Zürcher Nachrichten - Pedro Sánchez, propulsé chef de file des progressistes mondiaux en partie grâce à Trump

EUR -
AED 4.328734
AFN 75.435932
ALL 95.488411
AMD 439.149403
ANG 2.10972
AOA 1082.0378
ARS 1601.230604
AUD 1.643014
AWG 2.118549
AZN 2.007229
BAM 1.952463
BBD 2.367953
BDT 144.582878
BGN 1.966176
BHD 0.444706
BIF 3495.614241
BMD 1.17869
BND 1.495781
BOB 8.124114
BRL 5.885087
BSD 1.175691
BTN 109.804322
BWP 15.775572
BYN 3.355565
BYR 23102.331325
BZD 2.364558
CAD 1.618195
CDF 2716.881298
CHF 0.922484
CLF 0.026504
CLP 1043.140561
CNY 8.036606
CNH 8.037395
COP 4265.055757
CRC 539.59603
CUC 1.17869
CUP 31.235295
CVE 110.076856
CZK 24.349413
DJF 209.362157
DKK 7.473845
DOP 70.062626
DZD 155.813486
EGP 61.009337
ERN 17.680356
ETB 183.580752
FJD 2.611269
FKP 0.869029
GBP 0.869783
GEL 3.170449
GGP 0.869029
GHS 12.979815
GIP 0.869029
GMD 87.222841
GNF 10314.632681
GTQ 8.988637
GYD 245.969587
HKD 9.224885
HNL 31.227685
HRK 7.535018
HTG 153.840969
HUF 364.756935
IDR 20206.996291
ILS 3.527939
IMP 0.869029
INR 109.987727
IQD 1540.167534
IRR 1551303.868722
ISK 143.811947
JEP 0.869029
JMD 185.541529
JOD 0.835718
JPY 187.411184
KES 152.285756
KGS 103.076387
KHR 4709.051134
KMF 492.692494
KPW 1060.823725
KRW 1738.780695
KWD 0.363567
KYD 0.979725
KZT 557.766661
LAK 25939.663735
LBP 105528.507093
LKR 370.926011
LRD 216.330247
LSL 19.290928
LTL 3.480367
LVL 0.712978
LYD 7.438286
MAD 10.873116
MDL 20.104637
MGA 4877.828314
MKD 61.657574
MMK 2475.521427
MNT 4215.448535
MOP 9.488582
MRU 46.946352
MUR 54.467566
MVR 18.211033
MWK 2038.68465
MXN 20.34632
MYR 4.66113
MZN 75.38318
NAD 19.290928
NGN 1583.33438
NIO 43.267149
NOK 11.081275
NPR 175.692667
NZD 1.999454
OMR 0.453206
PAB 1.175691
PEN 3.983791
PGK 5.095421
PHP 70.710229
PKR 327.876255
PLN 4.241676
PYG 7514.156748
QAR 4.286773
RON 5.092177
RSD 117.371618
RUB 90.142259
RWF 1721.8082
SAR 4.422046
SBD 9.486787
SCR 16.11421
SDG 708.392601
SEK 10.822859
SGD 1.498546
SHP 0.880011
SLE 29.054675
SLL 24716.543272
SOS 671.971415
SRD 44.11247
STD 24396.510969
STN 24.458817
SVC 10.287417
SYP 130.344748
SZL 19.278376
THB 37.686853
TJS 11.11031
TMT 4.13131
TND 3.413566
TOP 2.838004
TRY 52.74922
TTD 7.98036
TWD 37.217741
TZS 3082.275094
UAH 51.203021
UGX 4344.574222
USD 1.17869
UYU 47.289173
UZS 14331.504487
VES 563.393808
VND 31034.328194
VUV 140.275987
WST 3.218657
XAF 654.857159
XAG 0.014768
XAU 0.000245
XCD 3.18547
XCG 2.118878
XDR 0.814436
XOF 654.837746
XPF 119.331742
YER 281.236693
ZAR 19.30836
ZMK 10609.624914
ZMW 22.543469
ZWL 379.537819
  • AEX

    1.8300

    1017.39

    +0.18%

  • BEL20

    12.0400

    5486.96

    +0.22%

  • PX1

    38.0600

    8312.64

    +0.46%

  • ISEQ

    -191.5800

    12666.36

    -1.49%

  • OSEBX

    -9.2900

    2010.15

    -0.46%

  • PSI20

    -32.7100

    9312.31

    -0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8700

    4123.66

    +0.24%

  • N150

    23.3700

    4123.67

    +0.57%

Pedro Sánchez, propulsé chef de file des progressistes mondiaux en partie grâce à Trump
Pedro Sánchez, propulsé chef de file des progressistes mondiaux en partie grâce à Trump / Photo: Thomas COEX - AFP/Archives

Pedro Sánchez, propulsé chef de file des progressistes mondiaux en partie grâce à Trump

Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez est devenu une figure de proue de la gauche dans le monde, notamment par des échanges houleux avec Donald Trump, un statut qu'il devrait conforter en accueillant vendredi à Barcelone un sommet des progressistes mondiaux.

