Zürcher Nachrichten - Dans la capitale nigériane, les fermes urbaines menacées par la pression immobilière

EUR -
AED 4.240268
AFN 73.314484
ALL 96.054104
AMD 433.818535
ANG 2.066829
AOA 1058.767536
ARS 1597.954673
AUD 1.677233
AWG 2.078279
AZN 1.965553
BAM 1.955884
BBD 2.317899
BDT 141.206033
BGN 1.973567
BHD 0.434819
BIF 3418.546059
BMD 1.154599
BND 1.481963
BOB 7.981341
BRL 6.067766
BSD 1.150849
BTN 109.07866
BWP 15.865678
BYN 3.425646
BYR 22630.146881
BZD 2.314499
CAD 1.601435
CDF 2635.372788
CHF 0.917926
CLF 0.027056
CLP 1068.305242
CNY 7.980418
CNH 7.990612
COP 4229.280698
CRC 534.422833
CUC 1.154599
CUP 30.596882
CVE 110.269711
CZK 24.589275
DJF 204.928756
DKK 7.49647
DOP 68.502927
DZD 153.573561
EGP 60.941588
ERN 17.31899
ETB 177.905001
FJD 2.606393
FKP 0.869081
GBP 0.866459
GEL 3.093977
GGP 0.869081
GHS 12.609539
GIP 0.869081
GMD 84.863497
GNF 10090.431117
GTQ 8.807376
GYD 240.900293
HKD 9.036068
HNL 30.555305
HRK 7.557082
HTG 150.856445
HUF 390.35736
IDR 19617.566308
ILS 3.622694
IMP 0.869081
INR 109.513978
IQD 1507.564411
IRR 1516277.571045
ISK 144.047566
JEP 0.869081
JMD 181.14774
JOD 0.818579
JPY 185.067296
KES 149.486387
KGS 100.969911
KHR 4609.19693
KMF 494.168687
KPW 1039.142815
KRW 1741.135988
KWD 0.355513
KYD 0.959041
KZT 556.363771
LAK 25030.069419
LBP 103055.203072
LKR 362.515489
LRD 211.169022
LSL 19.761644
LTL 3.409231
LVL 0.698405
LYD 7.346314
MAD 10.75596
MDL 20.213864
MGA 4796.20492
MKD 61.642634
MMK 2423.310727
MNT 4123.238934
MOP 9.285497
MRU 45.949963
MUR 54.000428
MVR 17.838025
MWK 1995.485258
MXN 20.923766
MYR 4.530647
MZN 73.836596
NAD 19.761644
NGN 1597.341739
NIO 42.351809
NOK 11.202916
NPR 174.525457
NZD 2.006272
OMR 0.443459
PAB 1.150849
PEN 4.008871
PGK 4.973212
PHP 69.911048
PKR 321.191523
PLN 4.296345
PYG 7524.321479
QAR 4.195879
RON 5.111758
RSD 117.405016
RUB 94.11263
RWF 1680.571803
SAR 4.332924
SBD 9.285331
SCR 17.363742
SDG 693.914005
SEK 10.938293
SGD 1.492547
SHP 0.866249
SLE 28.345699
SLL 24211.383164
SOS 657.728102
SRD 43.414116
STD 23897.875018
STN 24.501047
SVC 10.06943
SYP 127.615155
SZL 19.759844
THB 37.518704
TJS 10.99597
TMT 4.041098
TND 3.392945
TOP 2.779998
TRY 51.310741
TTD 7.819334
TWD 36.99844
TZS 2969.126857
UAH 50.443855
UGX 4287.183171
USD 1.154599
UYU 46.58199
UZS 14034.599633
VES 540.269765
VND 30409.259872
VUV 137.84233
WST 3.204571
XAF 655.985027
XAG 0.0165
XAU 0.000257
XCD 3.120362
XCG 2.074089
XDR 0.815835
XOF 655.985027
XPF 119.331742
YER 275.484764
ZAR 19.758077
ZMK 10392.780703
ZMW 21.663926
ZWL 371.780513
  • AEX

    -10.5800

    960.22

    -1.09%

  • BEL20

    -21.0300

    4985.22

    -0.42%

  • PX1

    -67.6000

    7701.95

    -0.87%

  • ISEQ

    -51.7200

    11975.33

    -0.43%

  • OSEBX

    -6.5600

    1981.56

    -0.33%

  • PSI20

    -115.1700

    8882.11

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    -43.9600

    3778.5

    -1.15%

Dans la capitale nigériane, les fermes urbaines menacées par la pression immobilière
Dans la capitale nigériane, les fermes urbaines menacées par la pression immobilière / Photo: OLYMPIA DE MAISMONT - AFP

Dans la capitale nigériane, les fermes urbaines menacées par la pression immobilière

Bala Haruna inspecte attentivement ses champs de maïs, de manioc et de gombo, nichés entre un carrefour de routes à quatre voies qui traversent Abuja, la capitale nigériane. Au-dessus de sa tête, un pont autoroutier et son vacarme assourdissant.

