Zürcher Nachrichten - L'impossible retraite d'Emmanuel Macron

EUR -
AED 4.249553
AFN 75.213133
ALL 96.186095
AMD 435.797137
ANG 2.071352
AOA 1061.085055
ARS 1612.158131
AUD 1.666249
AWG 2.082827
AZN 2.003128
BAM 1.961413
BBD 2.325375
BDT 141.6654
BGN 1.977886
BHD 0.436899
BIF 3437.822289
BMD 1.157126
BND 1.487023
BOB 7.97783
BRL 5.952603
BSD 1.154514
BTN 107.542752
BWP 15.839396
BYN 3.421049
BYR 22679.675822
BZD 2.321965
CAD 1.609759
CDF 2661.390701
CHF 0.923508
CLF 0.026855
CLP 1060.395255
CNY 7.96404
CNH 7.934635
COP 4261.71937
CRC 537.230414
CUC 1.157126
CUP 30.663847
CVE 110.939499
CZK 24.507262
DJF 205.644323
DKK 7.472608
DOP 70.150808
DZD 153.761626
EGP 63.006565
ERN 17.356895
ETB 181.316437
FJD 2.589301
FKP 0.874391
GBP 0.871403
GEL 3.100941
GGP 0.874391
GHS 12.740322
GIP 0.874391
GMD 85.057135
GNF 10156.680613
GTQ 8.832275
GYD 241.641499
HKD 9.066808
HNL 30.791277
HRK 7.534629
HTG 151.529043
HUF 381.295679
IDR 19753.303365
ILS 3.628441
IMP 0.874391
INR 107.489513
IQD 1515.835476
IRR 1522546.807854
ISK 144.398076
JEP 0.874391
JMD 182.020096
JOD 0.820447
JPY 184.585924
KES 150.540494
KGS 101.190926
KHR 4642.970373
KMF 494.092741
KPW 1041.416438
KRW 1732.090476
KWD 0.358363
KYD 0.962153
KZT 547.095609
LAK 25410.494318
LBP 103609.245137
LKR 364.268714
LRD 213.2003
LSL 19.514975
LTL 3.416693
LVL 0.699934
LYD 7.376645
MAD 10.850954
MDL 20.314661
MGA 4814.802931
MKD 61.695853
MMK 2430.095513
MNT 4134.772815
MOP 9.320773
MRU 46.424093
MUR 54.407734
MVR 17.877786
MWK 2009.347371
MXN 20.494963
MYR 4.662641
MZN 74.009975
NAD 19.520168
NGN 1596.985052
NIO 42.500861
NOK 11.191981
NPR 172.066167
NZD 2.022934
OMR 0.444919
PAB 1.154504
PEN 3.964604
PGK 4.983697
PHP 69.567573
PKR 322.895512
PLN 4.267441
PYG 7468.436769
QAR 4.217844
RON 5.095863
RSD 117.35691
RUB 90.833631
RWF 1690.56155
SAR 4.34485
SBD 9.309359
SCR 15.900445
SDG 695.433172
SEK 10.945692
SGD 1.484431
SHP 0.868144
SLE 28.461896
SLL 24264.37284
SOS 661.297919
SRD 43.219775
STD 23950.178542
STN 24.936072
SVC 10.101908
SYP 128.099164
SZL 19.509085
THB 37.611813
TJS 11.066168
TMT 4.049942
TND 3.377638
TOP 2.786082
TRY 51.6179
TTD 7.832516
TWD 36.934312
TZS 3008.528736
UAH 50.564261
UGX 4331.395037
USD 1.157126
UYU 46.753794
UZS 14088.012279
VES 547.86136
VND 30476.392949
VUV 137.981466
WST 3.200947
XAF 657.83382
XAG 0.01587
XAU 0.000247
XCD 3.127192
XCG 2.080754
XDR 0.817224
XOF 657.827342
XPF 119.331742
YER 276.092912
ZAR 19.435791
ZMK 10415.524495
ZMW 22.31104
ZWL 372.594202
  • AEX

    5.2700

    981.17

    +0.54%

  • BEL20

    21.9100

    5238.49

    +0.42%

  • PX1

    55.7400

    8018.03

    +0.7%

  • ISEQ

    123.9100

    12271.83

    +1.02%

  • OSEBX

    35.5200

    2088.49

    +1.73%

  • PSI20

    97.4500

    9467.36

    +1.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    50.4700

    3993.49

    +1.28%

L'impossible retraite d'Emmanuel Macron
L'impossible retraite d'Emmanuel Macron / Photo: Jure Makovec - AFP

L'impossible retraite d'Emmanuel Macron

En semant la confusion sur la suspension de la réforme des retraites, après avoir laissé "carte blanche" à son Premier ministre, Emmanuel Macron a pris le risque de raviver le débat, illustrant sa difficulté à rester en retrait pour achever son deuxième quinquennat.

