Zürcher Nachrichten - Lecornu annonce des couvre-feux "localisés" après les scènes de chaos du week-end

EUR -
AED 4.122742
AFN 72.968564
ALL 90.896689
AMD 405.485229
ANG 2.009211
AOA 1029.423385
ARS 1703.797403
AUD 1.606967
AWG 2.022082
AZN 1.906551
BAM 1.955703
BBD 2.259147
BDT 138.751238
BGN 1.962114
BHD 0.423686
BIF 3367.332345
BMD 1.122599
BND 1.434948
BOB 13.106523
BRL 5.667549
BSD 1.121624
BTN 106.420597
BWP 15.37944
BYN 3.346574
BYR 22002.942504
BZD 2.255847
CAD 1.580462
CDF 2597.129288
CHF 0.92615
CLF 0.028019
CLP 1102.796365
CNY 7.511535
CNH 7.499417
COP 3566.78924
CRC 509.465558
CUC 1.122599
CUP 26.9203
CVE 110.258528
CZK 24.341541
DJF 199.743614
DKK 7.474517
DOP 68.985336
DZD 150.91275
EGP 60.612381
ERN 16.838987
ETB 183.215114
FJD 2.536457
FKP 0.842677
GBP 0.84209
GEL 2.907796
GGP 0.842677
GHS 13.107523
GIP 0.842677
GMD 82.51355
GNF 9928.373019
GTQ 8.575573
GYD 234.631453
HKD 8.810416
HNL 30.109099
HRK 7.534776
HTG 146.73008
HUF 363.381407
IDR 20254.438265
ILS 3.489762
IMP 0.842677
INR 106.541335
IQD 1700.48504
IRR 2016050.475836
ISK 136.394728
JEP 0.842677
JMD 178.251125
JOD 0.795928
JPY 177.656916
KES 145.780946
KGS 98.171388
KHR 4566.833645
KMF 493.943925
KPW 1010.339153
KRW 1492.551587
KWD 0.348858
KYD 0.934766
KZT 507.103786
LAK 25238.29378
LBP 100447.941009
LKR 371.718181
LRD 191.253033
LSL 18.438118
LTL 3.314743
LVL 0.679049
LYD 7.198642
MAD 10.969858
MDL 20.000271
MGA 5084.656255
MKD 61.64748
MMK 2356.912396
MNT 4037.328691
MOP 9.06777
MRU 44.907364
MUR 53.042586
MVR 17.355645
MWK 1945.037812
MXN 20.756156
MYR 4.58301
MZN 71.764844
NAD 18.438036
NGN 1497.076059
NIO 41.278129
NOK 10.556798
NPR 170.271798
NZD 1.979698
OMR 0.431651
PAB 1.121624
PEN 3.869625
PGK 5.101655
PHP 70.72489
PKR 310.504009
PLN 4.371395
PYG 6469.591442
QAR 4.088542
RON 5.32606
RSD 117.422786
RUB 92.785748
RWF 1657.83961
SAR 4.224959
SBD 9.053366
SCR 15.598211
SDG 675.31476
SEK 11.104615
SGD 1.435933
SHP 0.847277
SLE 27.705904
SLL 23540.346919
SOS 641.076648
SRD 42.428073
STD 23235.535004
STN 24.498344
SVC 9.81438
SYP 14596.03324
SZL 18.432082
THB 37.677232
TJS 10.330824
TMT 3.940323
TND 3.348389
TOP 2.702949
TRY 55.627603
TTD 7.609486
TWD 36.444285
TZS 2969.238672
UAH 50.575632
UGX 4665.809258
USD 1.122599
UYU 45.038159
UZS 13510.086659
VES 986.664252
VND 29069.142586
VUV 133.558232
WST 3.129608
XAF 655.957
XAG 0.01948
XAU 0.000269545189
XCD 3.03388
XCG 2.021599
XDR 0.793736
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 265.101884
ZAR 18.455069
ZMK 10104.738933
ZMW 22.406184
ZWL 361.476455
SSP 6455.814903
MXV 2.343158
  • AEX

    -5.8300

    1137.08

    -0.51%

  • BEL20

    -62.5600

    5523.4

    -1.12%

  • PX1

    -132.8800

    7823.95

    -1.67%

  • ISEQ

    -156.0600

    14031.62

    -1.1%

  • OSEBX

    -4.2000

    2097.55

    -0.2%

  • PSI20

    -73.8500

    9394.26

    -0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -147.7800

    3923.28

    -3.63%

  • N150

    -28.8400

    4213.03

    -0.68%

Lecornu annonce des couvre-feux "localisés" après les scènes de chaos du week-end
Lecornu annonce des couvre-feux "localisés" après les scènes de chaos du week-end / Photo: JULIEN DE ROSA - POOL/AFP

Lecornu annonce des couvre-feux "localisés" après les scènes de chaos du week-end

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé lundi la mise en place de couvre-feux "localisés" pour protéger les commerces après les pillages et les violences constatés dans plusieurs villes le week-end dernier, l'exécutif, sous forte pression, étant accusé d'avoir gravement sous-estimé la mobilisation.

