Zürcher Nachrichten - Tanzanie: le principal leader d'opposition libéré, son procès pour terrorisme arrêté

EUR -
AED 4.114832
AFN 72.82921
ALL 91.604903
AMD 405.522397
ANG 2.006002
AOA 1028.567112
ARS 1700.646865
AUD 1.608445
AWG 2.016797
AZN 1.909201
BAM 1.955264
BBD 2.256782
BDT 138.162147
BGN 1.8862
BHD 0.423284
BIF 3352.581483
BMD 1.120443
BND 1.434807
BOB 13.270647
BRL 5.591912
BSD 1.120493
BTN 108.324322
BWP 15.414777
BYN 3.408666
BYR 21960.683364
BZD 2.253583
CAD 1.597981
CDF 2588.223802
CHF 0.929592
CLF 0.027723
CLP 1094.639669
CNY 7.498173
CNH 7.493191
COP 3580.140405
CRC 511.259929
CUC 1.120443
CUP 26.892632
CVE 110.64419
CZK 24.384542
DJF 199.535333
DKK 7.476273
DOP 67.911394
DZD 150.950644
EGP 58.714914
ERN 16.806645
ETB 182.050423
FJD 2.517916
FKP 0.847047
GBP 0.84616
GEL 2.902385
GGP 0.847047
GHS 13.188051
GIP 0.847047
GMD 82.356877
GNF 9857.299366
GTQ 8.565468
GYD 234.331291
HKD 8.793802
HNL 30.07676
HRK 7.535656
HTG 146.7298
HUF 364.995955
IDR 20046.294405
ILS 3.432433
IMP 0.847047
INR 108.431439
IQD 1697.534921
IRR 1993794.756851
ISK 136.862548
JEP 0.847047
JMD 177.841276
JOD 0.794438
JPY 177.349369
KES 145.320186
KGS 97.983173
KHR 4549.75349
KMF 492.995325
KPW 1008.399082
KRW 1501.887083
KWD 0.348413
KYD 0.933744
KZT 509.170501
LAK 25127.115847
LBP 100341.809048
LKR 370.738428
LRD 191.607505
LSL 18.538521
LTL 3.308377
LVL 0.677745
LYD 7.205026
MAD 11.017881
MDL 20.090496
MGA 4996.631058
MKD 61.558135
MMK 2353.045771
MNT 4033.221582
MOP 9.057019
MRU 44.776732
MUR 53.17665
MVR 17.311269
MWK 1942.967679
MXN 20.631954
MYR 4.577574
MZN 71.607937
NAD 18.538521
NGN 1489.06917
NIO 41.238702
NOK 10.713008
NPR 173.318515
NZD 1.998472
OMR 0.431082
PAB 1.120493
PEN 3.842747
PGK 5.080608
PHP 70.302241
PKR 310.28559
PLN 4.388668
PYG 6373.2539
QAR 4.078831
RON 5.340074
RSD 117.34785
RUB 95.416458
RWF 1651.647493
SAR 4.203761
SBD 9.051019
SCR 16.442544
SDG 673.9506
SEK 11.203538
SGD 1.433499
SHP 0.846576
SLE 27.641745
SLL 23495.120995
SOS 640.324568
SRD 42.232303
STD 23190.908531
STN 24.493289
SVC 9.804314
SYP 14568.000545
SZL 18.534922
THB 37.594267
TJS 10.308676
TMT 3.932755
TND 3.371982
TOP 2.697758
TRY 55.149667
TTD 7.611915
TWD 35.810932
TZS 2958.289508
UAH 50.326412
UGX 4581.192898
USD 1.120443
UYU 45.001847
UZS 13334.346748
VES 981.173757
VND 29018.914224
VUV 134.464837
WST 3.121006
XAF 655.957
XAG 0.018422
XAU 0.00026713469
XCD 3.028054
XCG 2.019447
XDR 0.792211
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.652664
ZAR 18.509775
ZMK 10085.335807
ZMW 22.269899
ZWL 360.782198
SSP 6450.986431
MXV 2.330891
  • AEX

    9.7500

    1130.95

    +0.87%

  • BEL20

    55.0800

    5454.74

    +1.02%

  • PX1

    73.4300

    7803.33

    +0.95%

  • ISEQ

    -151.7800

    13901.81

    -1.08%

  • OSEBX

    23.1100

    2068.38

    +1.13%

  • PSI20

    -80.3900

    9267.5

    -0.86%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    119.7800

    3946.77

    +3.13%

  • N150

    45.9300

    4183.63

    +1.11%

Tanzanie: le principal leader d'opposition libéré, son procès pour terrorisme arrêté
Tanzanie: le principal leader d'opposition libéré, son procès pour terrorisme arrêté

Tanzanie: le principal leader d'opposition libéré, son procès pour terrorisme arrêté

Le chef du principal parti d'opposition tanzanien Freeman Mbowe a été libéré vendredi après-midi, après l'annonce de l'abandon des poursuites pour terrorisme engagées contre lui, qui met fin à son procès qualifié de "politique" par sa formation.

