Zürcher Nachrichten - Covid long: marginale, la piste psychologique reste portée par certains chercheurs

EUR -
AED 4.211393
AFN 72.244796
ALL 95.982096
AMD 432.319357
ANG 2.052753
AOA 1051.557417
ARS 1603.424201
AUD 1.641243
AWG 2.064125
AZN 1.954004
BAM 1.955435
BBD 2.309469
BDT 140.703754
BGN 1.960126
BHD 0.435819
BIF 3404.065016
BMD 1.146736
BND 1.467326
BOB 7.923522
BRL 6.112796
BSD 1.146686
BTN 105.842257
BWP 15.625085
BYN 3.392867
BYR 22476.027392
BZD 2.30607
CAD 1.583471
CDF 2588.183773
CHF 0.912745
CLF 0.026638
CLP 1051.798264
CNY 7.908585
CNH 7.921286
COP 4222.512346
CRC 539.499363
CUC 1.146736
CUP 30.388506
CVE 110.244435
CZK 24.575006
DJF 204.191911
DKK 7.505507
DOP 70.446859
DZD 153.116438
EGP 59.873831
ERN 17.201041
ETB 178.984913
FJD 2.555735
FKP 0.866182
GBP 0.866311
GEL 3.131037
GGP 0.866182
GHS 12.452677
GIP 0.866182
GMD 84.289519
GNF 10052.124908
GTQ 8.79336
GYD 239.895251
HKD 8.97946
HNL 30.352338
HRK 7.568004
HTG 150.351954
HUF 394.179508
IDR 19448.701448
ILS 3.605729
IMP 0.866182
INR 106.170389
IQD 1502.119799
IRR 1515669.760861
ISK 144.837141
JEP 0.866182
JMD 179.916439
JOD 0.813081
JPY 183.185402
KES 148.312334
KGS 100.281732
KHR 4598.142277
KMF 494.243657
KPW 1032.019272
KRW 1723.258101
KWD 0.352542
KYD 0.955522
KZT 561.355287
LAK 24570.416711
LBP 102681.246162
LKR 356.863432
LRD 209.830859
LSL 19.258608
LTL 3.386014
LVL 0.69365
LYD 7.316635
MAD 10.799685
MDL 20.003269
MGA 4761.111877
MKD 61.628504
MMK 2408.293814
MNT 4109.908675
MOP 9.243576
MRU 45.877442
MUR 53.33513
MVR 17.717506
MWK 1988.229122
MXN 20.584147
MYR 4.516425
MZN 73.288336
NAD 19.258608
NGN 1588.807126
NIO 42.19213
NOK 11.176343
NPR 169.34741
NZD 1.985003
OMR 0.440925
PAB 1.146586
PEN 3.954262
PGK 5.014065
PHP 68.334433
PKR 320.169477
PLN 4.298483
PYG 7397.620071
QAR 4.168222
RON 5.117429
RSD 117.34811
RUB 91.632507
RWF 1673.28787
SAR 4.303626
SBD 9.233195
SCR 17.507734
SDG 689.18878
SEK 10.871865
SGD 1.469547
SHP 0.860349
SLE 28.152796
SLL 24046.494883
SOS 654.177972
SRD 43.05769
STD 23735.121842
STN 24.495431
SVC 10.033128
SYP 126.777699
SZL 19.252409
THB 37.071728
TJS 10.99055
TMT 4.013576
TND 3.391067
TOP 2.761065
TRY 50.645643
TTD 7.776549
TWD 36.918714
TZS 2986.942825
UAH 50.565468
UGX 4311.195803
USD 1.146736
UYU 46.061408
UZS 13845.417319
VES 507.665371
VND 30152.278788
VUV 137.132233
WST 3.13652
XAF 655.834663
XAG 0.014239
XAU 0.000228
XCD 3.099112
XCG 2.066515
XDR 0.815648
XOF 655.834663
XPF 119.331742
YER 273.554311
ZAR 19.360243
ZMK 10322.005017
ZMW 22.318837
ZWL 369.248554
  • AEX

    1.0000

    1001.66

    +0.1%

  • BEL20

    -39.6500

    5109.48

    -0.77%

  • PX1

    -72.6600

    7911.53

    -0.91%

  • ISEQ

    -73.5600

    12393.71

    -0.59%

  • OSEBX

    8.3300

    1945.95

    +0.43%

  • PSI20

    -8.2400

    9143.72

    -0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    -19.3400

    3848.26

    -0.5%

Covid long: marginale, la piste psychologique reste portée par certains chercheurs
Covid long: marginale, la piste psychologique reste portée par certains chercheurs / Photo: Damien MEYER - AFP/Archives

Covid long: marginale, la piste psychologique reste portée par certains chercheurs

Plus de cinq ans après le début de la pandémie, le Covid long reste sans traitement, faute de certitude sur ses causes. Une minorité de chercheurs, notamment français, persistent à évoquer des facteurs psychologiques, fâchant les associations de patients.

