Zürcher Nachrichten - Espagne: en pleine crise du logement, Sánchez fait le pari de convoquer des élections anticipées

EUR -
AED 4.115165
AFN 73.954852
ALL 92.030467
AMD 405.834352
ANG 2.006169
AOA 1027.531217
ARS 1708.653761
AUD 1.610035
AWG 2.019766
AZN 1.900304
BAM 1.956413
BBD 2.256507
BDT 137.94813
BGN 1.886356
BHD 0.42263
BIF 3374.592454
BMD 1.120536
BND 1.434549
BOB 13.449152
BRL 5.763804
BSD 1.120351
BTN 107.828291
BWP 15.455116
BYN 3.424473
BYR 21962.504722
BZD 2.253196
CAD 1.597257
CDF 2588.438362
CHF 0.931182
CLF 0.028049
CLP 1107.493149
CNY 7.512689
CNH 7.515636
COP 3707.730217
CRC 513.360786
CUC 1.120536
CUP 26.888422
CVE 110.303485
CZK 24.455676
DJF 199.504266
DKK 7.474597
DOP 67.321085
DZD 150.613522
EGP 58.768861
ERN 16.808039
ETB 182.998099
FJD 2.522665
FKP 0.846708
GBP 0.847209
GEL 2.918977
GGP 0.846708
GHS 13.169066
GIP 0.846708
GMD 82.357151
GNF 9856.438914
GTQ 8.564988
GYD 234.355492
HKD 8.7934
HNL 30.074419
HRK 7.534375
HTG 146.705949
HUF 367.724605
IDR 20072.60878
ILS 3.430807
IMP 0.846708
INR 107.929631
IQD 1467.659675
IRR 1957060.304482
ISK 136.996816
JEP 0.846708
JMD 177.755674
JOD 0.794464
JPY 177.25647
KES 145.401145
KGS 97.991397
KHR 4545.606246
KMF 490.794525
KPW 1008.482716
KRW 1505.832843
KWD 0.346604
KYD 0.933609
KZT 512.568251
LAK 25173.772172
LBP 100325.874696
LKR 370.339211
LRD 191.583424
LSL 18.660111
LTL 3.308651
LVL 0.677801
LYD 7.203385
MAD 11.184202
MDL 20.127663
MGA 4974.535842
MKD 61.591489
MMK 2352.516726
MNT 4029.539307
MOP 9.055898
MRU 44.949683
MUR 53.842264
MVR 17.323762
MWK 1942.699791
MXN 20.338725
MYR 4.579746
MZN 71.604729
NAD 18.659444
NGN 1487.814455
NIO 41.234387
NOK 10.759454
NPR 172.526036
NZD 2.004123
OMR 0.430847
PAB 1.120346
PEN 3.865649
PGK 5.075771
PHP 70.238509
PKR 310.31677
PLN 4.379351
PYG 6566.173742
QAR 4.095056
RON 5.336774
RSD 117.482593
RUB 95.33343
RWF 1654.747807
SAR 4.197942
SBD 9.05177
SCR 15.352971
SDG 674.00124
SEK 11.252316
SGD 1.434633
SHP 0.846039
SLE 27.601954
SLL 23497.069615
SOS 640.300544
SRD 42.369146
STD 23192.83192
STN 24.507676
SVC 9.80342
SYP 14569.208775
SZL 18.654843
THB 37.75066
TJS 10.312822
TMT 3.921876
TND 3.347749
TOP 2.697981
TRY 55.083869
TTD 7.594379
TWD 35.575001
TZS 2957.838444
UAH 50.494718
UGX 4503.571297
USD 1.120536
UYU 45.355015
UZS 13190.602204
VES 969.799386
VND 29137.296444
VUV 133.859416
WST 3.124739
XAF 655.957
XAG 0.018158
XAU 0.00026950375
XCD 3.028304
XCG 2.019123
XDR 0.792277
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.777339
ZAR 18.631594
ZMK 10086.159332
ZMW 22.098823
ZWL 360.81212
SSP 6401.164204
MXV 2.299779
  • AEX

    7.7000

    1124.36

    +0.69%

  • BEL20

    18.7200

    5524.32

    +0.34%

  • PX1

    -47.3800

    7849.95

    -0.6%

  • ISEQ

    88.4000

    14346.62

    +0.62%

  • OSEBX

    9.4900

    2072.21

    +0.46%

  • PSI20

    -11.3000

    9405.15

    -0.12%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -122.8500

    4328.13

    -2.76%

  • N150

    24.5600

    4187.92

    +0.59%

Espagne: en pleine crise du logement, Sánchez fait le pari de convoquer des élections anticipées
Espagne: en pleine crise du logement, Sánchez fait le pari de convoquer des élections anticipées / Photo: JAVIER SORIANO - AFP

Espagne: en pleine crise du logement, Sánchez fait le pari de convoquer des élections anticipées

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a convoqué lundi des élections anticipées pour le 29 novembre, un pari pour reprendre l’initiative politique et se maintenir au pouvoir après le rejet par les députés de ses mesures pour mettre un terme à la crise du logement.

