385858
LVL 0.693617
LYD 7.329461
MAD 10.882269
MDL 20.118343
MGA 4989.994447
MKD 61.537264
MMK 2407.651041
MNT 4124.449997
MOP 9.324758
MRU 46.206208
MUR 54.650852
MVR 17.670513
MWK 2001.098795
MXN 19.762248
MYR 4.697937
MZN 73.304886
NAD 18.788044
NGN 1525.960921
NIO 42.468463
NOK 10.806425
NPR 177.18131
NZD 2.000826
OMR 0.4409
PAB 1.15403
PEN 3.871672
PGK 5.21804
PHP 71.954853
PKR 319.861345
PLN 4.363635
PYG 6828.360812
QAR 4.195236
RON 5.263736
RSD 117.372257
RUB 96.606803
RWF 1702.739336
SAR 4.244305
SBD 9.174055
SCR 15.903892
SDG 689.732465
SEK 11.282193
SGD 1.463151
SHP 0.856533
SLE 28.254038
SLL 24045.370772
SOS 659.531437
SRD 43.290166
STD 23734.033729
STN 24.504884
SVC 10.098012
SYP 14909.179425
SZL 18.785744
THB 38.252789
TJS 10.645722
TMT 4.013392
TND 3.378573
TOP 2.760939
TRY 55.814717
TTD 7.824559
TWD 36.571523
TZS 3045.508853
UAH 51.464956
UGX 4517.900364
USD 1.146684
UYU 46.42905
UZS 13605.711457
VES 969.469258
VND 29808.611456
VUV 135.660782
WST 3.145254
XAF 655.957
XAG 0.017967
XAU 0.000266
XCD 3.098969
XCG 2.079814
XDR 0.810765
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.362267
ZAR 18.723823
ZMK 10321.524262
ZMW 22.647513
ZWL 369.231626
SSP 6488.13688
MXV 2.240628
  • AEX

    6.5800

    1102.67

    +0.6%

  • BEL20

    30.9600

    5764.37

    +0.54%

  • PX1

    31.7500

    8172.48

    +0.39%

  • ISEQ

    27.2500

    14367.28

    +0.19%

  • OSEBX

    6.3700

    2129.74

    +0.3%

  • PSI20

    29.5800

    9570.62

    +0.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -60.8900

    4552.19

    -1.32%

  • N150

    15.8200

    4290.41

    +0.37%

Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles
Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles / Photo: - - AFP/Archives

Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles

Le 24 juin 1982, Jean-Loup Chrétien décollait de Baïkonour pour rejoindre la station spatiale soviétique Saliout. Il devenait le premier Français à voler dans l'espace, ouvrant la voie, en plein regain de Guerre froide, à une intense coopération scientifique entre Paris et Moscou.

Taille du texte:

Sa mission s'appelait "PVH" ("premier vol habité"): un séjour de huit jours en orbite à bord de Saliout 7, ancêtre de la station Mir.

Hôte de l'équipage permanent, Jean-Loup Chrétien était le premier visiteur étranger à ne pas venir d'un pays communiste, et le premier spationaute Français.

Tout un symbole. Mais lui avait la tête ailleurs le jour du décollage depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. "Vous ne pensez pas à ça. Mon état d'esprit, c'était la fin d'une épreuve de patience, l'aboutissement d'un rêve... et tellement d'excitation", raconte à l'AFP l'ex-astronaute, aujourd'hui âgé de 84 ans.

Il se souvient de ce "moment choc" où s'est élancée la fusée Soyouz, à bord de laquelle il s'était installé avec Alexandre Ivanchenkov et Vladimir Djanibekov. "Après deux ans d'entraînement, deux semaines de quarantaine... Tout est allé si vite !"

"En moins de dix minutes, je me suis retrouvé en orbite, je découvrais les charmes de l'apesanteur. Par le hublot, j'ai vu la Terre... c'était un spectacle inoubliable", confie-t-il, encore ému.

- Rêve d'enfance -

Pilote de chasse, il avait alors 44 ans. Enfant, le terrain d'aviation de Morlaix (Finistère), près duquel il habitait, avait fait naître en lui une "fascination pour la 3e dimension".

Les albums de Tintin "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune" ancrent cette passion pour le ciel. Et quand Youri Gagarine devient le premier humain à voler dans l'espace (1961), l'étudiant à l'Ecole aéronautique de Salon-de-Provence se fixe l'ambition de devenir astronaute.

Mais l'Armée de l'air ne le retient pas dans sa sélection. "A 41 ans, j'étais trop vieux". Il se présente alors en candidat libre, franchit les différentes étapes, et est "agréablement surpris" d'être finalement retenu par le CNES (Centre national d'études spatiales) pour préparer la mission franco-soviétique, avec Patrick Baudry en doublure.

"PVH" marque l'aboutissement d'une volonté française de coopérer avec l'URSS impulsée par De Gaulle, qui en 1966 fut le premier chef d'Etat occidental à se rendre à Baïkonour, dans un contexte de détente, explique Lionel Suchet, directeur-général de l'agence spatiale française.

- Secret soviétique -

Mais quand Jean-Loup Chrétien démarre son entraînement à la Cité des étoiles près de Moscou, les relations Est-Ouest se sont de nouveau tendues avec la guerre d'Afghanistan: "Sitôt arrivés, l'ambassadeur de France nous a dit +tenez-vous prêts à repartir+".

"C'était une période compliquée. Côté URSS, tout était secret. Jean-Loup et Patrick en ont souffert, ils ont été entraînés de manière +étanche+, sans contact avec leur base arrière en France", souligne Lionel Suchet.

Côté français, "les techniciens du CNES avaient affaire à des interprètes russes qui étaient en fait des ingénieurs déguisés et n'avaient pas le droit de donner des informations. A l'inverse, ceux qui avaient le droit de nous parler n'y connaissaient rien... Tout était extrêmement lent, alors qu'on partait d'une feuille blanche sur les vols habités".

- "Défricheur" -

Heureusement, raconte Jean-Loup Chrétien, "sur place on eu affaire à des gens extraordinaires qui ont tout fait pour que ça se passe bien".

Tissant des liens étroits avec les Russes, avec "diplomatie", le spationaute "a joué un rôle de défricheur. On lui doit beaucoup", salue Lionel Suchet.

C'est sur ces bases que Paris et Moscou ont pu construire une coopération spatiale, qui s'est accélérée au début des années 1990. "Avec la chute du mur de Berlin, on a enfin vu les personnes avec qui on travaillait de façon cachée. Ce fut une révélation pour nous comme pour les Russes, qui depuis Gagarine faisaient des choses extraordinaires sans pouvoir les partager", selon le responsable du CNES.

Scientifiques et techniciens des deux pays ont travaillé des années en "symbiose" sur les vols habités. Cette période a connu son apogée au début des années 2000.

En raison de l'invasion russe de l'Ukraine, la célébration du 40e anniversaire du vol de Jean-Loup Chrétien, vendredi au CNES, se fera sans son ancien équipage, regrette l'agence spatiale.

"C'est triste", commente Jean-Loup Chrétien, quotidiennement en contact avec ses anciens collègues et amis russes.

Après "PVH", il n'a cessé de vouloir retrouver les étoiles. Allant jusqu'à convaincre Mikhaïl Gorbatchev en personne de l'intérêt de renvoyer un Français dans l'espace, où il a comptabilisé 43 jours.

Depuis, neuf astronautes Français y ont effectué des missions.

I.Widmer--NZN