Taille du texte:

Charm-el-Cheikh (Egypte) la semaine dernière pour un sommet sur l'avenir de Gaza, Portoroz et Ljubljana cette semaine, pour un sommet des pays du sud de l'UE et une visite bilatérale en Slovénie: Emmanuel Macron poursuit sa tâche intense sur la scène internationale, rôle premier du chef de l’État.

Difficile, pour autant, d'échapper aux questions nationales dans un contexte d'instabilité politique inédite. A commencer par la si symbolique suspension de la réforme des retraites, annoncée par Sébastien Lecornu pour éviter la censure immédiate de l'Assemblée.

Or le président n'a pas changé d'avis car "les faits sont têtus": la réforme de 2023 "était nécessaire". Quant au "choix pour apaiser le débat actuel" de son Premier ministre, il ne signifie "ni l'abrogation, ni la suspension" de la réforme mais seulement "le décalage d'une échéance", celle du relèvement progressif de l'âge légal de départ, a-t-il expliqué depuis la Slovénie.

Pas de "suspension" ? Le mot fut érigé en condition par le Parti socialiste. Il a été explicitement formulé par le Premier ministre la semaine dernière lors de sa déclaration de politique générale.

Dans cet imbroglio, la sortie du président est vue comme une heureuse clarification pour La France insoumise. "Emmanuel Macron dévoile l'arnaque", tempête la présidente des députés LFI, Mathilde Panot.

-Rester "dans le jeu"-

En nourrissant ses oppositions, le président semble avoir inscrit un but contre son camp. Pourquoi ? Emmanuel Macron "fait ça pour être encore dans le jeu", soupire un dirigeant socialiste.

"Il essaie de continuer à exister alors même que tout le monde a déjà tourné la page", renchérit sur Sud Radio le député RN Thomas Ménagé, quand le patron de l'UDR Eric Ciotti raille sur TF1 une supposée "maladie de tout contrôler et de tout diriger".

"C'est son tempérament, son caractère", "du Macron dans le texte", résume sobrement un conseiller gouvernemental fidèle au président. Le côté "je me mêle de tout" du chef de l'Etat, ajoute un cadre d'un parti allié.

L'épisode illustre la difficulté pour M. Macron de demeurer en retrait dans une situation de grande précarité politique, et à 18 mois encore de la fin de son bail présidentiel.

Sans majorité à l'Assemblée, avec un parti (Renaissance) et un groupe de députés (EPR) passés aux mains d'un Gabriel Attal chaque jour de plus en plus distant, le président se replie sur ses prérogatives constitutionnelles - nommer un Premier ministre, dissoudre l'Assemblée - pour exercer un pouvoir de plus en plus ténu.

Une situation forcément frustrante pour celui qui eut tous les leviers en mains à son arrivée en 2017.

Depuis la dissolution en 2024, les solutions élyséennes de "socle commun" avec la droite, désormais rebaptisé "plateforme de stabilité", n'ont empêché ni la censure de Michel Barnier, ni la confiance refusée à François Bayrou. Elles ont même généré un couac majeur avec le gouvernement le plus éphémère de l'histoire de la Ve République, dit Lecornu 1.

Incité à "partager le pouvoir" par Gabriel Attal, et même, fait inédit, au départ anticipé par un autre de ses anciens Premiers ministres, Édouard Philippe, Emmanuel Macron a opté pour renommer Sébastien Lecornu.

Après lui avoir confié une mission auprès des partis "refusant la dissolution" qu'il a finalement reçus lui-même à l’Élysée, et conservé la haute main sur la formation du gouvernement.

De quoi alimenter l'idée que décidément, ce président n'aime guère ses Premiers ministres, y compris ceux piochés parmi ses lieutenants.

"Vous avez un Sébastien Lecornu, Premier ministre, qui déjà est dans un numéro de funambule en train d'avancer sur sa corde raide. Et il y a un président de la République qui lui agite la corde", métaphorise le député de gauche François Ruffin sur BFMTV.

Mais l'entourage du président récuse tout "coin" entre le chef de l'Etat et celui du gouvernement. Opposer les deux, "c'est vieux comme le monde", minimise sur France 2 la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

I.Widmer--NZN