Taille du texte:

Le "bordel" est "très localisé sur des centres urbains", a estimé Sébastien Lecornu, à l'issue d'une cellule interministérielle de crise.

En conséquence, il a déclaré avoir "demandé aux préfets de déclencher un certain nombre de couvre-feux pour ce soir".

La carte de ces couvre-feux devrait être communiquée dans l'après-midi, mais ils seront "localisés" et "partiels", a prévenu le Premier ministre. "Il n'est pas question de mettre tout Paris sous couvre-feu, ça n'a pas de sens."

Il a écarté pour l'heure l'instauration d'un état d'urgence, mais s'est dit prêt à le faire "si c'est nécessaire".

Les chiffres de la mobilisation sont vertigineux: au moins 550.000 manifestants samedi, 2.331 gardes à vue, des dizaines de placements en détention provisoire, près d'un millier de membres des forces de l'ordre et des manifestants blessés, selon les autorités.

Et "au moins 3.000 commerces" ont été touchés par des dégradations ou des pillages ce week-end, a annoncé le ministre Serge Papin, poussant le gouvernement à mettre en place de mesures de chômage partiel dès mardi ainsi qu'un "fonds de soutien spécifique".

D'autres manifestations sont prévues. La coordination de gilets jaunes a annoncé un "acte II" samedi, avant des mobilisations le 31 octobre et le 5 novembre. Lundi, des étudiants ont aussi bloqué l'accès au musée du Louvre.

- Mea-culpa -

Qui est responsable des violences?

Pour l'opposition, le gouvernement et les forces de l'ordre ont mal préparé les manifestations et mal réagi aux débordements.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a proposé sa démission dimanche et fait son mea-culpa le lendemain, en reconnaissant une "perte de contrôle" dans certaines villes.

Mais Emmanuel Macron a choisi de le conserver au gouvernement pour assurer la continuité et lui a demandé de déployer une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre. M. Nuñez a promis qu'"un certain nombre de mesures pour endiguer, empêcher d'agir les casseurs pilleurs" allaient être instaurées "dès ce (lundi) soir".

"On va encore renforcer les effectifs de police et de gendarmerie sur le terrain, et notamment ce week-end", a ajouté le ministre, qui a exclu la remise en cause de la tenue de matches de foot, notamment PSG-Barcelone mardi.

Emmanuel Macron, qui a entamé lundi une tournée dans le Golfe pour sécuriser des approvisionnements en carburant, avait tenté de répondre aux inquiétudes dimanche soir par une allocution solennelle qui a réuni 16,7 millions de téléspectateurs. Mais faute d'annonce majeure, elle n'a pas calmé les critiques.

A six mois de la présidentielle, la crise a forcément pris un tour politique.

La gauche lui reproche de rester sourd aux revendications des manifestants, tandis que la droite lui réclame davantage de fermeté.

Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire a lié les violences à une "forme de pourrissement de ce mouvement social organisé par le gouvernement".

Si l'exécutif reconnaît des failles, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a épinglé La France insoumise qui porterait "une responsabilité morale et politique dans les violences".

"L'ultragauche est le cancer de notre démocratie", a abondé le président du RN Jordan Bardella en conférence de presse.

Dans la même veine, Sébastien Lecornu a accusé le "mouvement de l'ultragauche" de vouloir semer "un désordre profond" et "même remettre en cause le calendrier de l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle".

En réponse, le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a exprimé son "étonnement" et dit n'avoir "pas entendu qui que ce soit parler de cela".

- Trump s'en mêle -

 

Plusieurs responsables politiques ont pointé le rôle des réseaux sociaux dans les violences, comme Gabriel Attal qui a plaidé pour leur "blocage temporaire" là où se déroulent des émeutes.

L'Association des maires de France (AMF) appelle, elle, à des rassemblements "à partir de midi" devant les mairies pour dénoncer les "attaques graves portées contre les institutions démocratiques".

La crise française n'est pas passée inaperçue à l'étranger : le président américain Donald Trump a écrit que "la France brûle", estimant que le pays était "brisé" par l'immigration.

L'UE, de son côté, a dénoncé les pillages et incendies tout en appelant la France à "protéger" le droit à manifester pacifiquement.

burs-jt-vl-led/hj

D.Graf--NZN