Taille du texte:

Entre ses clashs répétés avec le président américain, ses virulentes critiques à l'égard d'Israël et une politique ouverte à l'immigration en Espagne, Pedro Sánchez fait figure d'exception au sein d'une Europe qui penche depuis des années vers la droite.

Dernier épisode en date: son opposition fermement affichée à la guerre contre l'Iran, malgré la menace de représailles commerciales brandies par Donald Trump lorsque l'Espagne a refusé aux Américains l'usage de bases militaires sur son sol.

Pedro Sánchez est aussi l'un des rares dirigeants occidentaux de premier rang à avoir qualifié de "génocide" la guerre menée par Israël à Gaza après l'offensive du Hamas en octobre 2023.

Grâce à ces prises de position, l'Espagne "a gagné en leadership, en influence et en visibilité dans de nombreux pays", explique à l'AFP Ignacio Molina, chercheur à l'Institut Real Elcano de Madrid, citant en particulier le monde arabe ou l'Amérique latine.

D'autres pays s'opposent aussi à Israël et aux Etats-Unis, mais l'Espagne, en raison de son appartenance à l'Otan et à l'Union européenne, a par exemple plus de poids que l'Irlande ou la Norvège, ajoute-t-il, évoquant les deux pays qui avaient reconnu l'Etat palestinien en même temps que Madrid en mai 2024.

"L'Espagne pèse davantage parmi les grands pays de l'Union européenne qu'auparavant", abonde Joan Botella, professeur de science politique à l’Université autonome de Barcelone.

- "Némésis de Trump" -

Et de fait, Pedro Sánchez, qui préside actuellement l'Internationale socialiste, semble attirer de plus en plus l'attention des médias internationaux et a par exemple signé des tribunes dans le New York Times ou le Monde diplomatique.

"Pedro Sánchez est devenu le porte-étendard de l'opposition politique occidentale au président des États-Unis", écrivait le Wall Street Journal en mars, le Financial Times le dépeignant de son côté en "Némésis de Trump en Europe" (son ennemi juré).

Le sommet "Global Progressive Mobilisation" qui se tient vendredi et samedi à Barcelone, pendant deux jours, devrait offrir au leader socialiste une nouvelle occasion de se poser en chef de file de la gauche au niveau international.

Les chefs d'Etats brésilien Lula, sud-africain Cyril Ramaphosa et mexicain Claudia Sheinbaum doivent notamment assister à cette rencontre, qui vise, selon ses organisateurs, à mobiliser face à la montée de l'extrême droite.

"Nous, les partis et les gouvernements progressistes, devons nous unir, dire aux citoyens que nous appartenons à quelque chose qui va au-delà de la politique intérieure, de nos frontières, et qui consiste à avoir un regard positif et humaniste", a déclaré Pedro Sánchez mardi en Chine, lors de sa quatrième visite en quatre ans dans le pays.

Mais alors que l'Espagnol monte en puissance sur la scène internationale, il divise dans son pays, où il n'a jamais disposé de majorité parlementaire depuis son arrivée au pouvoir en 2018, et où plusieurs de ses proches, alliés politiques et membres de sa famille, sont au coeur d'enquêtes et de procès pour corruption.

- "Plus à y gagner qu'à y perdre" -

Pedro Sánchez "joue à fond la carte de la politique étrangère, parce que c'est là qu'il est à l'aise et qu'une majorité de l'opinion publique lui est favorable", pointe Joan Botella.

Plus de 68% des Espagnols étaient opposés à la guerre contre l'Iran, y compris parmi les électeurs du Parti populaire (PP), principal parti d'opposition, selon un sondage publié en mars dans le quotidien El Pais.

"Les Espagnols ont un complexe d'infériorité quand ils sortent de chez eux. Et à ce niveau-là, la figure de Pedro Sánchez fait du bien" à beaucoup de gens, même au-delà de son électorat, poursuit Joan Botella.

Le PP l'accuse, lui, de s'être servi de la politique étrangère pour reconquérir les électeurs et détourner l'attention des scandales qui visent ses proches et son parti.

"Il utilise cette image de dirigeant progressiste, opposé à Trump, pour capter le vote de gauche", analyse aussi Juan Tovar Ruiz, professeur de relations internationales à l'Université de Burgos.

Mais pareille stratégie a "des conséquences au niveau européen" où l'Espagne pourrait perdre le soutien de certains alliés traditionnels dirigés par la droite, comme l'Allemagne et l'Italie, mettent en garde Juan Tovar Ruiz ou Ignacio Molina.

"Mais en fin de compte, il y a plus à y gagner qu'à y perdre", juge Ignacio Molina.

W.Odermatt--NZN