Taille du texte:

"En 2026, c'est inacceptable de psychologiser ça", s'indigne Ryan, jeune homme atteint d'un Covid long depuis quatre ans et venu manifester vendredi devant l'Hôtel-Dieu (AP-HP), emblématique hôpital au coeur de Paris, avec une dizaine d'autres patients.

Tous sont touchés par cette pathologie apparue avec la pandémie de Covid au début des années 2020 et se caractérisant par des symptômes durables après l'infection elle-même: fatigue, troubles respiratoires, douleurs musculaires...

Difficile d'estimer combien de personnes sont concernées, les définitions variant sur le délai à partir duquel on peut parler de Covid long. Mais, selon les estimations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), 6% des malades du Covid ont fini par développer une forme prolongée.

Aujourd'hui, nombre d'associations de patients expriment une grande frustration, à l'instar de la française Winslow Santé publique, à l'origine du rassemblement de vendredi.

Elles regrettent un manque de reconnaissance de la part des institutions sanitaires, ainsi que le manque de pistes offertes par la recherche en matière de traitements.

Pourtant, le Covid long a donné lieu à une quantité de recherches sans équivalent dans le domaine des syndromes dits "post-infectieux", tels par exemple les troubles durables à la suite d'une maladie de Lyme, souvent peu étudiés.

Plusieurs mécanismes sont soupçonnés: la persistance du virus Sars-Cov-2 dans l'organisme, une inflammation durable des tissus, ou un dérèglement du système immunitaire qui se retournerait contre lui-même.

Mais ces différentes pistes n'ont abouti à aucun traitement efficace.

"Il y a plus d'une dizaine d'essais thérapeutiques cliniques qui sont lancés à travers le monde, mais on est en échec total", regrettait cette semaine Mireille Laforge, chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) français, lors d'une conférence de presse organisée par l'institut ANRS Maladies infectieuses émergentes (ANRS MIE).

Pour la chercheuse, cet échec s'explique par le fait de ne "pas bien viser": il existe probablement plusieurs Covid longs qui ne relèvent pas d'un mécanisme unique mais de processus physiologiques variés.

- "Du mal aux patients" -

C'est dans ce contexte qu'une école dissidente de pensée redonne de la voix. Dans une tribune au journal Le Monde, portée par le psychiatre français Cédric Lemogne, des chercheurs appelaient fin 2025 à se concentrer sur "une science des symptômes" au lieu de se focaliser sur l'identification des causes physiologiques.

La tribune a suscité la vive opposition de plusieurs associations - et d'autres chercheurs -, pour qui il s'agissait essentiellement de réactiver la thèse d'un Covid long principalement psychologique.

Le profil de M. Lemogne irrite particulièrement les associations, le psychiatre étant partie intégrante d'un parcours proposé à l'Hôtel-Dieu face au Covid long, donnant une large part à la psychothérapie.

Dans le Covid long, "le facteur déclenchant est souvent physique mais pas forcément les facteurs de perpétuation des symptômes", avance auprès de l'AFP M. Lemogne. "Parmi ces mécanismes, il y en a qui sont d'ordre psychologique, mais c'est un terme parfois vécu comme stigmatisant, donc je pourrais dire cognitifs ou cérébraux".

Le psychiatre souligne que seules les psychothérapies et la rééducation physique ont donné des effets, certes modestes, pour améliorer la vie des patients atteints de Covid long, comme l'illustre une étude parue en 2025 dans la prestigieuse revue médicale BMJ.

"Le militantisme antipsy de certaines associations, c'est une perte de chance pour certains patients", attaque-t-il.

Mais, bien que M. Lemogne se défende de porter une "position de chercheurs franco-français", la thèse psychologique reste marginale dans la littérature scientifique. Deux synthèses parues en 2024 dans de grandes revues - le Lancet et Nature Medicine - ne mentionnaient que des pistes physiologiques.

"L'anxiété et la détresse psychologique peuvent constituer des manifestations parmi d'autres", explique à l'AFP l'épidémiologiste Ziyad Al-Aly, auteur du travail paru dans Nature Medicine.

"Mais dire que les troubles psychologiques sont une conséquence de la maladie, ce n'est pas du tout comme affirmer qu'ils sont la cause des symptômes", souligne-t-il.

"En mélangeant les deux, (...) on fait du mal aux patients", estime-t-il, jugeant par ailleurs que l'hypothèse psychologique trouve plus de soutien "institutionnel" en France qu'ailleurs.

A.P.Huber--NZN