Taille du texte:

"J’ai décidé de convoquer dès ce (lundi) matin un Conseil des ministres extraordinaire afin de dissoudre les chambres et de convoquer des élections législatives qui se tiendront le dimanche 29 novembre", a déclaré Pedro Sánchez lors d'une allocution solennelle prononcée depuis le palais de la Moncloa, sa résidence officielle.

"Pour mener en profondeur les réformes en suspens dont nous avons besoin (...), nous devons nous mobiliser et obtenir que le Parlement nous accorde une majorité bien plus large, progressiste, grâce à laquelle nous pourrons faire plier les élites, conquérir de nouveaux progrès sociaux et continuer à transformer l’Espagne", a ajouté le dirigeant socialiste, qui a déjà annoncé plusieurs fois son intention de se présenter de nouveau aux législatives.

Sa décision ouvre une nouvelle page politique en Espagne, où les prochaines élections législatives étaient initialement attendues à la mi-2027.

Les sondages d’opinion les plus récents placent le principal parti conservateur d’opposition, le Parti populaire (PP), devant les socialistes, mais le PP n’obtiendrait pas la majorité absolue et pourrait être contraint de négocier avec l’extrême droite de Vox, actuellement troisième force politique du pays.

- "Reconstruction nationale" -

"Si huit années n'ont pas suffi, pourquoi vouloir quatre ans de plus?", a réagi lundi le chef du PP Alberto Nunez Feijóo, dont le parti réclamait régulièrement la convocation d'élections anticipées, se réjouissant que les Espagnols puissent "enfin" se prononcer.

"Ce qui est en jeu lors des prochaines élections n’est plus la simple alternance. C’est la nécessité impérieuse d’engager une reconstruction nationale", a-t-il ajouté, évoquant un "choix entre la corruption et la décence, entre la décadence et la prospérité, entre un gouvernement qui aspire seulement à survivre et un pays qui pense à son avenir".

L’annonce surprise du dirigeant socialiste, au pouvoir depuis 2018, intervient après le dur revers politique essuyé vendredi au Congrès, qui a de nouveau mis en lumière les difficultés de son gouvernement de coalition minoritaire à faire adopter ses initiatives législatives.

Mais ce dernier accroc législatif offre aussi paradoxalement au Premier ministre affaibli par les affaires touchant ses proches et les critiques sur sa gestion de la crise migratoire de Ceuta une occasion pour tenter de capitaliser sur la colère née chez les électeurs de gauche contre les partis de droite qui ont rejeté ces mesures.

L'expulsion il y a une dizaine de jours de Maricarmen Abascal, une femme de 87 ans contrainte de quitter le logement qu'elle occupait depuis 70 ans après son rachat par un fonds souhaitant en augmenter le loyer de 275%, a déclenché en Espagne un vaste mouvement de protestations.

"Aujourd'hui débute une campagne électorale qui va être profondément marquée par le logement, cela va être la question centrale", a réagi à la mi-journée Alicia del Rio, une des porte-parole du syndicat des locataires de Madrid. "Cette vague d’indignation est irrésistible et nous n’allons pas nous arrêter", a-t-elle poursuivi, relançant un appel à la grève générale déjà porté lors de manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes en Espagne samedi.

- Symbole de la crise -

Après l'expulsion de Maricarmen Abascal, devenue le symbole des difficultés d'accès au logement qui frappent l'Espagne depuis des années, des centaines de personnes ont organisé depuis une petite dizaine de jours un campement en plein coeur de Madrid, sur la Puerta del Sol, pour faire pression en faveur de réformes.

Le rejet des propositions du gouvernement, qui prévoyaient notamment de suspendre jusqu'en 2030 les expulsions de personnes vulnérables, des mesures contre les fonds dits "vautour", ou le renouvellement automatique des contrats de location, a indigné les défenseurs du droit au logement.

Après huit ans au pouvoir, Pedro Sánchez apparaît aujourd'hui affaibli par des scandales de corruption impliquant des personnes de son entourage proche, parmi lesquelles sa femme et des collaborateurs très proches de son Parti socialiste.

Par ailleurs, le dirigeant essuie de nombreuses critiques pour sa gestion de la crise dans l'enclave nord-africaine de Ceuta, où des milliers de migrants venus du Maroc ont fait irruption fin juillet, et où le roi Felipe VI doit se rendre dans huit jours.

La situation à cette frontière terrestre européenne avec l’Afrique s’est progressivement détériorée, de nombreux migrants dormant encore dans des camps improvisés, ce qui a provoqué des tensions et des manifestations presque quotidiennes de la population locale qui réclame un retour à la normale.

J.Hasler--NZN