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Plus de 500.000 élèves de première générale et technologique ont passé vendredi l'épreuve anticipée inédite de mathématiques au baccalauréat, créée après les résultats décevants d'une étude internationale sur le niveau des élèves français et qui comptera pour Parcoursup.
"Je pense que ça s'est bien passé, c'était des choses qu'on a déjà vues et revues, j'étais bien préparé", a commenté auprès de l'AFP Youssouf, 17 ans, élève du lycée Gabriel Fauré dans le XIIIe arrondissement de Paris, qui n'a pas suivi la spécialité maths pendant l'année.
Les élèves avaient deux heures pour répondre, sans calculatrice, à un questionnaire à choix multiples de calcul pour évaluer les automatismes et un ensemble de deux à trois exercices indépendants. Avec trois sujets distincts selon les parcours: spécialité mathématiques, enseignement scientifique sans spécialité ou tronc commun technologique.
"On avait peur de ne pas avoir assez de temps, mais ça a été", a renchéri Eléa, élève du lycée Périer à Marseille, qui considère que l'interdiction de la calculatrice est une "bonne mesure, parce qu'il y en a trop qui ne connaissent pas leurs tables de multiplication".
"Ça fait travailler le cerveau", selon son camarade Adam, 17 ans, en première STMG (management et gestion), "mais en même temps, avec le stress, on est plus susceptibles de faire des erreurs."
- "Attester" du niveau -
Les élèves qui ont choisi une spécialité mathématiques en terminale passeront toujours également une épreuve dans cette discipline à la fin de l'année prochaine.
"C'est la première fois qu'on va pouvoir attester par un examen national du niveau en mathématiques de tous les élèves de première générale et technologique de France", a réaffirmé devant la presse le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, en lançant l'épreuve au lycée Gabriel Fauré.
"Ce qui d'ailleurs apparaîtra dans Parcoursup pour les années suivantes et ce qui permet aussi de valoriser les mathématiques" comme cela est "fait pour le français depuis maintenant des décennies", a-t-il poursuivi.
Cette épreuve est issue du "choc des savoirs" de l'ancien ministre de l'Education nationale, Gabriel Attal, qui en avait annoncé la création fin 2023, dans la foulée des résultats décevants de l'étude internationale Pisa. Elle pointait une baisse "historique" du niveau des élèves français en maths entre 2018 et 2022, "la plus importante observée" depuis la première étude en 2000.
Pour le gouvernement, cette nouvelle épreuve, de coefficient 2, contribue à "revaloriser" la place au lycée des mathématiques, discipline ayant disparu du tronc commun des matières obligatoires entre 2019 et 2023 avec la réforme Blanquer.
- Lundi pour les terminales -
À Bayonne, une partie des lycéens de première du lycée immersif en langue basque ont affirmé avoir composé leur épreuve en basque, alors que le ministre n'en a annoncé la possibilité qu'à partir de 2028.
Selon lui, "les élèves n'ont pas besoin aujourd'hui de composer en langue basque, encore moins l'épreuve de mathématiques qui est à 90% numérique, et non pas littéraire".
À partir de 2028, les élèves auront la possibilité de passer une épreuve de spécialité dans une langue régionale pour les lycéens ayant suivi cette discipline dans la langue en question. Les texte d'application doivent être publiés dans l'été.
Les épreuves anticipées de maths et de français font partie des épreuves dites terminales du bac, qui représentent au total 60% de la note finale du baccalauréat. Le contrôle continu sur deux ans compte pour 40%.
Pour les terminales, les épreuves écrites débutent lundi avec la philosophie.
jpa-fm-cas-mdv/alu/sp
L.Zimmermann--NZN