Taille du texte:

L'arrestation en juillet 2021, puis l'inculpation de cette figure de l'opposition avait jeté le doute sur l'ouverture démocratique espérée, dans le pays comme à l'étranger, avec l'arrivée au pouvoir en mars 2021 de Samia Suluhu Hassan, après le décès de l'autoritaire John Magufuli.

Âgé de 60 ans, Freeman Mbowe était accusé de "financement du terrorisme" et "complot terroriste" avec trois autres membres de son parti Chadema. Ils avaient été arrêtés le 21 juillet à Mwanza (ouest), où ils devaient participer à un rassemblement demandant des réformes constitutionnelles. Leur procès avait débuté le 31 août.

Lors d'une audience vendredi matin, un des procureurs, Robert Kidando, a annoncé que le ministère public n'avait "pas l'intention de poursuivre avec cette affaire".

Le juge Joachim Tiganga a donc ordonné la libération "inconditionnelle" et "immédiate" des quatre accusés.

Le parti Chadema a publié en fin d'après-midi sur Twitter une photo de Freeman Mbowe entouré des trois co-accusés libres, tous vêtus de t-shirts rouge.

- "Immense victoire" -

"Nous savourons notre immense victoire morale et légale", s'était réjoui quelques heures plus tôt auprès de l'AFP l'avocat de Freeman Mbowe, Peter Kibatala.

"La justice a gagné aujourd'hui", a lancé le secrétaire général adjoint de Chadema, Benson Kigaila, devant une foule de partisans réunie devant le siège du parti: "Nous leur avons dit dès le début qu'il n'y avait pas d'affaire et aujourd'hui ils l'ont confirmé."

Selon Chadema, les procureurs accusaient Mbowe d'avoir planifié une attaque contre un fonctionnaire et d'avoir donné 600.000 shillings tanzaniens (220 euros) pour l'organisation d'attentats contre des stations-service et des rassemblements publics, et pour abattre des arbres pour bloquer les routes.

Des accusations "infondées" pour un procès "politique" destiné à faire taire un opposant, n'ont cessé de dénoncer Mbowe, ses avocats et son parti.

Freeman Mbowe a affirmé avoir été torturé en détention et avoir dû enregistrer des déclarations sous la contrainte.

- "Tourner la page" -

Ces arrestations et ce procès avaient suscité l'indignation d'organisations de défense des droits civiques, ainsi que de plusieurs pays occidentaux. Des représentants d'ambassades ont régulièrement assisté aux audiences.

L'ambassadeur américain Donald Wright a salué sur Twitter la fin des poursuites comme "une occasion bienvenue pour la Tanzanie de tourner la page et de se concentrer sur l'avenir".

Pour Chadema, ce procès reflétait un retour en arrière du pouvoir vers la "dictature".

La formation accusait la présidente Hassan de renouer avec les pratiques autoritaires de son prédécesseur, après avoir affiché sa volonté de rompre avec certaines de ses politiques.

Peu après sa prise de fonctions, elle avait en effet tendu la main à l'opposition et autorisé la réouverture de médias interdits sous Magufuli, faisant le voeu de défendre la démocratie et les libertés fondamentales.

Dans une interview à la BBC en août, elle avait assuré que les accusations contre Freeman Mbowe n'étaient "pas politiques" et résultaient d'une enquête de près d'un an.

La cheffe de l'Etat tanzanien avait renouvelé le mois dernier les signaux d'ouverture envers l'opposition, levant l'interdiction de quatre journaux imposée sous John Magufuli, dont un propriété de Freeman Mbowe.

Avant le sommet UE-Afrique à Bruxelles, elle avait également rencontré le vice-président de Chadema, Tundu Lissu, candidat du parti à l'élection présidentielle de 2020 qui vit en exil en Belgique depuis une tentative d'assassinat en 2017.

A.Ferraro--NZN