Zürcher Nachrichten - La Fonderie de Bretagne liquidée, faute de repreneur

EUR -
AED 4.120972
AFN 72.927348
ALL 91.258497
AMD 405.577083
ANG 2.008066
AOA 1028.836729
ARS 1697.465883
AUD 1.621446
AWG 2.020929
AZN 1.892908
BAM 1.955982
BBD 2.25871
BDT 137.941
BGN 1.960996
BHD 0.423636
BIF 3361.390563
BMD 1.121959
BND 1.438221
BOB 13.149107
BRL 5.691477
BSD 1.121504
BTN 106.543446
BWP 15.418436
BYN 3.385015
BYR 21990.405549
BZD 2.25549
CAD 1.59137
CDF 2594.533101
CHF 0.927853
CLF 0.028007
CLP 1102.269281
CNY 7.508995
CNH 7.506083
COP 3566.484753
CRC 510.447528
CUC 1.121959
CUP 26.915506
CVE 110.274776
CZK 24.355381
DJF 199.394419
DKK 7.476631
DOP 68.756402
DZD 150.823454
EGP 59.954375
ERN 16.829392
ETB 183.181624
FJD 2.538964
FKP 0.853172
GBP 0.845133
GEL 2.905675
GGP 0.853172
GHS 13.048099
GIP 0.853172
GMD 83.025175
GNF 9865.874655
GTQ 8.56776
GYD 234.560795
HKD 8.804504
HNL 30.110804
HRK 7.535974
HTG 146.852365
HUF 363.6826
IDR 20115.61128
ILS 3.482534
IMP 0.853172
INR 106.296628
IQD 1699.058201
IRR 2008868.425303
ISK 136.228018
JEP 0.853172
JMD 178.325809
JOD 0.795455
JPY 177.353184
KES 145.832234
KGS 98.115173
KHR 4554.38347
KMF 495.905969
KPW 1009.763477
KRW 1505.938666
KWD 0.348885
KYD 0.934587
KZT 508.252794
LAK 25225.123906
LBP 100426.455712
LKR 371.234566
LRD 191.207804
LSL 18.532343
LTL 3.312855
LVL 0.678662
LYD 7.204639
MAD 10.990374
MDL 20.152876
MGA 5051.42532
MKD 61.652114
MMK 2355.491475
MNT 4035.374466
MOP 9.064904
MRU 44.936984
MUR 53.072858
MVR 17.334152
MWK 1944.272369
MXN 20.621952
MYR 4.582424
MZN 71.704247
NAD 18.532426
NGN 1491.892084
NIO 41.273659
NOK 10.625024
NPR 170.469113
NZD 1.997952
OMR 0.431394
PAB 1.121494
PEN 3.857808
PGK 5.090451
PHP 70.74684
PKR 310.450106
PLN 4.366857
PYG 6386.594662
QAR 4.087981
RON 5.334804
RSD 117.437756
RUB 94.104314
RWF 1654.754076
SAR 4.24459
SBD 9.048207
SCR 15.709684
SDG 674.861242
SEK 11.164237
SGD 1.438363
SHP 0.846794
SLE 27.689701
SLL 23526.933973
SOS 640.956824
SRD 42.232239
STD 23222.295736
STN 24.502281
SVC 9.81287
SYP 14587.716634
SZL 18.525642
THB 37.596909
TJS 10.33427
TMT 3.938078
TND 3.367614
TOP 2.701409
TRY 55.444323
TTD 7.611641
TWD 36.303018
TZS 2961.97639
UAH 50.30626
UGX 4513.420249
USD 1.121959
UYU 45.103597
UZS 13413.069579
VES 985.106894
VND 29028.457285
VUV 134.286892
WST 3.120868
XAF 655.957
XAG 0.019653
XAU 0.000270005551
XCD 3.032152
XCG 2.02117
XDR 0.793284
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.950308
ZAR 18.51876
ZMK 10098.971576
ZMW 22.344881
ZWL 361.270491
SSP 6477.997319
MXV 2.328561
  • AEX

    -4.5500

    1132.58

    -0.4%

  • BEL20

    44.9300

    5591.77

    +0.81%

  • PX1

    61.4100

    7934.7

    +0.78%

  • ISEQ

    1.4100

    14086.39

    +0.01%

  • OSEBX

    -12.5600

    2081.53

    -0.6%

  • PSI20

    -41.4300

    9373.82

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.2000

    4071.04

    +1.78%

  • N150

    -14.7900

    4211.44

    -0.35%

La Fonderie de Bretagne liquidée, faute de repreneur
La Fonderie de Bretagne liquidée, faute de repreneur / Photo: Fred TANNEAU - AFP/Archives

La Fonderie de Bretagne liquidée, faute de repreneur

Clap de fin pour Fonderie de Bretagne. Soixante ans après sa création par Renault et après l'échec de sa reprise par Europlasma, le site industriel du Morbihan qui compte 244 salariés, a été placé jeudi en liquidation, la CGT dénonçant "un drame humain et industriel".