Taille du texte:

Sa ferme familiale, située en plein centre-ville, était là bien avant que les grands axes routiers, l'imposante mosquée nationale toute proche et les gratte-ciels voisins ne soient imaginés.

Sortie de terre pour devenir la capitale politique du Nigeria en 1991, Abuja, en plein centre du pays le plus peuplé d'Afrique, connaît une croissance démographique rapide: aujourd'hui, elle compte plus de 4 millions d'habitants, soit un million de plus qu'il y a cinq ans.

Cette poussée urbaine suscite de plus en plus les convoitises des promoteurs immobiliers et menace la survie même de la ferme de Bala Haruna et des dizaines d'autres fermes urbaines qui parsèment comme autant d'oasis le béton de la ville.

"Il n'y avait aucun bâtiment ici", se souvient M. Haruna, 42 ans, en évoquant son enfance dans les champs alors cultivés par ses parents. Le pépiement des oiseaux et le coassement des grenouilles montent d'un ton, comme pour appuyer ses propos.

Ces fermes urbaines doivent en grande partie leur existence au fait qu'elles sont situées dans des ravins difficiles à aménager, le long des lits de ruisseaux.

"Avoir un espace vert dans une ville très dense et peuplée comme Abuja est très bénéfique", commente Malik Kuje Guni, un retraité de 63 ans qui s'est lancé dans l'agriculture il y a trois ans pour arrondir ses fins de mois.

Alors que des dizaines de milliers d'habitants passent chaque jour devant les fermes sans y prêter attention, M. Guni, lorsqu'il était fonctionnaire, venait souvent les visiter pour profiter de l'ombre et de l'air frais. Aujourd'hui, il cultive son propre champ de pommes de terre.

En théorie, ces fermes sont protégées par les réglementations qui les considèrent comme des espaces verts municipaux permettant la régulation naturelle des températures, dans une ville où les températures moyennes avoisinent les 30 degrés et où le réchauffement climatique est une réalité dans cette partie nord du pays, située non loin de la bande sahélienne.

Mais en réalité, les promoteurs immobiliers s'emparent de ces terres afin d'y construire bureaux et logements.

- Urbanisation et démographie -

De l'autre côté du viaduc, l'avenir est déjà là: la végétation s'arrête brusquement et la température augmente soudain au-dessus des champs rasés par des équipes de construction.

Selon les agriculteurs locaux, les personnes qui ont pris leurs terres il y a trois ans ne leur ont fourni aucun document et leur ont seulement donné 300.000 nairas à se partager, une somme qui équivalait à l'époque à environ 750 dollars.

L'application du plan directeur d'Abuja, vieux de plusieurs décennies, est entachée d'abus, selon Ismail Nuhu, chercheur en gouvernance urbaine.

"Les politiciens continuent de s'en servir pour s'accaparer des terres, en disant simplement : +Oh, selon le plan directeur, cela ne doit pas se trouver ici+, peu importe ce que dit réellement le document", explique-t-il à l'AFP, ajoutant que, techniquement, même la villa présidentielle n'est pas située là où elle devrait l'être.

Nyesom Wike, ministre du Territoire de la capitale fédérale (FCT), a récemment déclaré aux journalistes qu'il "appliquerait" le plan directeur en construisant des routes et en expulsant les habitations qui se trouvent sur le chemin.

Les responsables du FCT, y compris le porte-parole de M. Wike, n'ont pas répondu aux demandes de commentaires de l'AFP.

Ces fermes urbaines fournissent des emplois stables dans le secteur agricole, une bouée de sauvetage pour certains dans un pays en pleine croissance démographique qui ne parvient pas à créer suffisamment d'emplois et en pleine crise économique depuis deux ans.

Il y a quelques mois, des promoteurs immobiliers ont envahi le champ de Godwin Iwok et détruit ses bananiers.

M. Iwok, qui a quitté son emploi d'agent de sécurité il y a 22 ans pour gagner plus d'argent en tant qu'agriculteur, a vu une partie de ses champs détruits à deux reprises au cours des deux dernières années, sans aucune indemnisation.

"J'utilise ce que je gagne ici pour que mes enfants puissent aller à l'école", et ne pas suivre ses pas d'agriculteur, confie M. Iwok.

G.Kuhn--NZN