Taille du texte:

"La perspective du licenciement économique de l'ensemble des salariés marque le terme tragique d'un gâchis industriel qui aurait pu et dû être évité", a déclaré le délégué CGT Maël Le Goff à la sortie du tribunal de commerce de Lorient, devant des salariés.

S'exprimant au nom de son syndicat et des élus du personnel, il a désigné comme "responsables de cette faillite le groupe Renault et l'État français".

Même condamnation du côté de Jean-Luc Mélenchon. "La liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne est une calamité industrielle entièrement due à la politique du gouvernement", a réagi le candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle, en réclamant "une nationalisation temporaire" pour sauver le site et les emplois.

Ancienne filiale du constructeur automobile Renault, FDB avait été placée en redressement judiciaire début juillet pour cessation de paiement.

Le site, qui produit des pièces en fonte pour les suspensions et les échappements, avait été repris il y a un peu plus d'un an par Europlasma, qui voulait diversifier la production avec la fabrication de corps creux pour des obus de mortier.

Mais selon la CGT, le groupe n'a jamais versé l'intégralité des sommes promises et la production de FDB, interrompue après un incendie en janvier 2026, n'a pas réellement repris.

En milieu de journée, près de 200 personnes — des fondeurs, résignés, rejoints par des lycéens de la ville — s'étaient rassemblés dans le calme près du tribunal, a constaté l'AFP. Un feu de détritus brûlait sur la chaussée.

Après l'annonce de la liquidation, les salariés, dont certains ont versé des larmes, se sont mis en route pour le site de Caudan afin de "se voir une dernière fois".

- "En sursis" -

Éric Guyomard, délégué CGT, les larmes aux yeux, dit "avoir la rage". "Cela fait vingt ans que je suis là, au bureau d'études. J'ai fait mon apprentissage. Aujourd'hui c'est un membre de la famille que j'ai perdu".

"Je suis triste, mais ça fait tellement longtemps qu'on est en sursis", a réagi Sébastien Grous, 49 ans, dont 27 dans l'usine, qui prévoit de devenir "éboueur pour le côté sportif et les horaires".

La liquidation de Fonderie de Bretagne représente "un coup très dur pour les salariés et leurs familles", a déclaré le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard. "Notre première responsabilité est d’être à leurs côtés, pour les aider (...) à retrouver des perspectives d’emploi", a-t-il promis, dans un communiqué.

Depuis plusieurs années, FDB connaissait des difficultés.

Elle avait été vendue par Renault en 2022 au fonds d'investissement allemand Callista Private Equity, au terme d'une longue lutte sociale. Mais Renault était resté son principal client, à hauteur de 95% du chiffre d'affaires en 2024, refusant toutefois de s'engager sur des commandes futures.

"Pendant des années, le groupe Renault a orchestré l'asphyxie économique de son site historique breton", a dénoncé Maël Le Goff, accusant le constructeur d'avoir "évincé les autres clients historiques" et d'avoir fait "le choix de la sous-traitance à bas coûts" avec des fournisseurs à l'étranger.

"La CGT dénonce fermement la complicité de l'État, actionnaire de référence du groupe Renault", a ajouté le syndicaliste.

Quand Europlasma avait à son tour repris l'entreprise en avril 2025, il s'était engagé à investir sur le site de Caudan 15 millions d'euros sur trois ans.

Repreneur en série de sites industriels en difficulté, Europlasma a suscité critiques et interrogations sur sa stratégie. Les dirigeants du groupe, qui détient notamment Valdunes et Forges de Tarbes, avaient notamment été auditionnés par la commission d'enquête parlementaire sur la "prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs".

Europlasma, basé dans les Landes, a enregistré une perte nette de 35,6 millions d'euros en 2025, plus du double de l'exercice précédent.

O.Meier--NZN